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UBS en 2009: bénéfice de 1,205 milliard de francs au 4e trimestre

banque | L'UBS a renoué avec les chiffres noirs au 4e trimestre 2009. La banque a dégagé un bénéfice net nettement supérieur aux attentes, de 1,205 milliard de francs, contre une perte de 9,56 milliards un an auparavant.

KEYSTONE
© KEYSTONE | L'UBS a renoué avec les chiffres noirs au 4e trimestre 2009.

ATS | 09.02.2010 | 06:32Dernière mise à jour: 09.02.2010 | 07:55

L'UBS n'avait plus dégagé un résultat trimestriel positif depuis le 3e trimestre 2008. La performance s'avère supérieure aux estimations des analystes, interrogés par l'agence financière AWP. Ceux-ci tablaient en moyenne sur un bénéfice de 376 millions de francs. Toutes les divisions ont enregistré un bénéfice avant impôts au 4e trimestre 2009, précise le groupe.

"Les progrès accomplis dans l'amélioration de l'efficacité opérationnelle, la réduction des risques et la remise sur pied ainsi que le recentrage des activités devraient déployer leurs effets dans les trimestres à venir", écrit l'UBS dans son communiqué.

Le numéro un bancaire suisse boucle cependant l'année 2009 sur une perte de 2,74 milliards. La perte annuelle s'avère toutefois largement inférieure à celle historique de 2008, de 21,29 milliards de francs.

Les sorties de capitaux se sont amplifiées au 4e trimestre

Renouant avec les profits, l'UBS n'en continue pas moins de perdre des clients. Au cours des trois derniers mois de 2009, le numéro un bancaire helvétique a subi des sorties nettes de capitaux de 56,2 milliards de francs, contre 36,7 milliards au trimestre précédent.

Un an auparavant, les sorties nettes de capitaux s'étaient chiffrées à 85,8 milliards de francs, a précisé mardi l'UBS. Sur l'ensemble de l'année 2009, pas moins de 147,3 milliards sont sortis de coffres de l'établissement, contre 226 milliards une année auparavant.

Dans la gestion de fortune et les affaires en Suisse, le reflux d'argent frais s'est inscrit à 33,2 milliards de francs, contre 16,7 milliards trois mois auparavant. La banque attribue notamment ce repli à l'amnistie fiscale italienne. Sur un capital investi de 22,8 milliards affecté par la décision de Rome, la banque a pu en conserver 14,3 milliards.

Ces reflux sont intervenus dans un contexte difficile pour le secret bancaire, des listes de clients circulant dans plusieurs pays voisins. Les clients helvétiques ont eux aussi continué de retirer leurs fonds de l'UBS à hauteur de 5,9 milliards de francs entre octobre et décembre, contre 3,9 milliards trois mois auparavant.

Dans ses affaires helvétiques, l'établissement souligne avoir enregistré un afflux net d'avoir avec sa clientèle d'entreprise et institutionnelle. Du côté des clients internationaux, les sorties de fonds ont plus que doublé passant en l'espace de trois mois de 12,9 à 27,3 milliards de francs. Toutefois, la région Asie-Pacifique a affiché un solde positif en la matière au 4e trimestre.

Actifs investis en repli

Dans la gestion de fortune aux Etats-Unis, les sorties nettes de capitaux ont atteint 12 milliards de francs, contre 9,9 milliards entre juillet et septembre. L'UBS, dont la réputation a été ternie par des affaires d'évasion fiscale, attribue ces retraits de fonds aux départs de conseillers financiers ainsi qu'à un recrutement de spécialistes "chevronnés" limité.

Dans l'unité de gestion d'actifs (Global Asset Management), les sorties nettes se sont chiffrées à 11 milliards de francs, contre 10 milliards au 3e trimestre. Au 31 décembre 2009, les actifs investis atteignaient 2233 milliards, contre 2258 milliards trois mois auparavant. Les mouvements positifs du marché ont permis de compenser une partie de reflux de fonds ainsi que les effets de change.




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Par guru le 09.02.2010 - 23:20

"Des voix, de plus en plus nombreuses, s'élèvent pour dire que notre Confédération doit redresser la tête et cesser de se conformer au diktat et aux chantages de pays qui, outre leur politique fiscale confiscatoire, assortie de tracasseries administratives lancinantes, n'ont de démocratique que l'appellation."
 
