Suisse-Autriche
Widmer-Schlumpf à Vienne pour défendre l'accord fiscal
Mis à jour le 25.05.2012 2 Commentaires
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La Suisse est allée en Autriche pour défendre l'accord fiscal. Les deux parties ont évoqué «leur étroite collaboration», illustrée selon le DFF «par la conclusion rapide d'un accord bilatéral». Le texte prévoit l'instauration d'une taxe pour régulariser les fonds autrichiens placés en Suisse, ainsi qu'une imposition à la source des futurs rendements des capitaux.
Vienne espère que cet accord lui rapportera un milliard d'euros en 2013 (environ 1,2 milliard de francs). L'opposition autrichienne rejette en revanche ce texte, critiquant un «blanchiment d'argent légitimé par l'Etat» et remettant en question la constitutionnalité de cet accord.
Eveline Widmer-Schlumpf a quant à elle rétorqué que l'accord était conforme à la Constitution autrichienne. Citée par l'agence de presse autrichienne apa vendredi, la conseillère fédérale n'y décèle «pas de problèmes particuliers, même si elle admet ne pas connaître leur Constitution en détail».
Imposition à la source
Eveline Widmer-Schlumpf a également évoqué les avantages d'une imposition à la source des revenus financiers. Le texte prévoit d'une part l'instauration d'une taxe (entre 15 et 38%) pour régulariser les fonds autrichiens placés en Suisse, mais également une imposition à la source des futurs rendements des capitaux (25%).
«A ce stade, je ne décèle pas de points négatifs», a pour sa part réagi le président autrichien, concédant toutefois en connaître le contenu par les médias et les discussions qu'il a eues. A l'instar d'autres lois ou textes juridiques, cet accord doit selon lui encore être examiné attentivement.
Le texte doit être approuvé par le Parlement autrichien et sera débattu la semaine prochaine par les Chambres fédérales. Mais selon la conseillère fédérale, celui-ci devrait franchir toutes les instances sans problème. «Je table sur une entrée en vigueur pour le 1er janvier 2013», a-t-elle assuré, selon apa.
Les accords conclus avec l'Allemagne et la Grande-Bretagne seront aussi au menu à Berne et la Suisse souhaite poursuivre les négociations avec la Grèce et l'Italie. Eveline Widmer-Schlumpf doit d'ailleurs se rendre à Rome le 12 juin pour y rencontrer le président du Conseil italien Mario Monti. (ats/Newsnet)
Créé: 25.05.2012, 17h28
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2 Commentaires
Voici une belle représentation de ce que je nomme "la ploutocratie". Ploutocratie > Wikipédia: [De nos jour la ploutocratie trouve une analogie dans les gouvernements où les lobbies (financiers, pétroliers, religieux , etc.) ont une grande influence voire un pouvoir de décision, au travers d'institutions "démocratiques".] "2012 -- Retour au Moyen-Age". Répondre
Cet article fournit une fausse information, car les accords Rubik ne sont pas encore conclus avec l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Les gouvernements ont voté, mais les parlementaires allemands et anglais n'ont pas encore voté. Et il existe une forte opposition chez les parlementaires allemands. Répondre
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