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Afflux de requérants d'asile: une facture de plus d'un milliard
Par Arthur Grosjean, Berne. Mis à jour le 09.10.2012 11 Commentaires
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Les coûts liés aux requérants explosent. Faut-il revoir la politique d'asile en Suisse?
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La facture de l’asile explose. La Suisse devra dépenser 266 millions supplémentaires ces prochains mois, comme le révélait le SonntagsBlick de ce dimanche. L’ardoise se décompose comme suit: 97 millions de crédit complémentaire pour 2012 et 167 millions de rallonge au budget 2013. L’an prochain, l’Office des migrations (ODM) dépensera donc 1,28 milliard. Une hausse de 15%.
Pourquoi cette explosion des coûts? Elle est bien sûr due à l’afflux de requérants en Suisse. Si le mouvement se poursuit, l’ODM affirme aujourd’hui que la barre des 30 000 demandeurs d’asile sera franchie à la fin de l’année. En examinant les chiffres, on voit aussi que le traitement des demandes n’est pas la seule explication à l’inflation des coûts. Il y a aussi de plus en plus de réfugiés reconnus qui dépendent de l’aide sociale. Les Erythréens, premier groupe depuis des années à demander l’asile, sont 98% à dépendre partiellement ou complètement de l’Etat. Ils sont suivis par les Kurdes (89,9%) et les Irakiens (89,2%).
L’explosion des coûts ne laisse pas indifférents les politiciens à Berne. Dans la presse alémanique, Gerhard Pfister (PDC/ZG) brandit la menace de ne pas voter le crédit complémentaire: «Simonetta Sommaruga est dépassée. On ne peut pas juste se contenter de demander plus d’argent.»
Cette réaction épidermique à droite n’est pas partagée en Suisse romande. Et c’est paradoxalement à gauche qu’on trouve la réaction la plus virulente. Ueli Leuenberger (Verts/GE): «On dépense toujours moins d’argent pour les requérants d’asile et toujours plus pour l’appareil bureaucratique afin de traiter les demandes. Ou alors on engraisse certaines entreprises privées qui gèrent les centres d’asile. Donnez-moi deux postes à plein-temps pour aller discuter avec les Tunisiens dans la rue, dans les bistrots, dans les centres d’accueil, qu’il n’y a aucun avenir pour eux dans la procédure d’asile. Je vous promets des résultats en trois mois.»
Le Genevois parle d’un non-sens de la politique d’asile, avec ses durcissements successifs et ses longueurs qui font que des réfugiés reconnus dépendent autant de l’aide sociale.
Isabelle Moret (PLR/VD) défend au contraire les révisions de l’asile. «Heureusement que la droite a agi et n’a pas écouté la gauche, qui nous accusait de peindre le diable sur la muraille. L’explosion des coûts est une suite logique de l’explosion des demandes d’asile. Il est clair qu’il faut plus de places dans les centres, plus de postes pour traiter les demandes, et nous demandons plus de gardes-frontière pour endiguer l’afflux de requérants d’Afrique du Nord.» Elle milite aussi pour une meilleure intégration des réfugiés afin de réduire leur dépendance à l’assistance sociale.
Yvan Perrin (UDC/NE) est aussi favorable à des projets d’intégration, mais pas n’importe comment. «L’intégration, cela ne veut pas dire indiquer l’adresse la plus proche des services sociaux. Il faut former les réfugiés à des métiers dont les entreprises ont besoin.» Il souhaite aussi une accélération des partenariats migratoires pour faciliter les renvois.
Le Parlement devra se prononcer en décembre sur la hausse des moyens en faveur de l’asile. Après examen, les crédits devraient passer la rampe. Deux chiffres pour terminer: en 2011, il y a eu 21% de réfugiés acceptés sur les 22 551 demandes d’asile. (TDG)
Créé: 09.10.2012, 07h53
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11 Commentaires
L'incapacité des politiciens suisses n'est plus à prouver. Incapable de gérer ce problème depuis plus de vingt ans, ils ont en plus réussis à pousser une partie de la population suisse à l'aide social. Il est temps que le peuple, vote les partis qui défendent la population suisse. Répondre
La Suisse n'a pas pour vocation d'héberger tous les pauvres du monde, ruinés à cause de l'extraordinaire enrichissement des rois du pétrole, qui stérilisent les capitaux du monde entier!Aucun chômeur suisse (volontairement créé par la BNS...) en fin de droit ne devrait toucher moins que le plus payé des "réfugiés officiels", c'est à dire CHF 8'250.- par mois, (source: Blick) Répondre





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