Voiture incendiée et grabuge autour de la gare de Nyon
FAIT DIVERS | Une vingtaine de jeunes a provoqué des dégâts en début de soirée samedi. 
© Alain Rouèche | Elisabeth Ruey-Ray, municipale de la police à Nyon
Yves Mertz | 15.11.2009 | 16:07
La police craignait un match retour entre les jeunes de Renens et de Nyon qui s’étaient violemment affrontés il y a quinze jours. « Nous étions particulièrement attentifs. Heureusement, les Renannais ne se sont pas déplacés. Il n y’a pas eu d’échauffourées », déclare la police. Mais cela n’a pas empêché une bonne vingtaine de jeunes agités de faire du grabuge samedi soir. Ne voyant aucune bande rivale arriver, les Nyonnais ont sans doute estimé qu’ils ne s’étaient pas mobilisés pour rien. Après avoir endommagé un véhicule du SIR à coup de pierres, ils ont mis le feu à une voiture stationnée sur un parking. Cela malgré un gros déploiement de police en ville de Nyon. Deux personnes ont été interpellées.
« Un habitant du quartier de la gare nous a alerté vers 20h30 qu’il avait vu un groupe de jeunes avec des battes de baseball, raconte Pierre-Alain Josseron, porte-parole de la police cantonale. Peut-être frustrés de ne pas pouvoir en découdre avec leurs adversaires, ils s’en sont pris à une voiture du SIR, derrière la gare, vers 21 heures. Le véhicule a été endommagé à coups de cailloux. Une plainte a été déposée. On nous a aussi signalé l’utilisation de deux cocktails Molotov. Ce sont deux petite bouteilles qui ont été lancées sans intention de faire des dégâts.»
Suite à ces premiers troubles, les autorités ont décidé de mettre en place un important déploiement des forces de l’ordre. Vingt-cinq gendarmes et sept agents municipaux ont quadrillé le quartier, avec une dizaine de véhicules. La police ferroviaire est aussi venue en renfort pour surveiller les quais et assurer l’ordre à la gare. Vers 22 heures, on croyait le calme revenu. Mais malgré cette imposante mobilisation des forces de l’ordre, des individus ont encore incendié une voiture sur le parking des Ruettes, près du gymnase, vers 22h40. Selon le porte-parole de la police, tout était enfin sous contrôle vers une heure du matin. Une enquête est ourverte.
Municipale de la police à Nyon, Elisabeth Ruey-Ray ne décolère pas : « ces comportement sont intolérables. Pour juguler cette ascension des incivilités, nous n’hésiterons pas à agir avec fermeté. Sans aucun tabou. Nous n’excluons par exemple pas d’installer des caméras de surveillance. L’arrestation de deux personnes va nous permettre de remonter la filière. Nous ne relâcherons pas notre étreinte. Parallèlement, nous envisageons diverses opérations pour accentuer la prévention. »