Quelle absurdité. La Suisse, Genève en premier, n'a rien à envier à ses voisins au niveau de la "confiscatoricité" fiscale à ses propres serfs. Et ça va s'empirer au fur à mesure que nous deviendrons pauvres.

Par migel le 10.02.2010 - 00:11

Vous dites de sottises et ne connaissez visiblement rien à la fiscalité des pauvres français qui se font saigner à blanc. Genève n'est pas un paradis mais la situation s'est bien améliorée ces dernières années.

Par guru le 10.02.2010 - 05:49

"Vous dites de sottises et ne connaissez visiblement rien à la fiscalité (...)"
 
Je vous retourne ces mots dans l'emballage d'origine, car, faisant partie de ceux qui s'acquittent honnêtement des impôts, à l'exacte opposé de ces soi-disant patriotes prétendant qu'il n'y a point comme chez nous, tout en s'arrageant à ne pas verser grand-chose à l'Etat (e.g. assistés), ou à en en recevoir plus qu'ils en y versent (e.g. fonctionnaires), je ne vous avais rien commandé.

Par guru le 09.02.2010 - 23:46

"Les discussions menées par le Conseil fédéral à propos de l'UBS entre août 2008 et février 2009 ne figurent dans aucun procès-verbal, a révélé la RSR mardi soir sur son site internet. De quoi compliquer la tâche d'une éventuelle commission..." (TdG)
 
L'UBS égale l'Etat. D'où le secret défense. C'était la réaction de la majorité (cinq) de ces conseillers fédéraux. En réalité, rien de tel n'est inscrit dans la constitution et ils le savaient. Un avion qui crashe aura sa boîte noire retrouvée pour chercher la cause de l'accident. Si les pilotes ont préalablement cassé la boîte noire, c'est qu'ils ont quelque chose à cacher. Leur responsabilité devra être engagée pour une tentative de dissimuler les preuves. Même si leur actes parlent d'eux-mêmes.

Par Clever65 le 09.02.2010 - 21:52

Mais, non clean à Singapour ou Honk Kong et faire un trust, ainsi on protège son argent des rapaces et on place dans une monnaie solide avec un bon rendement et on s'épargne l'impôt anticipé qui n'existe pas et cela à l'avantage d'être en dehors du pays de résidence, comme l'on fait les Allemands en Suisse, mais en ayant commis l'erreur d'ouvrir un compte nominatif et sous un gouvernement et une banque qui les a trahi.

Par Clean le 09.02.2010 - 15:42

Au cours des trois derniers mois de 2009, le numéro un bancaire helvétique a subi des sorties nettes de capitaux de 56,2 milliards de francs, contre 36,7 milliards au trimestre précédent.
.
Je constate enfin que les clients de cette banque deviennent raisonnables et continuent à ne pas lui faire vraiment confiance... Et ils ont raison!

Par oldfarmer le 09.02.2010 - 17:34

Et on doit aller ou ??

Par linario le 10.02.2010 - 10:01

Il y a aussi les banques cantonales ou "locales" comme la BCG ou la Raiffeisen. Elles s'en tiennent davantage à leur métier de banquier et ne jouent pas au casino avec votre argent, c'est pour ça qu'elles n'ont presque rien perdu dans la crise.

Par Clean le 09.02.2010 - 20:31

A la Banque alternative BAS par exemple et pour la prévoyance chez IAM ou Ethos...

Par Geneve09 le 09.02.2010 - 22:12

vous me faites rire... vous pensez que pour votre prévoyance cela va changer quelque chose ?

Par Geneve09 le 09.02.2010 - 11:39

l'actionnaire ne sort de l'argent de sa poche que quand il vend l'action cher Linario, si ce même actionnaire n'a pas pour bur de spéculer, il garde l'action en question et attends qu'elle remonte... dans le long terme (+10ans) c'est toujours positif, visiblement votre façon de voir est spéculative...

Par linario le 09.02.2010 - 14:14

Visiblement l'actionnaire empoche les bénéfices et s'affranchit des pertes... Ca doit être ça la fameuse responsabilité individuelle libérale !

