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Peter Loosli: Clandestins suisses en France voisine: fin de partie?

Par Mabut Jean-François. Mis à jour le 06.05.2013 3 Commentaires

Le blogueur, un militant Vert transfrontalier, est né à Bâle, devenu Français par amour. Il habite le Grand Genève depuis 1980.

Image: Lucien Fortunati

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Peter Loosli : Clandestins suisses en France voisine: fin de partie ? Déposée dernièrement à l’Assemblée nationale française, la proposition de loi rédigée sous l’impulsion de la députée de la 4e circonscription de Haute-Savoie (cantons d’Annemasse, de St-Julien-en-Genevois, de Frangy et de Seyssel) vient jeter une lumière crue sur le nombre anormalement élevé de résidences «secondaires» dans le Genevois haut-savoyard et le Pays de Gex. Une partie non négligeable de ces logements sont de fait occupés à l’année par des personnes vivant en France de façon clandestine (helvétiques ou autres), tout en conservant une adresse officielle en Suisse. Pour mettre fin à ces domiciliations frauduleuses, l’Assemblée nationale s’apprête à employer les gros moyens: elle pourrait en effet décider sans ambages ni détours de faire disparaître une exception à la française: l’absence de déclaration domicilaire obligatoire. Partout ailleurs en Europe – notamment en Allemagne, en Italie, au Portugal, en Suède et en Suisse –, les habitants sont obligés de déclarer leur domiciliation aux autorités locales compétentes, sous peine de se faire sanctionner. Cosigné pour l’heure par une bonne vingtaine de députés (issus en partie de circonscriptions situées à proximité de la Suisse), le texte semble dans l’ensemble bien accueilli par les élus français de la région – toutes tendances politiques confondues – même si une gêne certaine dans leurs rapports avec la Suisse voisine paraît perceptible…

Christian Brunier: Défense du président Hollande Le 6 mai 2012, François Hollande gagnait les élections présidentielles françaises. Espace d’espoir vite oublié, pour plonger dans le gouffre de l’impopularité. Est-ce mérité ? Assurément, non ! Bien évidemment, son slogan « Le Changement, c’est Maintenant » était un cri mobilisateur. Cette promesse intenable, vu le rythme législatif, s’est transformée en « Le Changement, c’est lentement », mais assurément « Le Changement, c’est sûrement », vu le nombre impressionnant de rénovations engagées. Certes, venant d’un Président de gauche, je rêverais de davantage d’audace ; par exemple pour transformer la fiscalité basée sur le travail et la consommation en une fiscalité plus écologique et axée plus grandement sur les gains en capitaux. Mais, le gouvernement et la majorité de Hollande travaillent, agissent. Malgré la crise, le bilan concret, mesurable, est conséquent, même s’il ne répond pas à l’impatience compréhensible des Françaises et des Français et à l’urgence de certaines situations dramatiques. La cadence politique est lente. La concrétisation des réformes est complexe et se réalise dans le temps. Le jugement d’une politique ne peut pas se réaliser, sérieusement, dans l’empressement. Gouverner est un marathon, pas un sprint. L’évaluation d’un Président doit être calquée sur un quinquennat, pas sur quelques mois. (…) Si le bilan se dessine positivement ; pourquoi l’insatisfaction est-elle si grande ?...

Laurent Blondaz : Ces immoparcs que sont devenues nos vallées En Savoie, les taux de résidences secondaires des communes touristiques atteignent des sommets. Certains anciens villages en sont à 85%. En quinze ans, l'immobilier a connu une inflation exceptionnelle : à trois chiffres, souvent dénoncée, mais sans qu'aucune mesure significative n'ait été engagée. (…) La bulle immobilière ne cesse de gonfler. Les prix ont dérapé depuis bien longtemps. On spécule, on construit, on s'accapare les derniers terrains constructibles non soumis aux risques naturels. Pourtant, dans ces immoparcs que sont devenues nos vallées, on peut s'interroger à savoir si les investisseurs, pour la plupart, des nantis qui ne connaissent pas la crise, font réellement des bonnes affaires financières. Le plus tragique dans tout cela, c'est que l'on bétonne sans se soucier le moins du monde des populations locales. L'immobilier est devenu inaccessible à la grande majorité des habitants permanents… Ce que disait Rousseau il y a presque trois cent ans est toujours d'actualité : « Quand on voit chez le plus heureux peuple du monde des troupes de paysans régler les affaires de l’Etat sous un chêne et se conduire toujours sagement, peut-on s’empêcher de mépriser les raffinements des autres nations, qui se rendent illustres et misérables avec tant d’art et de mystères ? »

Danièle Bianchi : La violence contre les femmes La Commission de la condition féminine, organe de décisions politiques au niveau mondial, a tenu sa 57ème session au siège des Nations Unies à New York en mars dernier. Le thème prioritaire était : L’élimination et la prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. La Communauté internationale baha’ie (BIC) a publié une déclaration montrant l’importance de la prévention de la violence contre les femmes et les filles… « La conception dominante du pouvoir en tant que « avoir le pouvoir sur » doit être remplacée par le concept de « avoir le pouvoir de », c’est-à-dire le pouvoir en tant que compétences de l’individu ou de la collectivité. »… En 2003, la Commission s’était penchée sur le même sujet sans que les Etats membres parviennent à se mettre d’accord. Cette année, le consensus était clairement en faveur d’un document à conclusion forte

