Philippe Souaille: Le maire de Saint-Julien écarté des candidats d’En Marche

La revue des blogsDaniel Warner: “You’re Fired!” Hélène Richard-Favre: France, entre démocratie et simulacre. Claude Bonard: Alger... réflexion en marge du 13 Mai 1958. André Duval: Les âges de la vie. Elena Strozzi : De l'air, de l'air ! Gérard Meyer: Autopsie du naufrage républicain.

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Philippe Souaille: Le maire de Saint-Julien écarté des candidats d’En Marche

J'ai appelé à voter Macron. Je ne le regrette pas. C'était sans aucun doute le moins mauvais des candidats sur le marché après les primaires. (...) Ce n'est pas pour autant que j'approuve tout dans sa démarche et dans celle de son nouveau parti. (...) Dans la 4ème circonscription de Haute-Savoie, celle dite "des frontaliers" où je vote, c'est encore pire. Elle longe la frontière suisse de Saint-Cergues à la moitié savoyarde de Seyssel, englobant les agglos d'Annemasse et de Saint-Julien. J'ai découvert que la candidate d'En Marche sélectionnée à la surprise générale n'était pas UDI, comme annoncé, ce qui aurait pu justifier son choix, mais sans étiquette. Et surtout que Jean-Michel Thénard, l'ancien maire PS de Saint-Julien n'avait aucun rôle officiel, mais semblait "superviser", voire parrainer l'équipe des jeunes animateurs d'En Marche. Candidate inclue. Ce qui du coup expliquait le choix curieux de cette jeune marcheuse pour les législatives, plutôt que le candidat naturel, qui a fait la campagne d'En Marche et du Modem sur les marchés depuis février. Le Maire actuel de Saint Julien, MODEM; a en effet battu l'ancien PS à la régulière et celui-ci semble ne l'avoir jamais acepté. Ce jeune politicien, Antoine Vielliard est archi-connu sur toute la circonscription et à Genève, où il est un habitué des médias. C'est à mon avis le seul capable de battre VDM, la jeune député sortante, avec qui plus est un incontestable ancrage et pedigree centriste. Par ailleurs c'est une grande gueule, qui a amplement démontré qu'il ne se laissait pas acheter et conservait sa liberté de parole, en toutes circonstances. Ce qui me parait une excellente chose, si le Parlement doit être autre chose qu'une chambre d'enregistrement. Il a également une hauteur de vues et un sens politique qui fait encore défaut à la jeune femme... Bref, la décison de Paris est incompréhensible (...)

Daniel Warner: “You’re Fired!”

We have now passed the 100 day mark in Donald Trump’s presidency. If there has been one outstanding feature of this period, it has been the inconsistencies of the 45th United States president. One day Taiwan is important, soon after he announces no change in the United States’ One China Policy. For a while, Russian President Putin was a potential ally; soon after President Trump appointed advisors who are strongly anti-Russian. Trump has also retreated from his position on NATO. In January he said that NATO was “obsolete.” A couple of weeks later, the White House confirmed that Trump will attend a NATO summit in May. Campaign Trump threatened import duties on China and on Mexico. He said that on his first day in office, he would designate China as a currency manipulator. These things didn’t happen. The firing of James Comey is another example of President Trump’s inconsistencies that have baffled and worried the international community. (...)

Hélène Richard-Favre: France, entre démocratie et simulacre

(...) Après avoir bénéficié du soutien d’autant de médias, après avoir bénéficié d’une rivale au second tour de la présidentielle facile à abattre dès lors que le plus redoutable concurrent avait été fauché en plein vol par des tirs en rafale, Emmanuel Macron devra continuer d'assumer, pour reprendre un terme fréquent dans ses interviews. Alors de son couple, de sa femme, de sa grande famille ou pas, la France qui vit sous le seuil de pauvreté, la France qui chôme, la France qui souffre, en a-t-elle vraiment le souci? Nombre de reportages ont été tournés qui ont montré ce qu’endurent tant de citoyennes et de citoyens de l’Hexagone. On ose espérer que le Président s’en rappellera et ne représentera pas que ses seuls puissants soutiens. (...)

