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Des beaux libres à offrir à Noël
14 livres pour s’émerveiller, découvrir ou expliquer le monde

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Les livres pour s’évader

Notre sélection expose des femmes d’exception, des splendeurs de la planète, des livres passionnants pour comprendre le monde. Découvrez notre vaste sélection de beaux ouvrages.

«Artisanes», Blaise Hofmann

Elles sont forgeronne, tatoueuse, sellière, mosaïste, luthière ou souffleuse de verre. Elles sont dix-neuf artisanes sous l’œil émerveillé du photographe Vincent Guignet. Leurs mains caressent les tissus, les textures, les bois, les peaux, le corps tout entier concentré sur l’ouvrage. Ces résistantes aux productions industrielles sont habitées par leur savoir-faire et la passion pour ces métiers de tradition. «Artisanes» témoigne en mots – ceux, magnifiques de Blaise Hofmann – et en images qu’il est possible de passer Noël en découvrant l’authenticité de la manufacture romande plutôt que les produits factices de la grande consommation. (GS)

Noir sur Blanc, 224 p.

«Les femmes photographes sont dangereuses», Laure Adler et Clara Bouveresse

Laure Adler n’est pas près de prendre sa retraite. Non contente d’animer des émissions littéraires à 74 ans, l’ancienne directrice de France Culture sort coup sur coup «La voix des femmes», où elle revient sur sa carrière, ses batailles féministes et sa trajectoire et cet ouvrage écrit avec l’historienne Clara Bouveresse. Ce nouvel opus ressuscite le destin parfois oublié de ces pionnières qui ont nourri l’art photographique. Certaines sont toujours méconnues, d’autres brillent à la lumière, telle Lee Miller. La plupart ont commencé dans des studios photos ou des journaux féminins, certaines ont hanté les champs de bataille, au péril de leur vie. (GS)

Flammarion, 160 p.

«Rose – Histoire d’une couleur», Michel Pastoureau

Raconter les civilisations et les sociétés par le prisme d’une couleur, tel est le concept génial qu’explore Michel Pastoureau depuis déjà deux décennies. Après avoir consacré des monographies merveilleusement érudites au noir, au vert, au blanc ou encore au bleu, l’historien français s’est penché sur le rose, une teinte au statut ambigu, puisque longtemps considérée comme une variante claire du rouge. Une fois sorti de l’anonymat du Moyen Âge, le rose prend sa revanche et devient une couleur à part entière, et pas des moindres, puisque rarement une teinte aura autant généré de passions contradictoires, devenant récemment l’étendard d’une société qui redéfinit les genres et les rapports de pouvoirs entre les sexes. (NP)

Seuil, 192 p.

«Barbie, célébration d’une icône», Massimiliano Capella

Ce livre retrace en textes et en images le fabuleux destin de cette poupée de 29 cm. Symbole du rêve et du cauchemar américain qui prend racine dans l’enfance, la poupée qui ne sort jamais sans son impeccable brushing a plus d’un tour dans ses multiples sacs à main. C’est au détour d’une vitrine en voyage à Lucerne que Ruth Handler a l’idée de sa créature. Revenue aux États-Unis, la femme d’affaires qui a fondé Mattel avec son époux Elliot s’attelle aussitôt à la tâche. En hommage à sa fille Barbara, elle présente Barbie à la foire du jouet de New York en 1959. Depuis, Barbie a embrassé de nombreuses carrières, devenant une véritable icône pop, fidèle à sa devise historique et toujours d’actualité: «You can be anything.» (AL)

Hachette Jeunesse, 240 p.

Les livres pour découvrir des splendeurs sur terre

Les plus beaux endroits naturels de la planète

On feuillette ses 304 pages comme on se lance dans un tour du monde à la découverte des plus beaux sites naturels à travers le monde. On découvre chacune des étapes de cet ouvrage collectif comme celles d’un grand périple sur les cinq continents. À chaque halte, de sublimes photos, époustouflantes, et une courte présentation qui révèle comment la nature a pu s’épanouir librement pendant des millions d’années et combien il devient primordial de la préserver. Des Alpes aux forêts nordiques, des déserts africains aux montagnes multicolores de la Chine, chacune des zones protégées mises en majesté invite au respect. «Aujourd’hui l’humain a pris une place bien à part dans les quelque 2,5 millions d’espèces vivantes actuelles connues et répertoriées dans les Musées d’histoire naturelle, écrit dans la préface Gilles Bœuf, président du CEEBIOS. Nous sommes profondément animaux dans notre nature – nous avons la même glande thyroïde qu’une… truite – un cerveau, du sang, des reins, un foie, un cœur…, nous sommes faits d’eau liquide […], de sels et de cellules mais nous avons tendance à l’oublier.» «Planète Sauvage» est là pour éveiller notre conscience. Et ça fonctionne car ce sublime ouvrage – qui se savoure comme un guide de tourisme aux confins des beautés terrestres – joue la carte de l’émerveillement plutôt que des discours moralisateurs. (GCO)

«Planète sauvage,150 sites naturelsà traversle monde»,Éd. Glénat, 304 p.,de 56 à 63 fr.

