Asile
Les centres débordent et les requérants protestent
Nombre de demandes toujours élevé
Le nombre de demandes d'asile en Suisse est resté à un niveau élevé au 2e trimestre 2012. Avec 7250 cas, le nombre n'est certes supérieur que de 1,8% à celui de 1er trimestre, mais dépasse de 34,2% le nombre de demandes déposées au 2e trimestre 2011.
Le principal pays de provenance pour le trimestre sous revue a une nouvelle fois été l'Erythrée avec 1275 demandes ( 124 demandes/ 10,8%). Arrivent ensuite le Nigéria avec 674 demandes (-3/-0,4%) et la Tunisie avec 611 demandes (-53/-8,0%), précise l'Office fédéral des migrations (ODM) dans un communiqué.
Sur le total 6099 demandes d'asile ont été réglées en première instance, soit 11,3 % de moins qu'au trimestre précédent. Le nombre de demandes en suspens a progressé de 11,4 % par rapport au trimestre précédent et s'élève désormais à 15'927.
Durant le 2e trimestre, 3289 personnes ont par ailleurs quitté la Suisse par voie aérienne sous la surveillance des autorités, soit une augmentation de 43% par rapport à la même période de 2011, dont 1178 transférées dans un autre Etat Dublin, soit 33,1% de plus qu'au deuxième trimestre de l'année 2011. La majorité, soit 757 personnes, ont été transférées vers l'Italie (-8,7%). (ats)
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Des requérants logés dans l’abri souterrain en ville de Berne avaient l’intention de sortir leurs matelas et de les déposer dans la rue afin d’exprimer leur mécontentement, a indiqué Jacqueline Kalbermatter, membre du Collectif pour le droit des réfugiés à rester en Suisse, lors d’une conférence de presse.
La direction du centre a toutefois empêché les requérants de mener leur action de protestation. L’arrivée de la police cantonale bernoise a envenimé la situation, mais il n’y a pas eu de violence. Les personnes logées dans cet abri du quartier de la Länggasse dénoncent régulièrement le manque de place.
L’un des requérants a expliqué que l’abri est trop exigu pour pouvoir y accueillir 160 personnes. La situation est surtout difficile pour la vingtaine d’enfants. La plupart des personnes demandent aussi à pouvoir elles-mêmes cuisiner. Autre grief: les nombreux contrôles effectués sur place par la police.
Centres débordés
Contacté par l’ats, le porte-parole de l’Office fédéral des migrations (ODM) Michael Glauser confirme qu'il y a des difficultés pour loger certains requérants. «Nos cinq centres fédéraux sont pleins. Ceux des cantons également. Et tout le monde cherche des places.» Outre le canton de Vaud, qui a dû ouvrir en urgence un abri de la protection civile vendredi dernier pour faire face à l’arrivée de nouveaux requérants, la situation est particulièrement tendue dans les cantons de Zurich, des Grisons et en Argovie, indique Michael Glauser.
Jusqu’en septembre, le Département fédéral de la défense (DDPS) doit mettre à disposition des places pour 2000 requérants. Actuellement, il a mis en service deux centres: à Tschorren, dans l’Oberland bernois, et Eigenthal (LU).
Les négociations avec deux communes grisonnes, Medel et Sufers, sont bien avancées, a indiqué une porte-parole du DDPS, interrogée par l’ats. Medel ne sera toutefois disponible qu’en été 2013.
Logement et encadrement
Le DDPS et le Département de justice et police (DFJP) ont annoncé mercredi la conclusion d’une convention administrative sur l’hébergement de requérants dans des infrastructures militaires, comme le leur avait demandé le Conseil fédéral.
Ainsi, le DDPS se charge des négociations avec les cantons et les communes. Une fois que les infrastructures de l’armée ne seront plus requises pour l’asile, il veillera à leur remise en état.
Le DFJP de son côté assure l’encadrement des requérants. Il est responsable de l’exploitation de ces nouvelles places d’hébergement fédérales et de tous les aspects en lien avec la sécurité. Durant leur exploitation proprement dite, la collaboration avec les cantons et les communes relèvera de la compétence du DFJP.
La Confédération a besoin de ces places d’accueil supplémentaires pour éviter de devoir attribuer les requérants d’asile aux cantons dès les premières phases de la procédure. Elle en espère des délais de traitement plus courts et une réduction des coûts. (ats/Newsnet)
Créé: 18.07.2012, 12h31
