Par migel le 10.02.2010 - 00:07

Mais non, pas du tout. Lorsque l'entreprise fait des pertes, l'actionnaire perd de son capital en raison de la baisse de la valeur de l'action, c'est donc le premier à assumer la perte. Dans une entreprise non cotée, la perte amène un réduction du bilan et donc une diminution des fonds propres et de la valeur des parts. Lorsque l'entreprise est cotée ce n'est pas aussi mathématique car il y a une question de perspectives qui entre en jeu dans la cote de l'action, mais globalement l'effet est le même.

Par linario le 10.02.2010 - 10:00

Mais pourtant il me semble bien que lorsque l'entreprise fait un bénéfice, l'actionnaire empoche de l'argent (c'est à dire que de l'argent entre sur son compte en banque). Tandis que lorsque l'entreprise fait une perte, aucun argent ne sort du compte en banque de l'actionnaire. Dans le cas de l'UBS, c'est de la poche des contribuables que les pertes sont sorties.

Par Clean le 09.02.2010 - 15:44

Oui, les radicaux libres ont énormément de peine à définir clairement ce qu'est la responsabilité individuelle d'un côté et la liberté collective de l'autre!

Par Gazouille le 09.02.2010 - 10:16

Ridicule et bête votre commentaire!
"Spéculer sur les marchés boursiers avec l'argent du contribuable ça paie!"

De 1: UBS comme toute autre banque place ses liquidités sur différents marchés. Marché des capitaux, marché monétaire etc etc selon des règles comptables bien définies et de plus en plus strictes.

De 2: J'imagine que vous vous parlez de l'argent du contribuable il doit s'agir du prêt qu'a octroyé la Confédération à l'UBS (6 mias) et qu'entre temps (chose que vous avez du oublier j'imagine!) elle a REMBOURSé avec un gain pour la Confédération d'environ 1 mia.

En difinitive, votre commentaire n'est que le reflet (malheureusement) d'une grande partie de la population qui ne comprend pas grand chose ou qui n'a envie de comprendre que ce que le matin et la tribune racontent.

L'intérêt de toute la population est d'avoir un secteur financier en forme. Et vos commentaires ne font que remettre une couche sur cette banque qui n'en a pas ou plus besoin.

P.S: Si vous êtes à ce point-là convaincu qu'être actionnaire est une bonne chose mais alors achetez-en quelques une d'actions!
Pour rappel quand la situation ne va pas bien les actionnaires ne doivent rien payer mais ils ne reçoivent aucun dividende non plus! (Dividende = rétribution pour le risque pris de l'actionnaire qui accepte de devenir propriétaire d'une infime partie de l'entreprise)

Par linario le 09.02.2010 - 10:33

De 1: UBS comme toute autre banque place ses liquidités sur différents marchés. Marché des capitaux, marché monétaire etc etc selon des règles comptables bien définies et de plus en plus strictes. -> en quoi c'est différent de ce que j'ai dit ? J'aurais peut-être seulement dû éviter de préciser "boursiers"...

  • il doit s'agir du prêt qu'a octroyé la Confédération à l'UBS (6 mias) -> exact, je n'ai jamais dit le contraire. Vous confirmez donc que les contribuables ont prêté 6 milliards à l'UBS pour qu'elle puisse recommencer à spéculer sur les marchés ?

  • L'intérêt de toute la population est d'avoir un secteur financier en forme -> ça c'est vous qui le dites car l'industrie financière était très en forme juste avant le récent crash !

  • Si vous êtes à ce point-là convaincu qu'être actionnaire est une bonne chose mais alors achetez-en quelques une d'actions! -> facile à dire mais c'est un truc de riches !

  • Pour rappel quand la situation ne va pas bien les actionnaires ne doivent rien payer mais ils ne reçoivent aucun dividende non plus! (Dividende = rétribution pour le risque pris de l'actionnaire qui accepte de devenir propriétaire d'une infime partie de l'entreprise) -> c'est ce qui me semblait. Donc quand ça gagne les actionnaires empochent et quand ça perd le contribuable éponge !

  • Et qu'en est-il des 60 milliards ? Il s'agit bien d'actifs pourris et invendables que le contribuable a acheté à bon prix à l'UBS non ?

    Par Gazouille le 09.02.2010 - 12:58

    Vous parlez de spéculation alors qu'il s'agit de placer les liquidités de la banque. Il y a quand même une nuance non?!?