Grégoire Barbey : Eloge du respect en politique (…) J’ai été particulièrement choqué par l’affiche de campagne du MCG, sur laquelle figure: «Les ennemis des Genevois. Frontaliers, assez!». C’est particulièrement grotesque et inapproprié. Ce ne sont pas les frontaliers qui sont les ennemis des Genevois. A la rigueur, ce sont des décisions politiques qui ont des répercussions (encore que, ça reste à prouver) négatives sur l’emploi à Genève. Mais jeter en pâture des milliers d’individus qui n’ont, pour la plupart, que le désir de nourrir leur famille de façon décente et dans des conditions salariales acceptables, c’est un excès que je ne puis accepter. C’est opposer les citoyens entre eux. Au-delà des frontières qu’ils traversent quotidiennement pour venir travailler à Genève, ces gens ont des sentiments, des émotions, des projets et des idées. Ils ont chacun une richesse dont on ignore la portée mais qui existe. Et c’est nier cette particularité que de les mettre dans la case «ennemis».

Jean-Marc Genet : Du tennis ! (…) Si la vocation des télévisions locales est bien de refléter les manifestations du cru, que dire de la télévision suisse, chaîne nationale s’il en est, qui « oublie » un champion qui défend avec style et acharnement les couleurs du tennis helvétique ? Le service dit public de chez nous (donc la Radio Télévision Suisse) veut-il jeter les amateurs de tennis dans les bras des réseaux payants de l’internet ? C’est à croire. Mais que dire alors du paiement de la redevance, à laquelle nous sommes tous astreints ? Qui paie… a droit à quelques explications de la part des programmateurs des télévisions. Merci. Olivier Perroux : Les deux rives du Limpopo La semaine dernière, les autorités du Parc National du Limpopo (Mozambique) ont annoncé que les braconniers avaient tué le dernier rhinoceros blanc du parc. L'un des partenaires d'une collaboration internationale qui a vu se créer des réserves transfrontalières a perdu gros. Le hasard a voulu que je sois à quelques kilomètres à Paques dernier, où j'ai pu me rendre compte des efforts visible que l'Afrique du Sud mène contre ce fléaux. Le Limpopo est un fleuve majestueux qui longe la frontière nord de l'Afrique du Sud, entre le Botswana d'abord, le Zimbabwe ensuite et le Mozambique enfin. Au sud du Limpopo, au nord-est de l'Afrique du sud, se trouve le fameux parc Kruger, grand comme la moitié de la Suisse. Depuis plusieurs années, de longs et patient efforts sont développés de part et d'autre du Limpopo pour créer une vaste réserve transfrontalière.

André Duval : Le cadeau des contribuables 800000 francs! C'est l'équivalent d'environ 7 ou 8 postes d'enseignants primaires... c'est aussi le cadeau qui est fait chaque année aux parents des élèves qui fréquentent l'école primaire genevoise. Certes, la loi garantit la gratuité de l'école mais pas forcément la gratuité du matériel! En Valais par exemple, les parents reçoivent une liste précise du matériel qu'ils doivent fournir, à leurs frais, à leur enfant pour la rentrée scolaire. Au nom de quoi cet investissement est-il donc offert aux parents genevois? Mesdames et Messieurs les députés, la balle est dans votre camp...

Olivier Emery : CO Pinchat. 1973. 8ème S. Guy Le Comte. 1973 - 2013 : 40 ans. Voici une génération biblique que notre classe exclusivement composée de garçons voguait sur les flots de l'apprentissage du savoir. A la barre du navire : Guy Le Comte, notre capitaine et maître de classe. Nous étions sa première volée. Parmi les matelots encore présents dans ma mémoire : Cudet, Meynard, Zanone, Sprüngli, Crausaz, Jetzer, et Auer bien sûr, notre inévitable premier de classe et supporter du Bayern de Münich. (Que l'on se rassure, malgré ces deux graves handicaps, Auer était un fort bon camarade). Guy le Comte. Historien de qualité. Il savait nous captiver par ses cours pleins de vie et d'anecdotes personnelles savoureuses. (…) Une voix inimitable, une vivacité d'esprit et de propos dynamique et colorée. Ce dimanche 5 mai, j'ai eu le plaisir de le revoir ainsi que sa délicieuse épouse. Pas changé. Pas vieilli. Toujours alerte, original et disert…

Jean-Marc Guinchard : Le MCG, as de la récup Lundi matin, lors du débat traditionnel sur RTS 1, il était question de quotas éventuels à imposer dans les classes d'enseignement afin d'éviter que la proportion d'élèves non francophones ne soit trop importante. A cette occasion, Eric Stauffer est notamment intervenu en affirmant - ce qui n'était pas l'objet du débat d'ailleurs - que le MCG avait déposé au Grand Conseil un projet de loi imposant la scolarité obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans. C'est sûrement vrai, mais un minimum de correction et d'honnêteté aurait pu lui faire dire que cette disposition avait été adoptée par l'Assemblée Constituante et figure dès lors dans notre Constitution, qui entre en vigueur le 1er juin prochain. Donc, rendons à César ce qui appartient à César, et reprenons à Riquet ce qui ne lui appartient pas, tant il est vrai que le MCG, comme on le disait des Japonais dans le temps, copie bien et ne crée pas grand chose.

(TDG)

Créé: 06.05.2013, 18h40

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3 Commentaires

Marc Cosenday

06.05.2013, 20:03 Heures
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C quoi cette photo montage Répondre