Les blogs de la Tribune
Daniel Zaugg: «Les jeunes ne savent plus s'ennuyer»
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- Bertrand Buchs : «Je suis content comme un gosse que Genève ait osé le pont Wilsdorf»
- Thomas Veillet: «Les bourses sous le signe du Wyoming»
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Daniel Zaugg: Les jeunes ne savent plus s'ennuyer C’est particulièrement vrai chez nos jeunes qui sont capables de surfer sur Internet en ayant un vidéo-chat ouvert avec un ami tout en allumant la télé pour avoir un bruit de fond… Comment voulez-vous vous ennuyer correctement alors que les stimulations en tous genres abondent autour de nous ! C’est là l’un des plus graves défauts, à mon sens, de notre monde hyper-connecté. Dès qu’on a un moment, que ce soit dans la salle d’attente du médecin ou lors d’un trajet en bus, pourquoi laisser vagabonder nos pensées alors qu’on pourrait lire nos e-mails, voir les dernières actualités facebook ou jouer à un petit jeu idiot sur notre téléphone. J’en suis moi-même victime lorsque j’expédie mes téléphones pendant mes trajets en voiture. Cet été, mon fils s’est cassé le bras, ce qui a drastiquement restreint ses choix de loisirs. Du coup, il s’est rabattu sur le monde électronique, la télé, les jeux en ligne, etc… Malgré ces « circonstances atténuantes » j’ai trouvé qu’il y passait quand même trop de temps et j’ai fini par drastiquement réduire sa consommation. La conversation qui s’en est suivi est édifiante : (…) Je pense que l’ennui et la créativité sont d’une certaine façon liés et que c’est lorsque le cerveau débranche que l’on peut emprunter de nouveaux chemins…
John Goetelen Après les Pussy Riot, les Bite’ Boys et «Nophallie» On a parlé abondamment de ces «chattes en insurrection» (traduction de Pussy Riots). Le quotidien Le Courrier leur a consacré deux pages dans son numéro du 25 août. Avec un titre en grand: «L’insurrection féministe». «Les mésaventures des Pussy Riot auront-elle le mérite de relancer le Girl power?» Quel est donc ce mérite du Girl power, à part de faire vendre et de casser du sucre sur les mecs? L’article suggère des pistes: aimer les filles, militer pour les LGTB, être insoumise sexuellement, seraient des signes de l’insurrection féministe. Ces idées resucées des années 1980 ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Un correspondant anonyme se réclamant du groupe les Bite’ Boys a pris contact sur mon téléphone rouge juste après qu’E.T. ait raccroché. J’ai pu obtenir une interview fictive ainsi qu’un clip exclusif! Je résume ici quelques passages remarquables. L’affaire des Pussy Riot a eu des effets imprévus. Des ondes rebelles ont traversé le cyberespace. D’abord le nom du groupe: les Bite’ Boys. Je lui demande s’il travaille dans l’informatique. Il répond que Bite’ est délibérément ambigu, comme pour les «chattes»: il s’agit à la fois de l’organe sexuel des garçons et du langage informatique qu’ils emploient pour diffuser leur musique et leurs revendications sur internet. Son discours, lui, est moins ambigu que le nom du groupe…
Demir Sönmez La course d’école du Municipal de la Ville en Valais Itinéraire réussi de la sortie du Conseil municipal de la Ville de Genève, ce samedi 1er septembre 2012, aux origines de son Président Jean-Charles Rielle, bourgeois de Sion et Grimisuat…
Gorgui Ndoye: Henri Lopès, écrivain, homme politique Entre le Salon international du Livre et de la Presse à Genève en Suisse où il était invité par les organisateurs pour notamment promouvoir son dernier ouvrage Une enfant de Poto-Poto et le premier Forum mondial de la langue française, à Québec, où il a présenté un grand texte intitulé «Mon credo francophone», l'ambassadeur Henri Lopès a levé un coin du voile sur sa vie d'homme politique et de culture. Sa littérature est elle inspirée des expériences politiques en Afrique, son métissage, la Francophonie, regard sur la littérature africaine d'expression française 50 ans après les indépendances, son viatique à la jeunesse? Henri Lopès s'exprime en toute liberté et avec sagesse…
Rémi Mogenet: Philippe Ebly et la planète Mars Quand j’étais petit, il y avait un auteur pour la jeunesse qui me fascinait, dont j’adorais les livres, pleins de mystère, et mêlant l’histoire humaine aux extraterrestres et même au monde divin: Philippe Ebly. Or, comme Gustave Le Rouge, J. H. Rosny aîné et bien d’autres, il a aussi situé un de ses récits sur Mars: la visitaient des Terriens, les jeunes gens qui constituaient les héros de sa principale série. Cela se nommait …Et Les Martiens invitèrent les hommes. Le livre date de 1974: en ce temps-là, j’étais très à la page. Il régnait sur la planète rouge une atmosphère étrange. On se sentait comme dans un rêve: les sensations étaient comme étouffées. Les Martiens servaient à manger aux Terriens, et cela ressemblait à du riz, mais cela bougeait, c’était vivant. L’air était oppressant. Les Martiens étaient apparemment amicaux et affectueux, mais ils devenaient quand même envahissants: il s’agissait d’une sorte de piège…