Herbiers égrainés

Depuis des siècles, les herbiers fascinent. À la fois collections scientifiques, objets de transmission et de savoir, ils ont raconté la relation de l’homme à la nature. «Herbaria», de la spécialiste de design Domitilla Dardi, raconte surtout comment ces albums de biologistes sont, aussi, indissociables de l’histoire de l’art. De celle de la science, de nos croyances ou même de celle de nos imaginaires. Du XVe siècle à aujourd’hui, ce livre d’art invite à une délicieuse promenade, instructive et esthétique. Des enluminures du Moyen Âge aux créations les plus contemporaines.  (GCO)

«Herbaria, Plantes, herbiers modernes et florilèges», Domitilla Dardi,Éd. In Fine, 208 p., 38 fr.

Sublimes sommets

Glénat fait fort, cette fin d’année. À côté de «Planète sauvage», l’éditeur français propose de partir à la découverte des «Plus belles montagnes d’Europe», de l’Espagne au Caucase, de l’Arctique à la Méditerranée. Dans cet album illustré de splendides photos, les trois auteurs déclinent leur sujet à travers 25 articles thématiques passionnants qui, au gré de l’étoile des vents, racontent les sommets qui parsèment le continent. Du Cervin, ils racontent le destin publicitaire. En Sicile, ils narrent le réveil de l’Etna. Au Nord, au Sud, à l’Est ou à l’Ouest du continent européen, chaque étape gronde d’eau de source, de roches escarpées, de flancs de montagnes verdoyants. Passionnant!  (GCO)

«Les plus belles montagnes d’Europe, une nature préservée», Stefan Hefel, Daniel Kordan et Eugen E. Hüsler, Éd. Glénaz, 304 p., de 56 à 63 fr.

La Suisse plaisante et apaisante

«Partez à l’aventure à travers les paysages époustouflants et les trésors cachés de la Suisse, où la nature révèle ses plus beaux joyaux. Des sommets majestueux aux lacs cristallins, en passant par des cascades enchanteresses et des forêts mystiques, ce livre vous invite à ralentir, à vous ressourcer et à vous émerveiller.» Telle est l’invitation faite au lecteur par Fabrice Chapuis a capturé chaque lieu présenté avec une sincère admiration pour la beauté naturelle. Au gré de ses photographies, des moments de quiétude et de sérénité, nourris des mots bienveillants de Joëlle Chautems, géobiologue et herboriste qui a déjà signé le «Guide des lieux enchantés de Suisse». Pour chacun des 29 lieux à découvrir dans toute la Suisse, des indications pratiques pour s’y rendre.  (GCO)

«Échappées suisses – Lieux apaisants, balades ressourçantes», Fabrice Chapuis, Joëlle Chautems, Éd. Favre, 224 p., 49 fr.

Les livres pour expliquer le monde

Les plus beaux endroits naturels de la planète

Comment comprendre l’âme des peuples et de leurs dirigeants? Demandons, entre autres, à Jean Ziegler et Marc Dugain.

Lausanne, le 4 décembre 2024. Studio livres de Noel pour Cultura.    Photo Yvain Genevay / Le Matin Dimanche

«L’avion, Poutine, l’Amérique… et moi», Marc Dugain

Après une carrière dans la haute finance puis dans l’aéronautique, Marc Dugain s’est tourné vers la littérature. Il a bien fait. Son œuvre, de «La chambre des officiers» à «La malédiction d’Edgar», est une exploration sensible des sentiments, de la mémoire, de l’histoire, des enjeux sociaux et politiques. Ainsi «L’avion, Poutine…». D’une écriture brillante, lucide, féroce, parfois, ce récit en «je», navigue au fil des souvenirs du narrateur (lui-même), interroge la notion de vérité et, sur fond d’espionnage, raconte ce que fut le monde pour lui ces quarante dernières années. Entre amours, amitié et problèmes personnels, l’écrivain-enquêteur démonte les mécanismes géopolitiques les plus cachés, revient sur le destin de la Russie contemporaine. Et décortique, aussi, le naufrage du sous-marin Koursk et la disparition de deux Boeing 777 de Malaysia Airlines –- des tragédies qui l’ont profondément marqué et lui donnent des occasions supplémentaires de vitrioler un Vladimir Poutine qu’il abhorre. Un «roman autobiographique» édifiant, passionnant et bouleversant. (SG)

Albin Michel, 368 p.

