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«Votre ticket svp»

Zurich introduit l'horodateur pour prostituées

Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 27.11.2012 4 Commentaires

A l'instar de la ville allemande de Bonn, Zurich vient d'installer des parcmètres spéciaux destinés aux prostituées de rue. Celles qui n'y glissent pas 5 francs pour la nuit risquent 450 francs d'amende.

A Zurich, les prostituées de rue doivent payer une sorte de taxe de stationnement. La ville a installé des horodateurs spéciaux dans lesquels elles doivent enregistrer un numéro personnel et glisser 5 francs par nuit.

A Zurich, les prostituées de rue doivent payer une sorte de taxe de stationnement. La ville a installé des horodateurs spéciaux dans lesquels elles doivent enregistrer un numéro personnel et glisser 5 francs par nuit.
Image: Keystone

Les instructions spéciales telles que données sur les parcmètres destinés aux prostituées zurichoises. Même sans savoir l'allemand, les pictogrammes doivent faire comprendre qu'il n'est pas possible de payer en euros, que l'automate ne rend pas la monnaie et qu'il en coûte 5 francs pour «stationner» à cet endroit entre 19h00 à 05h00. Il faut enregistrer en outre le numéro de l'autorisation d'exercer délivrée par la ville. (Image: TA)

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Zurich veut sortir la prostitution de rue du centre-ville

Zurich veut sortir la prostitution de rue du centre-ville
Zurich s'inspire du modèle allemand des boxes à sexe pour venir à bout de la prostitution de rue qui s'est installée au Silhquai, près du centre-ville.

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«Nous sommes conscients que cet automate a le potentiel d'un gag de carnaval», admet le Vert Daniel Leupi, en charge de la police au sein du Conseil exécutif de la Ville de Zurich. Mais avec l'installation de boxes réservés aux ébats, cet horodateur d'un genre nouveau doit permettre de ramener l'ampleur de la prostitution de rue de 12 kilomètres à quelques centaines de mètres, dans une zone bien délimitée située à l'est du centre-ville.

L'horodateur n'a pas été installé pour inscrire la plaque minéralogique des clients. Le numéro à donner après avoir glissé 5 francs dans l'appareil est celui de l'autorisation d'exercer que la ville rendra obligatoire à partir de janvier. Cette dernière sera délivrée, moyennant un émolument de 40 francs, à chaque prostituée dûment enregistrée.

Contrer la traite des femmes

Cette autorisation doit garantir que la personne qui vend ses charmes sur le trottoir a plus de 18 ans, une assurance maladie et le droit d'exercer. Avec cette obligation, les autorités zurichoises espèrent freiner la traite d'êtres humains et assurer une plus grande sécurité aux professionnelles du sexe, explique mardi le Tages-Anzeiger.

«Les prostituées auront un meilleur statut», estime Daniel Leupi. Un avis partagé dans la presse alémanique par l'avocat du milieu Valentin Landmann, pour qui «il est bon que la ville ne repousse pas la prostitution dans la clandestinité» et se préoccupe de la situation de celles qui exercent le métier.

Autre avantage du système, la prostitution de rue ne pourra s'exercer que dans des zones bien délimitées de la ville, à proximité des endroits où ont été installés les horodateurs. Les prostituées contrôlées sans ticket valable écoperont d'une amende de 450 francs.

La ville de Bonn a introduit un système analogue en 2011. L'ancienne capitale allemande a encaissé par ce biais 250'000 euros. Un montant qui lui a permis de financer le coût des contrôles accrus effectués sur place par la police.

Pas d'actualité en Suisse romande

La Suisse romande ne connaît pas de solutions équivalentes. Dans le Canton de Vaud, les prostituées n'ont jusqu'ici pas l'obligation légale de s'annoncer auprès des autorités, explique Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la Police de Lausanne.

«La solution des boxes adoptée par Zurich a été évaluée par le Conseil communal mais n'a finalement pas été suivie», ajoute le responsable lausannois. A Genève non plus, «le sujet n'est pas d'actualité,» note le porte-parole de la police Eric Grandjean. (Newsnet)

Créé: 27.11.2012, 16h54

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4 Commentaires

Jean DE LA TOUR

27.11.2012, 17:16 Heures
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Et pourquoi ne pas faire payer selon que ces dames ont un pied ou deux pied par terre. (-50%) et si elle fume (+50%), si elle parle (+100%) ... et pour réguler tout ça un agent verbalisateur derrière chaque demoiselle ... STUPIDE MA PROPOSITION ??? pas plus que l'horodateur !!! Répondre


Hans Müller

27.11.2012, 17:12 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 2

C'est comme pour le Disco et le Blick: Les Zurichois prennent le pire de l'Allemagne + sont transformés en maquereaux. Je me demande sérieusement si ce type de chosification des travailleurs ne viole pas le Code des Obligation et les dispositions impératives du Contrat de travail et des locaux professionnels. À-t-on le droit d'obliger à travailler dans des locaux sans aération et dans le CO ? Répondre