Carole Scheller: « Bonjour de Gaza » : première émission en français Ziad Medoukh, responsable du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, et ses étudiants vont animer et présenter une émission hebdomadaire en français, tous les dimanches de 14-15 h, heure suisse. Cette émission francophone sera la première émise en français sur les radios de Gaza. Elle sera destinée aux palestiniens francophones de Gaza et de la Cisjordanie, qui peuvent la suivre et l’écouter via la fréquence FM : 106,3. Mais elle s’adresse aussi et surtout, au public francophone qui, partout dans le monde, pourra la suivre en direct et en image, via internet… Dominique Jordan: Convention républicaine II. Le souffle de la liberté Les élections présidentielles américaines étant de plus en plus proche; le blog D.J et liberté continue de donner la parole aux meilleurs spécialistes francophones des Etats-Unis. On me fera sans doute la remarque que je choisi mes spécialistes uniquement ceux qui confortent mes positions politiques en général. Et ce qui est vrai puisque mon blog essaie de publier ce que les médias traditionnels ne publient que rarement. C'est à dire pour le sujet du billet, parler du conservatisme américain de façon rationnel et positif. Rien qu'aujourd'hui " Le Temps " parle des conservateurs tel paul Ryan comme des républicains déconnectés de la société américaine. On se demande de quelle société américaine parle le journal genevois? La société américaine compte plusieurs millions d'américains qui se reconnaissent dans le programme de Paul Ryan. l'Amérique est le pays où se côtoie tout les contraires et les extrêmes et qui fait débat. Des débats qui passent pour normal chez l'oncle sam et que l'on ne retrouve nul par ailleurs dans les autres sociétés démocratiques. La raison d'un certain anti-américanisme envers ce pays tellement qu'il est mal compris en Europe…
Alain Bagnoud : Delphine de Girardin, La canne de M. de Balzac Épouse d'Emile de Girardin, le célèbre journaliste, Delphine de Girardin (1804-1855) est une femme de lettres à part entière, qui ne doit rien à personne et tout à son talent. Elle écrivait des chroniques dans un journal, sous un pseudonyme masculin. Évidemment, vu l'époque. Elle avait aussi un salon fréquenté par l'élite littéraire de l'époque. Notamment Balzac. Balzac qui avait la manie des grosses cannes ostentatoires. (…) Spirituel, psychologue, fin, La canne de M. de Balzac m'a amusé. Ça manque un peu de profondeur, peut-être. Une superficialité liée à un certain esprit français. Mais pourquoi bouder son plaisir ?
Jacques-Simon Eggly Smartphone & Co: reprise en main Dans une école privée, la direction s’adresse aux professeurs lors d’une réunion de rentrée. Il faut reprendre la main, ne plus tolérer les téléphones portables allumés en salle de cours et dans les couloirs, la nourriture dans l’école hors du restaurant, les chewing-gums mâchonnés ou collés n’importe où, les bavardages fréquents pendant les cours, les tenues négligées, provocantes ou indécentes etc… Il peut sembler étonnant qu’une direction d’école éprouve le besoin de rappeler de telles exigences, voire de préciser les règles. C’est qu’elle a constaté une sorte de banalisation, non sanctionnée, de ces négligences, ces laisser allers, ces manques de respect. Elle a aussi rappelé les enseignants à leur devoir d’exemplarité sur tous ces points, y compris dans leur langage. Au fond, une école est un lieu qui a un but, qui doit remplir sa tâche au mieux dans l’intérêt de tous. Il s’agit, certes, de favoriser aussi un goût de la liberté, mais d’une liberté responsable qui donne la possibilité d’une vie partagée dans le cadre donné. On aimerait que ce retour à des exigences de respect de discipline, de comportements adéquats imprègne aussi l’école publique…
Sylvain Thévoz Le Petit Poncet et la sorcière Salernou Merci à Charles Poncet dans l'Hebdo de nous faire rêver, et de nous ramener au temps de l'enfance et des contes de fées où il y avait toujours un prince, un justicier, un ogre, et si possible : une sorcière. En ces temps difficiles, dans la forêt du monde, où le petit Poncet a perdu son chemin et cherche son bâton de pélerin, il est bon de retrouver l'oreiller douillet de son enfance et le bon goût du lait. Mais diable, pourquoi prendre un oreiller de paresse et presser son encre comme du venin? Est-ce un effet de l'âge, l'effet d'une mélancolie amère, celle du "bon vieux temps" où tout était simple et, comme dans les livres, récité d'une voix douce? Charles-non-pas-téméraire se bichonne une berceuse pour se tenir compagnie et montre ses petites dents dans la rubrique "opinion" pour mordiller la sorcière Salernou. Mais il le fait comme un enfant s'accroche à son doudou. Pourquoi décrire un monstre quand on cherche une mère?
