Minorités
Uli Windisch en appelle à un plurilinguisme actif
Par Marion Moussadek. Mis à jour le 01.03.2012 3 Commentaires
Une publication
Uli Windisch est co-auteur notamment de Les relations quotidiennes entre Romands et Suisses-allemands. Un ouvrage quie donne une idée sur l'ampleur de la problématique: 2 tomes totalisant 1160 pages.
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Il s'en est fallu de peu pour que le Conseil des Etats n'accepte mercredi le postulat du PLR neuchâtelois Raphaël Comte. Par 19 voix contre 18, l'objet soumis pour une représentation plus équitable des régions et des langues, a été rejeté. Cette question hante régulièrement notre pays aux minorités linguistiques. C'est le cas d'Antonio Hodgers qui fait des pieds et des mains pour obtenir gain de cause en la matière. La veille, son initiative parlementaire visant à contraindre nos voisins alémaniques à parler le Hochdeutsch dans les hautes sphères de l'Etat a, elle, été clairement rejetée au Conseil national par 116 voix contre 46.
Le point avec Uli Windisch, sociologue, directeur du Master communication et médias à l'Université de Genève.
Que vous inspire le rejet de l'initiative parlementaire du Vert genevois Antonio Hodgers qui souhaitait imposer le HochDeutsch dans les hautes sphères de l'Etat?
C'est une vieille rengaine arrogante. Exiger des Suisses alémaniques qu'ils parlent le HochDeutsch, c'est comme exiger d'eux qu'ils parlent une langue étrangère. L'époque où les Suisses allemands étaient condescendants est révolue. Il faut désormais la réciprocité.
Quelle est la solution pour sortir de ce que vous appelez «cette vieille rengaine»?
Les Romands doivent aller au-delà de leur statut de plaintif et entreprendre d'apprendre mieux les langues. Plus on est minoritaire, plus on doit connaître de langues. J'appelle à un plurilinguisme actif. D'ailleurs, pour moi, les monolingues - tous pays confondus- sont les analphabètes d'aujourd'hui!
Que pensez-vous de la meilleure représentativité des langues et des régions au Conseil fédéral prônée par le libéral-radical neuchâtelois Raphaël Comte, rejetée elle aussi? Depuis 1999, aucun Tessinois n'est plus au gouvernement...
Pourtant, ce postulat n'est pas nécessaire. L'équilibre est quasi automatique. Nul besoin de garantir cela législativement parlant. En revanche, il faudrait un Tessinois au Conseil fédéral, oui. Il faut être attentif aux mouvements réactifs tessinois qui se développent et qu'on néglige. Mais il ne faut pas légiférer. Sinon, ce sera la spirale infernale. Quid alors des écoles alémaniques de Sierre ou de Sion? Faudrait-t-il les fermer?
(Newsnet)
Créé: 01.03.2012, 19h06
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3 Commentaires
1. les Romands devraient commencer à savoir lire et écrire leur propre langue, car quand on voit les rédactions de certains commentaires sur ces forums...c'est à faire peur !2.t, le Suisse-Allemand 'n'est pas une langue ! C'est tout simplement un dialecte, comme il y en a tant en Allemagne ou en Italie. Avez-vous vu, un code des obligations, un bail, une notice de médicament, en Suisse-Allemand? Répondre
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