«Où est l’espoir?», Jean Ziegler

Il faut un homme de 90 ans, le Genevois Jean Ziegler, pour nous rappeler à notre devoir de faire naître l’espoir. L’époque, dirons-nous, n’y incite pas, mais le politicien et essayiste a suffisamment de recul pour nous inviter à la résistance collective. Capitalisme, conflit israélo-palestinien, guerre en Ukraine, tout ce qui est source de détresse et de misère humaine contemporaine peut se résoudre par un réveil des consciences, nous dit cet éternel marxiste nourri par la foi. Jean Ziegler, qui fut rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, se penche aussi sur son parcours et livre quelques confidences. Quand tout semble vaciller, il n’est pas inutile de lire les mots d’un auteur militant que rien ne fait changer. (GS)

Seuil, 208 p.

Trois livres de la collection «L’âme des peuples»

On adore cette collection des Éditions Nevicata. Le format tient dans une main, les couvertures sont pleines de grâce et l’idée de faire découvrir un lieu, une ville, un pays, par un auteur, homme ou femme, qui organise l’itinéraire avec ses invités et ses experts est géniale. Les livres conjuguent un récit de voyage avec des entretiens d’historiens, de journalistes ou de personnes vivant sur place. Citons les plus récentes publications (2024), à lire d’une traite: «Tchéquie, la nostalgie n’est jamais légère», de Renata Libal Jeannet qui raconte son pays d’origine; «Mer Égée, Ulysse ne reviendra pas» qui nous emmène, avec Fabien Perrier, dans la Grèce du romancier Petros Markaris ou de l’historienne Sia Anagnostopoulou; et «Autriche, philharmonie du silence», d’Alexia Gerhardus, qui revient sur l’histoire de l’Autriche et son rapport à la neutralité. (GS)

Éditions Nevicata.

La lumière vacillante, Nino Haratischwili

En Géorgie, les voix de la jeunesse et celles qui aspirent à prendre le destin national en main sont nombreuses. Le pays regorge de grands talents littéraires, tels Nino Haratischwili, une des écrivaines géorgiennes les plus connues en Europe depuis son livre «La huitième vie». Son récent roman «La lumière vacillante» suit l’itinéraire de quatre petites filles qui passent de l’adolescence à l’âge adulte, et se retrouvent des années plus tard à Bruxelles. De Tbilissi à la ville belge, trente-deux ans ont passé, de l’eau a coulé sous les ponts, mais l’Histoire habite encore les personnages, en particulier la chute de l’URSS et l’impact que ce basculement a eu sur les lieux et les gens. Dina, Nene, Ira et Keto la narratrice traversent les difficultés la tête haute. Nino Haratischwili, qui vit à Berlin, fait vibrer ses racines dans des accords émus et douloureux. Cette histoire d’amitié confrontée à la cruauté des hommes et à la noirceur du monde nous hante longtemps. (GS)

Gallimard, 720 p.

«Impossibles adieux», Han Kang, Prix Nobel de littérature

Alors que la Corée du Sud traverse actuellement une grave crise institutionnelle et politique, impossible de ne pas se plonger dans le livre de l’écrivaine Han Kang, Prix Nobel de littérature 2024, «Impossibles adieux». L’autrice, née en 1970 dans le sud du pays, se distingue par une langue qui danse entre prose et poésie et scrute les traumatismes de l’histoire de son pays et la fragilité des trajectoires individuelles. Considéré par la critique comme la plus aboutie de ses œuvres, «Impossibles adieux» raconte l’histoire d’une femme, la narratrice, qui part sur une île battue par le vent et les tempêtes et retrouve son chemin, et celui, sanglant et méconnu de l’histoire coréenne. Les frontières entre rêves et réalité sont abolies, comme celles qui unissent le noir des lettres et le blanc des silences entre les mots. À lire sous la neige, le stratus ou les ciels couleur de lait. (GS)

Grasset, 336 p.

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