Combat
La Suisse réclame l'abolition de la peine capitale
Mis à jour le 10.10.2012 2 Commentaires
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«Nous avons décidé que le combat pour l'abolition de la peine de mort serait la première priorité de notre politique des droits de l'homme», ajoute le conseiller fédéral dans une interview publiée mercredi par le quotidien La Liberté, à l'occasion de la 10e Journée internationale contre la peine de mort.
Ces dernières années, plus de 50 Etats ont tourné le dos à la peine de mort. Plus de 130 Etats l'ont abolie ou observent un moratoire alors qu'ils ne sont plus qu'une cinquantaine à l'appliquer encore. «C'est un chiffre encourageant, mais nous ne devons pas nous en contenter», souligne Didier Burkhalter.
«L'idée que l'on puisse tuer au nom de la justice va à l'encontre des valeurs de l'humanité elle-même», renchérit le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans une tribune commune avec ses homologues de France, d'Italie, d'Allemagne, d'Autriche et du Liechtenstein publiée dans Le Temps.
Pour les six ministres, la peine de mort est «incompatible avec le respect des droits de l'homme» et «porte atteinte à la dignité humaine». En outre, l'exécution de personnes innocentes «suffit à (la) vider de toute légitimité», soulignent-ils.
Mobilisation pour un moratoire universel
En 2010, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une troisième résolution appelant à un moratoire universel en vue de l'abolition de la peine de mort, par 109 voix contre 41. Cette année, cette résolution est à nouveau au menu des discussions et les six ministres européens comptent coordonner leurs efforts pour qu'elle reçoive un soutien encore plus significatif.
«Seul un engagement politique fort permettra de voir un jour la peine capitale disparaître», déclarent-ils.
La Suisse, la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche et le Liechtenstein appellent tous les Etats à se joindre à leur déclaration commune. Ils soutiennent que «cette pratique n'a pas sa place au 21e siècle».
Aujourd'hui, le seul pays européen à encore procéder à des exécutions est le Bélarus. La France a aboli la peine de mort seulement en 1981. En Suisse, c'est en 1940 que le dernier prisonnier a été exécuté.
Souvent pointées du doigt par la communauté internationale, trois grandes démocraties dont les Etats-Unis, l'Inde et le Japon appliquent toujours la peine capitale.
(ats/Newsnet)
Créé: 10.10.2012, 12h32
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La rédaction
2 Commentaires
On ferait mieux de s'occuper de NOTRE sécurité avant de vouloir donner des conseils ...aux autres ! Répondre
Tout à fait d'accord, surtout lorsqu'il y a une peine de mort en cas d'homosexualité ou d'adultère. De plus, au combien de personnes, partout dans le monde, sont jugées "coupables" d'un délit alors qu'elles sont "non coupables" (faux témoins, faux témoignages, corruption etc) Non à la peine de mort!!!!Personne n'a le droit de vie/de mort sur une autre personne. Répondre





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