Claude Bonard: Alger... réflexion en marge du 13 Mai 1958

.(...) L’émeute éclate le 13 mai 1958. Les partisans de l’Algérie française arrachent les grilles et prennent d'assaut du siège du gouvernement général. Un "comité de salut public" est créé comme aux premiers jours de la Révolution française de 1789 ! (...) Quid après le 13 mai 1958 ? Dans le cadre de mes travaux historiques du début des années 1970, j'ai été amené à correspondre très brièvement avec les deux principaux acteurs des événements du 13 mai 1958, les généraux Massu et Salan. Des destins d'officiers qui avaient servi leur pays au cours de la Seconde Guerre mondiale, puis en Indochine et en Algérie avec honneur et fidélité. Et puis soudain, pour eux, tout va basculer. Après les événements du 13 mai 1958 mais surtout après le Putsch d'Alger du 21 avril 1961, ce sera l'époque que les historiens ont appelée celle des "soldats perdus". Après l'échec du Putch, le général Salan prend la tête de l'OAS, organisation secrète créée le 11 février 1961 pour la défense de l'Algérie française par tous les moyens, y compris le terrorisme le plus odieux. Terrible passage que celui du camp de l'honneur à celui de l'opprobre. (...) Massu sera accusé d'avoir couvert ses subordonnés en toute connaissance de cause. L'un d'entre-eux, le général Jacques Pâris de Bollardière s'élèvera contre l'utilisation de telles méthodes dans le cadre de la recherche de renseignements. Il sera relevé de son commandement et quittera l'armée en 1961. Ces événements tragiques constituent indéniablement l'une des pages les plus douloureuses de l'histoire de l'armée française. Celles qui couvrent les années 1957 à 1961, celles de la décolonisation. Les blessures ont été longues à cicatriser. Assurément, la date du 13 mai 1958 n'est pas une date comme les autres. C'est une date qui a laissé des traces durables dans l'histoire de la France.

André Duval: Les âges de la vie Bel accueil parisien pour le nouveau livre de mon frère, à propos duquel le mensuel Philosophie Magazine écrit : Bref Aperçu des âges de la vie (Michalon), de Jean-François Duval, est une méditation superbe sur la fugacité de nos vies. «S’il fallait reconstruire l’humanité, ne comptez pas sur moi», confesse l’auteur. Grand amateur d’autostop et de la Beat Generation, il su téter à la mamelle le lait de l’incertitude (à moins que ce ne soit à un alcool fort ?). Mécréant, il écrit : «Nous prions jour et nuit sans le savoir, mais nous ne nous reconnaissons pas dans nos prières», car «le réel auquel elles renvoient n’est pas religieux mais poétique.» La poésie, planche de salut pour traverser le chaos ? (...)

Elena Strozzi : De l'air, de l'air !

"Etre à bout de souffle", "ne pas manquer d'air", "avoir l'air de rien"...autant d'expressions qui rendent l'air courant. De ce fait, qu'on en fredonne un ou qu'on le brasse, cet air qui, pour la majorité des gens, semble naturellement dû, et auquel on adjoint souvent des qualificatifs synonymes de pureté, voit in fine son importance sous-estimée. Il y a pourtant en Suisse des dizaines de milliers de personnes pour qui l'accès à l'air n'est pas une évidence. Elles sont souvent peu visibles, car tout aussi peu mobile et de lourdes thérapies conditionnent leur survie. Dans bien des cas, elles ont tout d'abord négligé des signes avant-coureurs cependant importants, comme la toux persistante et l'essoufflement. C'est pourquoi, il est du devoir de ceux qui proposent des solutions aux maladies pulmonaires de les informer et de les aider à se traiter. J'y reviendrai dans de prochains billets. (...)

