La plupart des partis défendent le oui le 21 mai

Votation Le comité interpartis souligne que les principaux partis, à l'exception de l'UDC, soutiennent la stratégie énergétique 2050.

Selon le comité interpartis, la stratégie énergétique est largement soutenue et représente un bon compromis. (Vendredi 21 avril 2017)
Vidéo: Keystone

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Mise sur les rails après la catastrophe de Fukushima, la stratégie énergétique 2050 doit assurer la sortie de la Suisse de l'atome. La première étape vise d'ici à 2035 une augmentation de la production d'énergie verte à 11'400 gigawatts et une réduction de consommation d'énergie de 43% par rapport à l'an 2000.

La Suisse envoie chaque année en moyenne 10 milliards de francs dans le monde arabe et vers la Russie - entre autres - pour l'achat de pétrole, de gaz ou d'uranium, a souligné le comité interpartis. Celui-ci réunit plus de 150 parlementaires des principaux partis, à l'exception de l'UDC, qui se place dans le camp opposé à l'origine du référendum, et d'une minorité du PLR.

Créer les richesses ici

Les prix sont dictés et l'approvisionnement n'est pas garanti. Sans oublier que la création de richesses se fait à l'étranger, ajoute le comité. Voilà qui est, selon lui, un non-sens économique néfaste en termes de politique climatique.

La stratégie énergétique permettra de diminuer progressivement l'importation en misant sur la production indigène. La production de valeur aura ainsi lieu en terres helvétiques et favorisera les énergies sûres, propres et suisses.

«Récolter ou importer, tel est le choix», résume le conseiller national Roger Nordmann (PS/VD). Il s'agit aujourd'hui non seulement de renforcer l'hydroélectricité, mais aussi d'étendre la récolte aux autres énergies indigènes que l'on sait désormais capter: le soleil, le vent, la géothermie et la biomasse.

«Profondément patriotique»

A l'adresse de l'UDC, seul parti gouvernemental à combattre le projet, le Vaudois lance que la stratégie est «profondément patriotique». Pour lui, renoncer à produire de l'énergie sur place et augmenter les importations, ce n'est rien d'autre que se détourner de la Suisse et miser sur l'étranger.

La présidente des Verts Regula Rytz a elle énuméré les avantages écologiques du projet, dont une claire amélioration pour les biotopes d'importance nationale. Les nouvelles installations pour l'exploitation d'énergies renouvelables y seront interdites par la loi. La Stratégie énergétique 2050 ne résout pas tout, reconnaît-elle, mais elle est un pas dans la bonne direction. Ce pas implique certains efforts, des investissements et des innovations.

«Oui, il faut davantage de panneaux solaires sur de nombreux toits. Oui, il y aura quelques éoliennes et centrales hydrauliques de plus». Malgré cela, les organisations environnementales suisses soutiennent à l'unanimité la stratégie, a-t-elle rappelé.

«Un bon compromis»

Selon le conseiller national Peter Schilliger (PLR/LU) la stratégie énergétique est un bon compromis. En cela, elle est un résultat typiquement suisse, pragmatique et non dogmatique. Elle mise sur l'efficience énergétique, sur un soutien - limité dans le temps - des énergies renouvelables et sur des avantages fiscaux pour les assainissements énergétiques du parc immobilier actuel.

Et le libéral-radical de souligner que les milieux économiques, en premier lieu l'Union suisse des arts et métiers (usam), sont convaincus par le projet.

Chiffres

Le conseiller aux Etats Werner Luginbühl (PBD/BE) reconnaît que ce premier paquet de la stratégie aura un coût, mais pas autant que la «campagne mensongère des adversaires». L'UDC en effet avance que les ménages devront débourser 3200 francs de plus par an. Et cela pour n'avoir que de l'eau froide pour se doucher. Le Conseil fédéral parle lui de 40 francs par ménage.

Croire que la sécurité de l'approvisionnement est gratuite, c'est rêver, a lancé le Bernois. Elle aura toujours un certain coût. Or les milieux économiques ont un intérêt à un degré élevé de sécurité de l'approvisionnement et donc à la stabilité. Les investissements prévus par la stratégie lui paraissent supportables, aussi bien pour les privés que pour l'industrie.

Les adversaires torpillent la stratégie avec des chiffres fantaisistes, a conclu le conseiller national Stefan Müller-Andermatt (PDC/SO). Pour lui, ils ne proposent aucune alternative. (ats/nxp)

Créé: 21.04.2017, 11h03

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