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Christian Brunier: «Les Manouches sont aussi des victimes de l’Holocauste»
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Daniel Warner : What Conclusions from the U.S. Debates? (…) I must admit it was tiring watching the debates in the early hours of the morning and then preparing notes to present to the media. Second, I am not sure that the debates themselves have a relationship with running the country. It all seemed about performance, about programmed responses to impress specific voters, about scoring points instead of discussing serious matters. As political historian Allan Lichtman is quoted in the International Herald Tribune of October 22, “I think there’s more of a tendency now than in the past to avoid discussion of serious problems.” Instead of declaring Obama or Romney victorious, I would prefer to say that citizens of the United States were all losers. Neither candidate rose to the occasion. This is not to say that I have not voted. It is merely to say that the serious business of governing merits more than Super Bowl type spectacles.
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Christian Brunier: Les Manouches sont aussi des victimes de l’Holocauste (…) Personnellement, j’ai davantage la trouille du bras tendu illustratif des thèses extrémistes que de la main tendue d’un humble mendiant. Les tenants des grands trafics, les blanchisseurs d’argent sale, les mafieux de tous genres sont les responsables de l’insécurité ; pas ces personnes déambulant dans les villes, demandant l’aumône et dormant sous nos ponts. Oui, la différence interpelle. Tandis que l’on qualifiait Django Reinhardt de génie, les SS exécutaient le peuple du guitariste de jazz, en le considérant comme « racialement inférieur ». Il est étonnant de constater que les rachitiques du cerveau ont une fâcheuse tendance à considérer celles et ceux qui ne leur ressemblent pas comme des moins que rien. Bravo à l’Allemagne d’avoir construit ce monument, réalisé par l’artiste israélien Dani Karavan, pour nous souvenir et nous encourager à la solidarité envers les Sinti et les Roms.
Yves Nidegger : L’Etat pervers ? C’est celui qui, motivant son régime de sanctions par l’intention déclarée de réduire les comportements socialement nuisibles n’en espère pas moins que les transgressions seront toujours plus nombreuses afin de couvrir le montant en constante progression qu’il inscrit annuellement sous la rubrique «contraventions» des recettes de son budget ainsi équilibré. L’Etat pervers, c’est aussi celui qui, partout en Europe, ment délibérément en annonçant des points de croissance impossibles du PIB dans le but de faire adopter des budgets qui comportent des rentrées fiscales boostées par une augmentation irréelle des recettes, fondées sur une augmentation bien réelle des taux d’imposition au prétexte vertueux d’un effort passager vers le retour à l’équilibre…
Sylvain Thévoz : La Cour des comptes et le jet d’eau «A la différence des autres villes, Genève est sans emphase. Paris n'ignore pas qu'il est Paris, Londres la bienséante sait qu'elle est Londres, Genève sait à peine qu'elle est Genève. Les grandes ombres de Calvin, de Rousseau, d'Amiel et de Ferdinand Hodler sont là mais personne n'en parle au voyageur.» -J.L.Borges- Borges se trompe quand il écrit que Genève est sans emphase. Tout d'abord parce que Genève a désormais Borges dans la peau, hôte d'honneur logé au cimetière des rois pour l'éternité. Mais surtout, Genève rayonne culturellement dans le monde entier avec son joyau: le jet d'eau. Oui, notre spécificité mondiale, c'est d'envoyer de l'eau en l'air. Notre distinction: vaporiser du vent, et ça en jette. En cela réside l'esprit du lieu. Le jet d'eau, inconscient collectif, est notre modèle politique rêvé. Les fameuses Genferei et autres lancers de verre d'eau, seau d'eau, sont des tentatives à petite échelle, des ébauches de condensations, maquettes d'embruns pour rivaliser avec notre seule réalisation marquante: viser le ciel pour mieux en retomber. Avec pour seule finalité, se faire voir, ou plutôt: mousser. Nous sommes des Sisyphes lacustres et recommençons sans cesse le même travail. Il faut nous penser heureux (et libérés de la Cour des comptes). Allons plus loin…
Daniel Cornu, médiateur de la Tribune : Identité des sociétés et blanchiment (…) A l’époque du scandale des fonds Madoff, une société financière genevoise a fait l’objet d’une large publicité pour avoir goûté au fruit défendu. Or, la société n’était pas la seule dans son cas et l’un de ses anciens administrateurs relève, dans un courrier adressé à la Tribune de Genève, qu’à ce jour, après quatre ans, «aucun élément ne vient soutenir la thèse d’un acte pénal». (…) Pourquoi attend-elle aujourd’hui, à propos du blanchiment d’argent, que GPF se fasse elle-même connaître? La réponse journalistique n’est ici pas vraiment convaincante, la loi de proximité se trouvant diversement appliquée. Est-ce alors le fait que l’affaire de blanchiment n’en est qu’à ses débuts et qu’il est pour l’heure difficile, comme l’affirme encore la rédaction en chef de la Tribune de Genève, d’en «démêler les tenants et les aboutissant»? Ou est-ce simplement qu’il n’existe pas aujourd’hui de protagonistes locaux aussi empressés de braquer le projecteur médiatique sur GPF qu’il s’en trouvait naguère?
Olivier Perroux : La Cour des règlements de comptes A hauts cris, en quelques jours, la Cour des comptes, jusqu'ici saluée, est au centre d'une curée. On met en avant la République des copains et des coquins, ça crie, ça hurle, ça se jette des sauts d'eau. Du haut de ses 6 ans d'existence, la Cour des comptes apparaît aujourd'hui comme une institution centrale de l'Etat. Ses rapports sont salués, le suivi des dossiers qu'elle fait est applaudi. Comme tant d'institutions de l'Etat, elle est organisée sur un équilibre des forces politiques et sur une élection populaire. (…) Dans l'agitation actuelle, très politique elle aussi, je vois beaucoup de calculs. Les SIG n'ont rien gagnés à la fuite qui les a concerné, et les genevois encore moins. Dans le cas présent, cette opportune polémique sert bien les affaires de quelques forces politiques en voie d'extinction, mais assurément pas celle des genevois. Elle justifie pleinement le souhait des principaux partis politiques genevois de présenter une liste commune aux élections du 4 novembre. Non pour dissimuler la poussière sous le tapis, mais bien pour s'assurer que cette indispensable institution puisse fonctionner sereinement.
Sébastien Kaech : L'élection à la Cour des comptes doit être reportée ! (…) Le juge Devaud porte effectivement des accusations extrêmement inquiétantes et qui ne peuvent en tout état de cause être étouffées jusqu’au 4 novembre. Nous ne parlons plus d’une simple affaire de personnes aujourd’hui, mais d’un réel dysfonctionnement interne et d'affaires qui auraient été traitées de manière pas toujours très claires. Par conséquent, les soupçons pèsent sur l’ensemble de l’organe et ses magistrats. Au vu de ce qui précède, il me semble judicieux de reporter l’élection du 4 novembre prochain…
Ashwani Singh : Electricité zéro nucléaire à Genève: réponse de SIG Ce post fait suite à ceux des 6 et 11 août derniers - que je vous invite à consulter - dans lesquels je critiquais la communication de SIG destinée à ses clients selon laquelle l'électricité distribuée était zéro pourcent nucléaire. Je m'étais adressé à SIG en demandant des explications et en m'engagent à les publier. C'est aujourd'hui chose faite. Je vous laisse en prendre connaissance… (TDG)
Créé: 24.10.2012, 19h48
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