Thierry Apothéloz: Peut-on sauver la classe moyenne?

La revue des blogsRémi Mogenet: La vision culturelle d'Emmanuel Macron. Bruno Hubacher: Coup de marketing du grand capital. Le Groumeur g’nevois: Le poulet et le bancomat. Pascal Décaillet: Populistes ? Et comment !...

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Thierry Apothéloz: Peut-on sauver la classe moyenne?
Le Centre Social Protestant tire la sonnette d’alarme: la classe moyenne inférieure (le terme est terrible!) n’arrive plus à joindre les deux bouts. La faute à un filet social qui voit ses mailles s’élargir de jour en jour. Laissant des familles passer à travers. Cette bombe sociale risque bien de nous exploser à la figure si l’on n'agit pas au plus vite. (...) Est-il normal qu’un couple avec deux revenus ne puisse pas faire face avec sérénité à ses obligations financières? Bien sûr que non! Il est bien loin le temps où un salaire suffisait à faire vivre une famille. Et même avec deux emplois, cela n’est plus le cas aujourd’hui. Comment en est-on arrivé là? (...) Il convient aujourd’hui d’investir massivement dans la formation professionnelle et continue à destination de la classe moyenne. C’est probablement là la mesure phare qui permettra une meilleure mobilité sociale et une plus grande adaptabilité à un marché de l’emploi toujours plus changeant. On sait en effet que d’ici 20 ans, plus de la moitié des métiers que nous connaissons auront soit disparus...

Mireille Vallette: La clinique interdit les nus pour complaire à sa clientèle arabe
La veille du vernissage de son exposition, le 23 novembre, le Valaisan Jean-Blaise Evêquoz procède avec des ouvriers à l’accrochage de ses toiles dans la très chic Clinique de Genolier, un hôpital privé situé entre Lausanne et Genève. Le peintre remarque une femme couverte d’un foulard islamique qui observe les opérations d’un regard noir. Peu après, on lui demande de retirer les toiles de nus. Il demande à parler à l’un des directeurs, Alexander Feij. Celui-ci lui explique: «Nous avons une clientèle arabe qui ne supporte pas ce genre d’œuvres. Certains se sont plaints.» Et de prier l’artiste de reprendre la moitié des toiles et gravures, dont ses deux pièces principales. C’est une de mes connaissances qui m’a récemment raconté cet épisode. Contacté, l’artiste confirme l'épuration artistique. (...)

Rémi Mogenet: La vision culturelle d'Emmanuel Macron
Mon candidat déclaré aux élections présidentielles, Christian Troadec, faute de signatures, a dû renoncer à se présenter et, comme beaucoup de gens, je suis séduit par Emmanuel Macron. Ce qui me plaît est ce qui a déplu à certains, sa vision culturelle, qui interdit de présupposer une ligne déterminée, émanant de la tradition nationale. Elle me rappelle une conception d'un critique d'art appelé Louis Dimier, d'origine tarine, et qui s'est opposé sur ce point à son camarade Charles Maurras: si, pour Dimier, l'art avait bien une origine spirituelle, l'artiste était individuellement inspiré par le Saint-Esprit, non par le génie national. La nation pour Dimier n'avait aucune importance dans la création. Elle pouvait en bénéficier, si le gouvernement le décidait; mais l'artiste n'était en rien lié à elle. La culture est libre et individuelle. C'est là que le libéralisme est totalement légitime. L'État n'a pas de légitimité à orienter la vie culturelle, à préférer ceci à cela, à faire des choix subjectifs dans ses dons, ses subventions. L'individu n'a pas non plus de compte à rendre à la société de ses choix personnels, en matière de philosophie, de religion, ou autre. J'apprécie qu'Emmanuel Macron parle de liberté de l'individu. (...)

Pascal Décaillet: Populistes ? Et comment !

(...) Lorsque je dis que je suis pour le "peuple", je précise toujours que je fais allusion au corps électoral, au suffrage universel, et non au peuple qui gueule dans la rue, avec tous les débordements que cela comporte. Pour moi, le peuple, c'est le "démos", pas le "pléthos", j'ai écrit à ce sujet un article dans la Revue Choisir, chez mes amis Jésuites, il y a une quinzaine d'années. Je suis pour le démos. Pour le recours, le plus souvent possible, au suffrage universel. Pour la démocratie directe. Celle que nous avons en Suisse me convient fort bien. Non seulement il ne faut pas réduire sa marge de manœuvre, mais je plaide vivement pour qu'on l'augmente. Je suis, en revanche, de plus en plus sceptique sur la "démocratie participative" : le Parlement, en Suisse, s'est considérablement discrédité, ces dernières années. Il a réduit en bouillie l'application du 9 février 2014. Il patine sur l'assurance maladie, patauge sur les retraites. Ou enfante, comme ce matin en votations finales, des solutions totalement insatisfaisantes. Il apparaît de moins en moins comme la locomotive politique de la Suisse. C'est à nous, les citoyennes et citoyens de ce pays, de prendre le relais…