Olivier Fiumelli: La gauche municipale ne veut pas d’une vraie police de proximité Ce déficit est d’autant plus inacceptable que les recettes fiscales ne sont pas en baisse, mais augmentent même légèrement. Ce déficit s’explique donc uniquement par une augmentation des charges inconsidérées qui reflètent l’incapacité du Conseil administratif à faire des arbitrages entre les diverses demandes des départements. L’Entente est convaincue qu’il n’existe aucune raison que les charges augmentent plus vite que les recettes et même plus vite que l’inflation. Il est important de rappeler que contrairement au canton, la Ville n’a pas de dépenses liées avec la conjoncture (par ex. l’aide sociale individuelle)…
Alexis Roussel: Bientôt la mort de Billag? (…) Non, dans notre prise de position, nous ne demandons pas la disparition pure et simple de la redevance. Nous demandons qu'elle soit prélevée à travers nos impôts: exit Billag et leur méthodes discutables. C'est une modeste adaptation mais qui ne doit pas cacher la remise à plat de la politique publique dans ce domaine…
Bertrand Buchs : Superbe! Je ne sais pas pourquoi, j’aime les ponts. C’est à chaque fois un geste architectural inédit et un défi pour les ingénieurs. Il y a du souffle, de l’imagination, un pari, une ouverture. On ne sépare pas, mais on relie. Alors, je suis content comme un gosse que Genève ait osé le pont Wilsdorf. Cette réalisation nous démontre que l’on peut réussir quelque chose à Genève. Alors on continue. Il semble que le petit lac ou la rade attendent un geste artistique.
René Longet. Nouvelle constitution: dans le doute, dis oui! Genève vit un nouvel épisode de son narcissisme et de sa propension à se saboter elle-même: la nouvelle constitution. (…) Ça avait mal commencé. Mais au final, le texte est bon. Déjà sur la forme. La structure est claire, le langage compréhensible par tous, les énumérations cohérentes, la densité normative uniforme. Et sur le fond, on y retrouve pratiquement tous les acquis des votations populaires, et les quelques points non repris sont largement compensés par les nouveautés introduites. (…) Dire non, c’est accepter de jeter les 15 millions que l’exercice aura coûté par la fenêtre, sans aucune garantie qu’un nouvel exercice fera mieux! Dans le doute, dis oui, cette fois-ci! Aucun risque, que des avantages!
Pierre Weiss: Le budget de la Ville de Genève est illégal La Ville de Genève annonce un déficit de 23 millions pour 2013. Le journaliste de la Tribune était-il subjugué par Sandrine Salerno pour n’avoir pas relevé que les communes sont obligées, heureusement et contrairement au Canton, de respecter le principe et la lettre de l’équilibre budgétaire (Art. 77 de la loi sur l’administration des communes)? Alors de trois choses l’une. Soit Sandrine Salerno ne connaît pas la loi. Soit elle la foule aux pieds. Soit elle n’a présenté qu’un prébudget, dans l’attente de nouvelles indications sur les rentrées fiscales venant de l’administration fiscale cantonale, dans ce que l’on pourrait appeler une opération de relations publiques inutile et donc ratée.
Haykel Ezzeddine. On se lève tous pour Pierre Maudet Les médias sont unanimes. Un plébiscite total. Un soutien inconditionnel et un amour indéfectible. Il suffit de regarder la une des quotidiens du jour pour réaliser le triomphe que connaît actuellement l’ex-maire de Genève. (…) Genève tient son nouveau chérif. Combien durera la lune de miel? Allez les paris sont ouverts. (…) Ce succès il le vaut bien et son équipe de communication aussi!
(TDG)
Créé: 03.09.2012, 13h27
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