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Eric Bertinat: «La dernière séance du Conseil municipal de la Ville est une honte»
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Eric Bertinat La dernière séance du Conseil municipal de la Ville est une honte (…) Il n’y a pas trente six solutions pour résoudre les retards et les dysfonctionnements. Il revient au bureau du Conseil municipal de se saisir en toute hâte de ce problème et d’y trouver les premières réponses qui amélioreront cette invraisemblable situation. Comment se fait-il que le bureau n’ait pas fait voter en priorité le point 8 de notre ordre du jour qui permettait (nous l’espérons!) de régler… les urgences en n’accordant plus que deux minutes de parole par partis pour débattre? Je prie donc les membres du bureau de se réunir sans délai, en compagnie des chefs de groupe, pour étudier au “pas de charge” des solutions innovantes et de les faire voter dans un laps de temps très court pour reprendre en main une situation qui nous échappe aujourd’hui totalement.
John Goetelen: Bébé à vendre sur internet (…) Paternité et maternité sont des marqueurs sociaux parmi les plus puissants après le fait d’appartenir à un sexe ou à l’autre. De plus la fertilité a pendant très longtemps été honorée. La stérilité féminine ou masculine est encore aujourd’hui quelque chose de difficile à vivre et de plutôt dévalorisant. Etre père biologique est, intimement, un signe de puissance et d’accomplissement. Mais le père ne sait jamais vraiment s’il est bien le père biologique. Pour la mère la question ne se pose pas. Pour le père elle se pose toujours, même si beaucoup d’hommes n’y pensent que rarement. Des études anglaises et américaines évaluent que de 3% à environ 10% des hommes ne sont pas les pères biologiques de leur enfant et ne le savent pas. C’est considérable. En plus de la perte du sentiment de sa puissance masculine l’homme vit alors une trahison profonde. Et peut en venir à contester légalement sa paternité: par souffrance ou pour des questions financières, par exemple. Au Canada les tests de paternité ont connu un essor important cette dernière décennie…
Sylvia Leuenberger: Développement durable et horaire des magasins « Il y a de la contradiction en toute » chose disait Mao Tse Toung et aussi Claude Monnier hier dans la Tribune… Et il y en aussi dans les déclarations du Conseil Fédéral qui dit œuvrer pour un développement durable mais qui propose d’allonger les heures d’ouverture des magasins. Mais forcément ces quelques heures en plus auront un coût énergétique énorme avec une augmentation du CO2 (lumière, machine à refroidissement, chauffage, transport de marchandises et circulation des clients pour ces milliers de m2 de locaux utilisés plus longtemps). Et cette augmentation d’énergie il faudra bien la couvrir (plus de barrages ? –avec destruction de rivières, plus de centrales nucléaires ? -avec les problèmes qu’on connaît) et au final quel gain ?
Pascal Décaillet: La Fleur et le Finistère Les commémorations n'ont de sens que si elles nous interrogent sur nous-mêmes, aujourd'hui. Qui sommes-nous, en cet extrême Finistère occidental de la Suisse, les habitants de Genève, en 2012 ? Proches de nos amis français. En même temps, pétris d'institutions suisses. Deux siècles d'Histoire ! Ce que Genève a donné à la Suisse, ce qu'elle en a reçu. Ce que nos compatriotes aiment de nous, ce qui les exaspère. Valaisan de Genève, j'aime passionnément ces deux cantons, celui d'origine et celui de résidence. Et j'aime passionnément la Suisse, cette petite fleur fragile au milieu de l'Europe. Je souhaite vivement que ces commémorations nous apportent autre chose que de la simple Histoire remuée. Autre chose que les défilés en costumes de 1964. Autre chose que la ronde auto-satisfaite des notables. Mais une vraie réflexion sur Genève…
Edmée Cuttat: Le déconcertant voyage au Japon d'Abbas Kiarostami Deux ans après Copie conforme qui l’avait emmené en Italie et permis à Juliette Binoche de décrocher le prix d’interprétation à Cannes, l’Iranien Abbas Kiarostami a choisi de tourner au Japon Like Someone in Love, un titre qui est aussi celui d'une célèbre chanson de Franck Sinatra. (…) Les personnages décalés sont parfois amusants et l'opus, à l'esthétique impeccable, est porté par de bons acteurs dont la superbe Rin Takanashi (photo). Mais en dépit de ces qualités, on quitte en route ce curieux voyage sans but. Autres sorties de la semaine dans le blog d’Edmée Pierre Bucheli et Jean-Luc Baron : Les Polynésiens en vogue à Carouge Les Polynésiens de Raivavae, en fait leur antenne à Genève, participaient ce dimanche 2 septembre à "la vogue de Carouge" Particulièrement chanceux avec le temps ce dimanche puisque le soleil était au rendez-vous ce qui n'était pas du tout le cas pour les journées de vendredi et samedi. Il faut dire que là où l'association polynésienne présente son île paradisiaque, le soleil est toujours au rendez-vous. Un grand merci à Madame Anne-Marie Zweifel, présidente du cartel des associations de Carouge ainsi qu'à Madame Gramm qui ont accueilli chaleureusement l'association polynésienne de l'île de Raivavae sur un très bel emplacement au coeur de la vogue de Carouge.
Grégoire Barbey: Finances publiques : les journalistes embrouillés par David Hiler (…)David Hiler ne précise jamais publiquement que la réserve conjoncturelle avec laquelle il veut renflouer la caisse de retraite des fonctionnaires est une écriture comptable, sans jamais non plus arguer qu’il y a derrière cette réserve de quelconques liquidités. Le conseiller d’Etat entretient suffisamment bien la confusion pour que les journalistes en arrivent à écrire tout le contraire de la réalité. Le conseiller d’Etat embrouille peut-être même ses propres collaborateurs, puisque le porte-parole du Département des Finances, Roland Godel, contacté par mes soins, m’a tenu exactement le même discours que le journaliste Marc Bretton dans son article…
Antonin Moeri Faulkner et Duras Les scènes d’ouverture dans les romans ont plus d’une fois retenu mon attention. Souvenez-vous des premières pages du roman «Sanctuaire» de William Faulkner, sans doute une des scènes d’ouverture les plus impressionnantes de la littérature occidentale. Une source jaillit à la racine d’un hêtre et s’écoule sur un fond de sable ridé par l’empreinte des remous. Un homme accroupi boit. Au milieu de son propre reflet, cet homme découvre l’image déformée du canotier de Popeye, une espèce de gringalet, cigarette au bec, visage blême. Un oiseau chante. «C’est un revolver que tu as dans cette poche?» - «Non, c’est un livre». Scène inoubliable que me racontait mon père avec une joie évidente quand nous marchions sur les cailloux tranchants d’un chemin alpestre. Je songeais à cette scène d’ouverture en lisant le début de «L’après-midi de monsieur Andesmas» de Marguerite Duras… (TDG)
Créé: 04.09.2012, 21h13
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