    Je vous confirme en effet que la Confédération a octroyé un prêt de 6 mias de CHF à l'UBS mais non pas dans le but de spéculer à nouveau mais uniquement dans le but de lui fournir les liquidités nécessaires à ses activités quotidiennes! J'ai l'impression que vous voyezde la spéculation un peu partout vous…

    Vous dite qu'être actionnaire est un truc de riche. L'action UBS est à 13.--, elle vous coute aussi cher qu'un menu big mac il me semble que c'est encore abordable non…?

    Concernant les 60 mias c'est là que tout le monde fait l'erreur. Il n'y a rienà voir avec le contribuable! Les 60 mias d'actifs "pourris" ou "toxiques" proviennent du bilan d'UBS. Fin 2008 ces actifs n'avaient plus de valeurs car plus personne ne voulait les acheter. Mois après mois la banque devait les dévaluer (enraison de différentes règles comptables). Cette situation n'est à long temre pas viable pour une banque. Pour cette raison la BNS a créé ce "Stab Fund" dans lequel UBS a transféré ses actifs. Le contribuable n'a donc a aucun moment acheté ces actifs. Pour rappel, la BNS et la Confédération sont complètement dissociées au niveau juridique.
    Depuis 2008 la situation a quand même pas mal évoluée: ces actifs il y a peu invendables commencent à être à nouveau cotés et valent de nouveau quelque chose. N'allez donc pas croire que la BNS a fait une mauvaise opération. Elle pourra les revendre d'ici quelques années avec un beau bénéfice, j'en suis persuadé!

    Par linario le 09.02.2010 - 14:12

    Vous parlez de spéculation alors qu'il s'agit de placer les liquidités de la banque. Il y a quand même une nuance non?!? -> quelle différence voyez-vous entre "placer des liquidités sur les marchés" et "spéculer sur les marchés" ?

  • la Confédération a octroyé un prêt de 6 mias de CHF à l'UBS [...] dans le but de lui fournir les liquidités nécessaires à ses activités quotidiennes! -> Comme par exemple payer les salaires, les factures etc. ou plutôt remettre des capitaux à disposition des traders ?

  • Vous dite qu'être actionnaire est un truc de riche. L'action UBS est à 13.--, [...] c'est encore abordable non…? -> Si elle a coulé autant c'est que personne n'en veut car l'UBS est moribonde (ainsi que tout le système financier d'ailleurs). Pas la peine d'essayer d'attirer des petits épargnants dans ce traquenard !

  • Ce que vous dites sur les actifs toxiques est assez drôle. Je vous rappelle qu'il s'agit de maisons saisies et qui tombent en ruine aux USA. Alors dire que leur valeur va augmenter...

  • Donc la BNS n'a rien acheté mais l'UBS n'a plus les actifs et la BNS vous pouvoir empocher les miettes qu'elles en retirera si elle peut en revendre un ou deux ? Il y a qqun qui est perdant là... Avant je pensais que c'était la BNS, maintenant je me dis que c'est l'UBS mais ça me semble peu crédible... Merci de m'éclairer !

    Par migel le 10.02.2010 - 00:01

    En fait Linario, vous avez raison dans le sens que toute prise de risque, si minime soit elle est une forme de spéculation. Par exemple, lorsque vous prenez le bus le matin, vous spéculez qu'il n'aura pas d'accident et que vous arriverez entier à destination. Maintenant, lorsque l'on parle de placer des liquidités dans le jargon financier, on veut dire placer à court terme à risque quasi 0 avec un rendement très faible mais qui permet une bonne disponibilité des fonds.

    Pour ce qui est des besoins de liquidité, le problème de la banque lorsqu'il y a un afflux de demandes de retrait, c'est qu'elle peut se trouver en manque de liquidités bien que ses actifs soient suffisant. Une injection de liquidité de la part de la confédération et de la BNS a pour but premier de permettre à la banque de continuer à servir les titulaires de compte qui désirent faire des retraits. On ne parle pas là de traders ni de spéculation d'aucunes sortes.

