Des navettes sans chauffeur vont être testées en ville de Sion

TransportsCes véhicules autonomes devraient apparaître au printemps prochain.

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Ces bus n’ont ni chauffeur, ni volant, ni pédales. Leurs passagers, eux, sont bien réels. Deux navettes autonomes vont être testées durant deux ans sur la voie publique à Sion. Une première en Suisse, menée sous la houlette de CarPostal en collaboration notamment avec les autorités valaisannes et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

De 4,8 mètres de long sur 2,05 de large, ces véhicules 100% électriques peuvent transporter jusqu’à neuf personnes. Si tout se passe comme prévu, ils feront leur apparition au printemps 2016 en vieille-ville de Sion, dans des zones piétonnes et touristiques. Avant cela, ils vont être testés par des spécialistes sur un site privé et fermé. Le temps, aussi, d’obtenir les autorisations nécessaires à une expérimentation grandeur réelle.

Un accompagnant à bord

Grâce à des capteurs, ces navettes peuvent circuler au centimètre près, distinguer tous les obstacles et lire la signalisation. A Sion, elles circuleront dans une zone dépourvue pour l’heure d’arrêts de bus et ne dépasseront pas 20 km/h. Les passagers ne seront pas totalement seuls, puisqu’un accompagnant sera à bord. Autre précaution, un bouton d’urgence permet d’immobiliser le véhicule en cas de besoin.

L’EPFL est associée au projet. Avec la start-up BestMile, elle va développer les algorithmes qui permettront de gérer la flotte de navettes et de l’intégrer dans le réseau de transport existant, un peu comme une tour de contrôle. «Ce système calcule par exemple le temps nécessaire pour effectuer un trajet, explique Michaël Thémans, adjoint de la vice-présidente pour l’innovation et la valorisation à l’EPFL. Il permet une exploitation classique avec des horaires définis, mais aussi un service à la demande en-dehors des heures de pointe ou dans des zones reculées.»

Des tests ont déjà été menés durant six mois sur le campus de l’EPFL. «Cette fois, le travail se fera avec un opérateur commercial de transports publics», se réjouit Michaël Thémans. Si l’essai est concluant, ces véhicules pourraient apparaître sur d’autres parcours à Sion.

Pour des zones non desservies

«On aura toujours besoin de chauffeurs, assure Valérie Gerl, porte-parole de l’entreprise. Le but n’est pas de mettre ces navettes sur les lignes existantes: nous voulons savoir si ce système serait pertinent pour relier des endroits qui ne sont pas desservis par les transports publics.»

Selon Raphaël Gindrat, directeur de BestMile, ces véhicules seraient aussi utiles sur des sites privés, comme des grands hôtels, des aéroports, des zones industrielles ou des parcs d’attraction. Et la sécurité? «Elle est largement comparable, voire supérieure, à celle d’un véhicule conduit par un être humain», assure-t-il. (TDG)

(Créé: 04.11.2015, 22h12)
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