Fusillade en Valais
Daillon et Chevaline, deux affaires qui restent distinctes
Mis à jour le 05.01.2013 4 Commentaires
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«Il y a juste eu une demande faite par la cellule d’enquête sur Chevaline d’avoir des éléments du dossier. Il n’y a pas d’audition, pas de transport prévu en Suisse», a déclaré une porte-parole de la gendarmerie française.
Il n’y a «pas d’éléments caractéristiques», évoquant des similitudes entre les deux affaires, cette demande d’éléments du dossier est routinière, afin de «fermer des portes», a-t-elle poursuivi. Il n'y aurait, donc, aucun lien entre les deux tueries.
La police valaisanne a indiqué vendredi soir que l'on semble s'acheminer vers une tragédie locale, l'auteur de la tuerie ayant déclaré, lors d'un premier interrogatoire, avoir voulu régler par son geste «un problème familial de longue date».
Un véritable arsenal
L'auteur de la tuerie, qui a fait 3 morts et deux blessés, a également dit «suivre un traitement psychologique». Une instruction judiciaire a été ouverte à son encontre pour assassinat notamment, et son placement en détention provisoire a été requis.Une expertise psychiatrique a également été ordonnée.
Par ailleurs, l'auteur des meurtres était en possession d'un véritable arsenal. Selon le ministère public suisse, il détenait notamment deux mousquetons, un fusil de chasse à grenaille, une carabine à plomb, un pistolet d'alarme. Il détenait également plusieurs dizaines de cartouches, des bandes de chargement pour mitrailleuses, des poignards et des baïonnettes.
Armes différentes
Le jeune homme, un marginal de 33 ans dont l'identité n'a pas été révélée et qui vivait dans le hameau de Daillon, a tué 3 femmes, et blessé deux hommes. L'un des blessés serait son oncle, selon des informations non confirmées.
Il a fait feu avec au minimum deux armes, un mousqueton de l'armée suisse et un fusil à grenailles dont la provenance est inconnue, et a tiré plusieurs dizaines de coups. Le journal britannique The Telegraph, dans son édition de vendredi a estimé pour sa part qu'il y a des similitudes entre la tuerie de Daillon et celle de Chevaline (Haute-Savoie), le 5 septembre 2012, qui a fait quatre morts et un blessé. Selon le journal, le profil psychologique du tueur cherché par la gendarmerie française ressemble à celui du tueur suisse, qui a fait un séjour en psychiatrie.
Mais l'arme du crime de Chevaline est un ancien Luger PO-6, une arme utilisée dans les années 30 dans l'armée suisse. Or, le tueur de Daillon s'est également servi d'une ancienne arme de l'armée suisse, mais d'un mousqueton.
Amateur d'armes, l'homme s'était vu retirer ses armes au moment de son hospitalisation en psychiatrie en 2005. Placé sous tutelle, le tueur, qui ne travaillait pas, touchait une pension d'invalidité.Il habitait la maison laissée par ses parents, au moment de leur divorce. (afp/Newsnet)
Créé: 05.01.2013, 08h02
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La rédaction
4 Commentaires
Et bien ! " deux mousquetons, un fusil de chasse à grenaille, une carabine à plomb, un pistolet air soft et un pistolet d'alarme ! Heureusement, que ce type n'avait plu le droit de détenir des armes..Au fait, comment sont contrôlés ces gens dangereux ? Je vois qu'ils sont aussi bien contrôlés que ceux qu'on expulse...et que l'on retrouve sur notre territoire 2 ou 3 jours après... Répondre
Régler un problème de familial et blesser et tuer ces voisins, je ne comprends pas son résonnement. Répondre






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