Pédophilie
«Douze ans c'est l'âge juste pour l'initiative Marche Blanche»
Par Patrick Chuard. Mis à jour le 12.06.2012 3 Commentaires
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Le Conseil des Etats a confirmé ce matin la décision prise par le Conseil national au mois de mars. Les auteurs d'actes de pédophilie ne pourront pas être poursuivis à vie si leur victime était âgée de douze ans révolus au moment des faits. L'association Marche Blanche aurait préféré que cette limite soit fixée à quatorze ans. Pour Anne Seydoux-Christe (PDC/JU), les Chambres ont fait le bon choix.
Pourquoi avez-vous refusé d'élever l'âge limite à quatorze ans, comme les réclamaient les initiants?
Anne Seydoux-Christe: Je vous rappelle que les promoteurs de l’initiative parlaient d’enfants «impubères». C'est une notion qui n'existe pas dans le droit suisse. L’Office fédéral de la justice et les commissions du parlement qui ont traité ce dossier, se sont donc informés auprès de médecins et de personnes compétences. Il s’est avéré qu’un enfant impubère, cela se situe vers 9 ans pour les filles et 11 ans pour les garçons. L'initiative prétendait surtout protéger davantage les jeunes victimes. On a aussi estimé qu’à partir de 12 ans un jeune est déjà plus apte à se rendre compte de la manière dont on l’aborde. Douze ans c'est donc l'âge adapté pour cette initiative. Du reste ce point n'a pas provoqué de débat.
Est-il juste que cette notion bascule du jour au lendemain, le jour de la date de naissance de la victime?
Mais les enfants de plus de douze ans continuent d'être protégés: il y a une prescription de quinze années qui court depuis les faits. A un moment il faut de la sécurité dans le droit. Il faut que les gens sachent exactement à quoi s’attendre, il faut donc décréter une date. Je précise que l'autre aspect qui a déterminé notre choix, c'est que l'imprescriptibilité est une notion réservée dans le droit suisse aux génocides, aux crimes contre l’humanité ou aux crimes de guerre. Donc, ce sont les infractions les plus graves qu’on puisse commettre. Tout le monde s’accorde à dire que les abus contre les enfants, c’est grave. Mais enfin, il n’y a aucune comparaison avec des crimes contre l’humanité. Il faut que cela reste l'exception.
Vous n'êtes pas entrés en matière sur l'effet rétroactif de l'imprescriptibilité?
Non, une disposition transitoire stipule que les actions juridiques non prescrites au 28 novembre 2008, date de la votation, sont soumises au nouveau droit. C'était le maximum que nous puissions faire. On ne peut pas appliquer un nouvel article à un acte qui s'était commis avant, c'est contraire à tout ce qui se fait en droit.
(Newsnet)
Créé: 12.06.2012, 16h24
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3 Commentaires
Il faudra bien surveiller les enfants de 12 - 13 ans et leur poser des questions. Ils vont devenir des victimes potentielles. Bien dommage. A 14 ans on se défend certainement beaucoup mieux. Répondre
Vous croyez vraiment qu'un procureur va enquêter sur ce qui dépasse 30 ans c'est illusoire et stupide de verser dans un tel populisme, déjà après 10 ans plus personne ne s'y retrouve et encore moins le procureur, démagogique et populaire, mais c'est dans l'air du temps : la répression. Répondre





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