Drame de Sierre
Le chauffeur n'a sans doute pas fait de malaise
Mis à jour le 30.08.2012 7 Commentaires
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Le procureur Olivier Elsig a divulgué ce jeudi les conclusions du rapport d'autopsie du chauffeur du car ainsi que les analyses toxicologiques. Les résultats montrent de façon claire que le chauffeur belge, âgée de 34 ans, est décédé suite aux lésions subies lors de l'accident.
Le rapport, détaillé dans un communiqué par le ministère public du canton du Valais, donne une série d'informations susceptibles de soulever des interrogations. D'abord que le chauffeur souffrait d'une pathologie coronarienne.
«Cette pathologie peut provoquer des troubles du rythme cardiaque, voire un infarctus (...) cependant, il n'existe pas de preuve que cette pathologie ait été à l'origine d'un malaise qui expliquerait la perte de contrôle du véhicule par l'intéressé», écrit le premier procureur Olivier Elsig.
Pas sous influence de l’alcool
Autre information tirée des analyses toxicologiques: le chauffeur n'était pas sous l'influence d'alcool ou de stupéfiants. «Il prenait quotidiennement un médicament antidépresseur, d'où la présence dans son sang de paroxétine», signale le ministère public qui indique que la concentration mesurée se situe dans les normes d'une dose thérapeutique.
Pour éclaircir la situation, le procureur a demandé l'avis de deux autres spécialistes du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), d'un cardiologue et d'un toxicologue.
Le chauffeur cumulait deux emplois
D'autres expertises ont permis d'attester que le temps de repos du chauffeur a été respecté durant la semaine et les 30 heures précédant l'accident.
Le ministère public du canton du Valais indique tout de même que le conducteur du car travaillait comme contrôleur dans une entreprise de transport en parallèle de son emploi de chauffeur. Son temps de repos était ainsi respecté, mais à la limite de la légalité.
Concernant les analyses techniques, le tachygraphe ainsi que les les essieux et pneus équipant le véhicule se sont révélés en ordre.
Dans les prochains jours, un rapport d'expertise des images des caméras de vidéosurveillance du tunnel sera déposé. D'autres analyses sont également en cours, dont notamment celle des données rétroactives du téléphone portable du chauffeur. (Newsnet)
Créé: 30.08.2012, 15h07
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La rédaction
7 Commentaires
Pas de véhicule tiers impliqué, pas d'excès de vitesse, pas d'alcool, pas de problème de santé, pas de défaut technique au car, pas de problème sur la chaussée ni d'éclairage du tunnel, temps de repos respecté. Il faut se rendre à l'évidence : il ne reste malheureusement plus qu'un évènement à l'intérieur du car qui aurait causé une distraction entraînant une inattention sur la trajectoire. Répondre
L'autocar n'a pas dévié de sa trajectoire tout seul. Il a bien fallu une cause. Et si ni les chauffeurs ni le matériel n'ont, nous dit-on, accusé de défaillance, on se demande bien ce qui a pu provoquer cet accident.... On ne sait probablement pas tout. Répondre






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