Edmée Cuttat: "A German Life"

Morte à 106 ans le 27 janvier dernier à Munich, Brunhilde Pomsel a travaillé de 1942 à la fin de la guerre comme sténographe au service du ministre de la propagande Joseph Goebbels. Ce dernier témoin de la machine du pouvoir nazi vue de l’intérieur livre ses ultimes confidences dans A German Life (Une vie allemande), un documentaire autrichien réalisé par Christian Krönes, Florian Weigensamer, Roland Schrotthofer et Olaf S. Müller On est impressionné, fasciné, par cette femme filmée en gros plan. Le visage parcheminé, à la peau de crocodile, le regard vif et clair, elle nous place face à l’histoire, nous renvoie à nous-mêmes en nous forçant à nous poser des questions sur ce que nous aurions fait. "Je ne suis pas le genre qui résiste. Je n’osais pas, je fais partie des lâches". Comme nombre d'Allemands de sa génération, elle affirme n'avoir rien su des crimes nazis, en particulier des camps de concentration et d'extermination au coeur du génocide juif. (...)

Gérard Meyer: Autopsie du naufrage républicain

Le parti républicain qui renferme en son sein les pires ferments de haine de la société américaine a une très lourde responsabilité historique. Ne serait-ce que pour avoir orchestré le vol des élections de l’an 2000 au profit de Bush jr, avec toutes les conséquences apocalyptiques que cela a entraîné. Pendant les 8 années de la Présidence Obama, il a aiguisé sa haine et sa rancœur et s’est aligné derrière Trump, le candidat devenu président qui montre son mépris total des Lois et sa volonté de faire entrer son pays dans son monde alternatif fait de mensonges, de brutalité, d’intimidation, de corruption, de népotisme et d’incompétence. Et le parti républicain non seulement se tait mais continue de le soutenir. Pendant la dernière année de sa Présidence, le parti républicain a empêché Obama de nommer un juge à la Cour suprême au prétexte que dans la dernière année de son mandat un Président n’était plus légitime. Puis lorsque les démocrates ont tenté d’empêcher la nomination d’un juge ultra-conservateur, les républicains du Sénat, le 6 avril, ont changé les règles de nomination. Il suffit désormais de la majorité simple (51 voix sur 100) au lieu de la majorité qualifiée (60 voix sur 100) pour élire un juge. C’était « l’option nucléaire », terme qui exprime bien la gravité de ce changement sur l’équilibre des pouvoirs aux Etats-Unis. La saga sur l’Obamacare est du même tonneau. (...) Cette semaine Trump s’est attaqué au directeur du FBI. (...)

Rémi Mogenet: Washington: l'envers du décor

(...) Après être allé du Lincoln Memorial au Capitole, j'ai décidé de refaire à peu près le même chemin par quelques rues au-dessus. La splendeur antique s'est rapidement estompée. La sortie d'autoroute, sise en pleine ville mais derrière les beaux bâtiments, était occupée par une troupe de gens inquiétants, qui semblaient coucher là, mais aussi s'y prostituer et s'y droguer. Je pensai qu'il y avait un risque que je fusse hélé, puis inquiété, et je suivis le conseil de Casanova: si vous ne voulez pas être vu, ne regardez personne. Il l'émit pour le moment qui a suivi son évasion de la prison des Plombs, à Venise, assurant être resté invisible parce qu'il n'avait croisé aucun regard. Et il y a du sens à cette observation. C'est par le regard que l'homme est parfaitement homme. Sinon après tout il peut n'être qu'un automate. On reconnaît quelqu'un, on l'appelle, mais il ne répond pas, ne tourne pas la tête: est-ce bien lui? est-ce même un homme? J'ai traversé sans encombre la troupe répartie sur les deux trottoirs. Mais le contraste entre cette misère et la gloire des bâtiments gouvernementaux m'a frappé, comme si les seconds avaient été implantés dans la jungle par la force des armes, et sans harmonie particulière avec les éléments. Or c'est aussi cela l'Amérique: une puissance venue de l'extérieur et qui crée un ordre nouveau, importé, sans que la nature locale ou les indigènes y prennent la moindre part. Même le peuple réel installé depuis n'y participe pas forcément. (...)

Didier Bonny: Mariage civil pour tous: hâte-toi (très) lentement

Mais quelle patience il faut avoir ! Alors qu’à la fin de l’été 2015, la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats, emboîtant le pas à celle du Conseil national, était entrée en matière sur le mariage civil pour toutes et tous, on attendait avec impatience la suite qui est arrivée presque deux ans plus tard avec comme résultat une attente supplémentaire probable de…deux ans ! (...) (TDG)

Créé: 13.05.2017, 22h20

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