    Pour ce qui est des actif toxiques, la question reste en suspens. Le problème au moment de la reprise par la BNS était avant tout l'absence de demande pour ce type de placement spéculatif. Il est clair que la valeur intrinsèque des actifs immobiliers américain s'est écroulée, mais avec du temps, il est possible que ces actif soient revalorisés. On ne peut pas savoir s'il y aura bénéfice ou perte pour la BNS, cela dépendra de l'évolution économique au USA.

    Par linario le 10.02.2010 - 09:58

    Merci. Mais du coup comment est-il possible que l'UBS dégage un milliard de bénéfice, avec les pertes qu'elle a eu auparavant et les dizaines de milliards retirés par les clienets, si les six milliards prêtés par nous ont seulement servis à couvrir les départs de fonds ?

  • Et je ne sais toujours pas si il est juste de dire que la BNS a "acheté" (c'est à dire qu'elle a donné 60'000'000'000.- à l'UBS en échange de titres) les actifs toxiques de l'UBS... C'est en tout cas une somme qui semble davantage correspondre à la hauteur des retraits mais ne justifie toujours pas les bénéfices il me semble...

    Par migel le 10.02.2010 - 13:25

    Ce qui se passe c'est que les milliards de pertes sortent de la poche de l'actionnaire dans la mesure où son investissement perd de la valeur. Si on simplifie un peu, la valeur d'une action correspond aux total de l'actif (ou est investi l'argent) moins le total des dettes, (ce qui nous donne les fonds propres de l'entreprise) divisé par le nombre d'actions.

    Lorsque la valeur des actifs baisse et que les dettes restent identiques, les fonds propres baissent. C'est la raison pour laquelle les banque émettent des nouvelles actions pour recevoir des liquidités et respecter la proportion de fonds propres nécessaire à l'exercice de leur métier.

    La BNS n'a pas acheté les actifs pourris, elle a prêté à la société de portage chargée des les liquider le montant nécessaire au rachat à l'UBS. Dans les fait cela ressemble mais ce n'est pas tout à fait pareil. L'UBS a doté la société de portage de fonds propre pour 6 mia et il ne reste plus qu'à attendre que les actifs se vendent pour savoir s'il y a perte ou bénéfice.

    En ce qui concerne les bénéfices, une fois le bilan assaini, il n'y a rien qui empêche la banque d'avoir plus de rentrées que de coûts, n'oublions pas que l'action UBS est passée de 70 CHF à 14 CHF, c'est là que vous avez l'essentiel des pertes, assumées par les actionnaires.

    Par linario le 10.02.2010 - 14:10

    Très bien, merci pour ces précisions. Il me semble donc qu'au-delà de votre discours de spécialiste et de mes approximations d'observateur ignorant, ce que je dis est bel et bien correct :
    1a. Lorsque l'UBS fait un bénéfice, le compte bancaire des actionnaires est crédité.
    1b. Lorsque l'UBS se plante complètement et fait un déficit gigantesque, c'est le compte bancaire de la confédération et de la BNS qui sont débités

  • 2a. L'UBS s'est retrouvée avec 60milliards d'actifs pourris correspondants à des maisons saisies aux USA (aujourd'hui vides, leurs habitants ayant été jetés à la rue) qui sont laissées à l'abandon et aux pillards.
    2b. La BNS a acheté ces actifs pourris à l'UBS pour assainir son bilan (ce qui, c'est mon avis, revient à faire un cadeau de qq dizaines de milliards à l'UBS, ces actifs ne devant probablement jamais retrouver leur valeur initiale vu qu'ils résultent d'une bulle).
    2c. Ces 60milliards ont permis à l'UBS de couvrir la fuite des capitaux

  • 3a. La confédération a prêté 6 milliards à l'UBS
    3b. L'UBS a utilisé ces 6 milliards pour spéculer sur les marchés (peut-être contre la dette suisse d'ailleurs) et elle a gagné de quoi rembourser la confédération, faire un milliard de bénéfice et payer de généreux bonus à ses traders.

  • Tout ça ressemble à une belle arnaque !

    Par linario le 09.02.2010 - 10:07

    Spéculer sur les marchés boursiers avec l'argent du contribuable ça paie !

  • Si je comprend bien, il y a un maintenant un bénéfice qui sera partagé entre les actionnaires. Mais quand il y a eu des pertes, les actionnaires ont du sortir de l'argent de leur poche ?

     

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