Avions de combat
«Les accusations sur le choix du Gripen sont précises»
Par Xavier Alonso, Berne. Mis à jour le 26.01.2012 6 Commentaires
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Une nouvelle Affaire Mirage?
Yvan Perrin, à l’instar des autres parlementaires contactés, y fait sans cesse référence. Chacun craint une nouvelle Affaire Mirage.
Encore vivace.Le traumatisme de ce scandale pourtant vieux de 50 ans reste vivace. En 1962, le parlement donne son feu vert à l'achat du meilleur avion de l'époque: le Mirage III de Dassault.
Tromperie. Le dépassement de crédit se monta au final à 66%, l'armée de l'air ne toucha que 36 Mirage alors qu'elle en espérait 100 et la première commission d'enquête de l'histoire du parlement conclut que le Département militaire avait délibérément trompé le gouvernement, l'assemblée fédérale et l'opinion publique.
Éjecté! Le conseiller fédéral vaudois Paul Chaudet démissionna.
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La lettre anonyme est signée d’un mystérieux «groupe pour une armée crédible et intègre». Elle contient de graves accusations de manipulations des résultats des tests d’évaluation des avions de combat. Ces soupçons sont suffisamment pris au sérieux pour que les parlementaires de la commission de politique de sécurité du Conseil national décident d’enquêter. L’UDC Yvan Perrin est l’un des sept membres de cette sous-commission.
Pourquoi enquêter sur la procédure d’achat alors que la décision est déjà prise?
Parce qu’un certain nombre de soupçons ont été formulés à l’encontre de la procédure d’évaluation. Et il convient de s’intéresser de près à ces accusations. Si tout a été fait dans les règles de l’art, ce sera tout bénéfice de pouvoir aller devant le peuple en cas de votation avec une totale transparence. S’il y a eu des manquements, on se doit d’être conséquent. D’une part vis-à-vis des institutions – l’armée, la Confédération – d’autre part vis-à-vis des autres avionneurs. C’est une question d’équité!
Peut-on encore renoncer à l'achat du Gripen et opter pour un autre avion?
Ce sera très difficile. Mais s’il devait apparaître que les libertés prises avec l’évaluation sont criantes, il faudra être logique. Je n’imagine pas écarter le Gripen, mais plutôt reprendre le processus à zéro.
Pourquoi avoir créé une sous-commission et non confié le mandat à la commission de gestion, dont c’est le mandat institutionnel?
Car lors de la procédure d’achat, une sous-commission s’était déjà occupée d’un certain nombre de vérifications. Elle connaît ce dossier et a déjà auditionné par le passé certains acteurs. Cela va nous permettre d’aller plus vite.
Qu’attendez-vous du Département de la défense (DDPS)?
Une collaboration aussi large que possible. Il serait désastreux que le DDPS donne l’impression qu’il cache quelque chose.
Ce début d’affaire, c’est du pain bénit pour les adversaires de l’avion de combat?
C’est clair. Les grands gagnants sont les opposants de principe à l’achat d’un avion. Noircissez, noircissez, il en restera toujours quelque chose. J’imagine que le GSsA (ndlr: Groupe pour une Suisse sans armée) ne doit pas bouder son plaisir.
Connaissez-vous le «Groupe pour une armée crédible et intègre» et vous a-t-il adressé la lettre accusatrice?
Non, je ne les connais pas. Et je n’ai pas reçu cette lettre. Mais j’avais connaissance de son contenu depuis longtemps.
Donc de fait, si la procédure était inattaquable, ces accusations anonymes n’auraient pas été prises en considération?
Effectivement. Je pense que si les éléments rapportés par ce document anonyme ne reposaient que sur du vent, ils auraient été balayés en quelques minutes de discussion dans la commission. Mais les faits relatés, les précisions et les détails donnés sont suffisamment précis pour qu’ils ne relèvent pas de la simple imagination. Donc cela me dérange. Et cela a dérangé aussi les parlementaires favorables à l’achat d’un avion comme moi.
Si je dois défendre le Gripen dans une campagne de votation, je veux être certain que l'équité a prévalu à ce choix. Si une affaire de type Mirage éclate en pleine campagne, l’échec est programmé. Et les conséquences pour l’armée et le département iront bien au-delà de l’achat ou non d’un avion de combat.
La lettre évoque notamment le fait que Saab (SAAB B 16.507 -2.02%) a présenté une offre directe au chef du Département de la défense Ueli Maurer!
En effet… Et ce n’est pas rien. Si cela était avéré, cela constituerait une violation grave de la procédure. C’est notamment ce qui incite la commission à vouloir faire toute la lumière. (Newsnet)
Créé: 26.01.2012, 16h53
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La rédaction
6 Commentaires
Que l'armée suisse achète des cerf-volants, cela coûtera moins chers aux contribuables et ce sera meilleur pour les finances du pays? Répondre
Quelqu'un m'a dit
"Si les Arabes déposent les armes aujourd'hui Il n'y aura plus de violence
Si Israël dépose les armes aujourd'hui Il n'y aura plus d'Israël.*
.
Et si on faisait la paix ? Nous ne sommes ni Israël, ni les Arabes.
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