Bernard Andrié : Quennec, l'arme des faibles
Pris dans une tourmente médiatique sans fin, Hugh Quennec se défend comme il peut, c'est-à-dire médiocrement. Dans un communiqué publié jeudi sur le site internet du club, il accuse comme de bien entendu la presse de travestir la vérité, de nourrir des spéculations qui n’ont pas lieu d’être et de publier des rumeurs infondées. (...) On rappellera à M. Quennec, pour lui rafraîchir une bonne fois pour toute une mémoire sélective, qu’il est tout de même à l’origine de la relégation administrative du Servette FC, qu’il a été placé sous tutelle par la Ville et le Canton dans la gestion - qui interpelle - de l'Association Genève Futur Hockey, qu’il ne jouit plus de la confiance des politiciens genevois et, enfin, qu’il a introduit le vers dans le fruit, avec l’arrivée de ses petits copains canadiens de Vancouver. Avec les dégâts d’images que l’on sait. (...) Bruno Hubacher: Coup de marketing du grand capital
Avouons-le, le coup de marketing du grand capital, qui consiste à faire défiler depuis une vingtaine d’années de jeunes politiciens dynamiques aux jolis visages photogéniques, tenant d’un côté un discours progressiste et menant de l’autre une politique néolibérale, peut être considéré comme un coup de maître en matière de com. On pense à Tony Blair et son amitié avec le magnat de presse Rupert Murdoch, à qui il a fini par piquer l’épouse, Wendi Deng. Cette dernière est par ailleurs une amie proche du couple Ivanka Trump et Jared Kushner, éminence grise du président Donald Trump. On pense à Gordon Brown, successeur et dauphin de Tony, à Gerhard Schröder qui s’est, entre temps, converti en consultant de l’oligarchie russe, à Barack Obama qui a récemment déclaré dans une interview sur une chaîne de télévision américaine au sujet de la couverture médicale, actuellement déplumée par Donald Trump, que, je cite: « Les citoyens de condition modeste feraient mieux de consacrer leur budget au paiement d’une assurance maladie plutôt qu’à l’abonnement à une chaîne de télévision ou un téléphone portable. » Fin de citation. On pense à Matteo Renzi avec sa coalition centre gauche « Bien Commun », ça sonne bien, à José Luis Zapatero, mais également à Justin Trudeau, le président « écologiste », qui a approuvé depuis le début de son mandat la construction de pas moins que 3 oléoducs dans son pays et qui s’est réjoui publiquement de l’aval « trumpien » de la très controversée « XL Pipeline », car cela fera travailler les entreprises canadiennes. (...)

Le Groumeur g’nevois: Le poulet et le bancomat
(...) Par contre, quand Julot, entre deux hoquets de franche rigolade, m’a d’mandé ce que je pensais du bancomat d’la rue d’Genève à Chêne, j’ai pas pu m’empêcher de m’ reservir à boire pour m’fendre le trognon avec cécolle. Pour ceusse k’auraient raté l’épisode, une banque aurait décidé de placer un bancomat juste à côté du poste de police. (Police : Corps d’agents chargés de faire régner l’ordre et protéger les citoyens.) Et Julot de s’enflammer : « Comme t’as lu comme moi le canard vaudois du matin, tu vois bien ki pètent de trouille les uniformés quand ils écrivent à la cheftaine ki veulent pas de bancomat près d’leur poste. « Trop dangereux – qu’il a dit le mec Baudat, un délégué syndical de la maison poulaugrain – et surtout la nuit, quand il fait noir et qu’on est tout seuls au poste.» De bleu, de bleu… ! C’est vrai ça, un bancomat c’est comme un terroriste de Daech, ça peut même attirer des malfrats et des Imams radicalisés en goguette. Allez Monica ! Un pt’it effort. Demande un peu de pognon à Maudet et transfère le poste de Chêne dans les bois de Jussy. Là-bas, à part les lapins de garenne et les cochonnets d’la levrette, y a pas grand risque. Et ce s’ra tout pour aujourd’hui. (TDG)

Créé: 17.03.2017, 18h54

Jean-Marc Guichard: Une belle année à la tête du Grand Conseil

Pendant ma vice-présidence, puis ma présidence du Grand Conseil, je me suis abstenu de toute intervention sur mon blog hébergé par la TG. Libéré de mes fonctions depuis le 16 mars, je vais me permettre à nouveau d'intervenir avec la même régularité qu'avant. Mon premier texte sera celui de mon discours de fin de présidence. (...) Les textes de loi que nous avons à traiter devraient être des pédoncules, si vous me pardonnez cette comparaison botanique, portant en eux la promesse d'une belle floraison au service de la communauté, grâce aux règlements et aux dispositions d'application pris ensuite par le Conseil d'État. Or, trop souvent, les textes de loi qui devraient se vouloir des normes générales et abstraites, explosent en une turgescence assez incompréhensible qui nécessiterait d’être équeutée, et deviennent quasiment des règlements d'application. Reste à cet égard un regret : Le Grand Conseil doit fixer des lignes stratégiques. L'opérationnel appartient au Conseil d'État. Cette règle simplement constitutionnelle et institutionnelle n'est malheureusement pas souvent respectée. (...) J'ai eu en outre le bonheur de travailler avec des jeunes, en particulier par le biais du Parlement des jeunes genevois, de l'association suisse des parlements de jeunes, et de leur représentation internationale. J'ai découvert des jeunes qui seront probablement sur nos sièges d'ici quelques années, sérieux, enthousiastes, critiques, constructifs et, surtout, soucieux de ce que nous devons aussi garder à l'esprit : le bien commun. Pour les avoir vus travailler, dans un silence quasi religieux, et dans un esprit tellement constructif, je me demande si nous ne devrions pas, modestement, prendre exemple sur eux et descendre un peu de notre piédestal ou de ce que nous considérons comme tel. (...)

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