Lausanne
Le chef d’un réseau de drogue devant le Tribunal criminel
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Etabli au Nigéria mais en détention préventive en Suisse, l’homme est principalement accusé d’infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants. A l’audience, il a déclaré n’avoir joué qu’un rôle mineur dans le réseau, et n’avoir touché que 1000 à 1500 euros de bénéfice. Réseau international
Avec deux associés vivant également au Nigéria, l’homme serait à la tête d’un réseau international de trafic de cocaïne entre l’Afrique de l’Ouest et plusieurs pays européens. En Suisse, la cocaïne aurait été livrée à l’un de ses amis, qui la réceptionnait et la transmettait à divers revendeurs, principalement dans le milieu lausannois.
Certains des transports étaient directement effectués depuis le Nigéria, par des mules que l’accusé aurait lui-même recrutées. D’autres transporteurs, européens, passaient par un réseau mis en place par un complice aux Pays-Bas. L’argent découlant des ventes était ensuite rapatrié au Nigéria.
Quantités importantes
Du 7 janvier 2009 au 1er décembre 2009, l’homme aurait fait livrer en Suisse au moins 38 kilos de cocaïne au taux de pureté moyen de 46%, équivalant à plus de 17 kilos de cocaïne pure. Il aurait revendu la marchandise à son ami pour 31’000 euros par kilo.
De janvier à août 2009, au moins quinze voyages ont été réalisés par quatre mules, par l’intermédiaire du réseau néerlandais. C’est suite à l’interpellation de l’une d’entre elles par les douaniers suisses, en mai 2009 dans un TGV Paris-Lausanne, que l’enquête a été ouverte. Les agents ont découvert 3,2 kilos de cocaïne cachés dans des briques d’eau minérale.
Entre mai et décembre 2009, les mules nigérianes ont effectué au moins dix transports directs entre le Nigéria et la Suisse. Pour dissimuler la marchandise, les transporteurs l’avalaient.
Rôle minimisé
A l’audience, l’homme a reconnu avoir participé au trafic, mais dit n’avoir agi que comme «garant». Son rôle se serait limité à s’assurer du paiement des livraisons par son ami. En cas de défaut de paiement, il aurait été obtenir l’argent auprès de la «riche famille» de son acolyte.
De nombreuses écoutes téléphoniques le font au contraire apparaître comme le véritable chef du réseau, qui organisait le trafic et en connaissait tous les détails. Au Nigéria, l’homme est marié et se livre à un commerce licite de pièces détachées, de frigidaires et de télévisions. Le jugement tombera ultérieurement. (ATSTDG)
Créé: 18.06.2012, 16h42
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