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Affaire Blocher/Hildebrand

Un procureur se lâche un peu trop dans un bar

Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 26.03.2012 1 Commentaire

L'un des deux procureurs généraux de Zurich aurait dénigré l'UDC vendredi en buvant une bière avec des amis. Le parti estime du coup que les perquisitions chez Christoph Blocher ont des motivations politiques.

Le procureur zurichois Martin Bürgisser, dément lundi avoir tenu des propos diffamatoires sur l'UDC et ses membres vendredi dans un établissement public de Bülach (ZH). Mais il admet avoir manqué de sensibilité en évoquant l'affaire dans un pub.

Le procureur zurichois Martin Bürgisser, dément lundi avoir tenu des propos diffamatoires sur l'UDC et ses membres vendredi dans un établissement public de Bülach (ZH). Mais il admet avoir manqué de sensibilité en évoquant l'affaire dans un pub.
Image: Keystone

L'UDC thurgovien Hansjörg Walter (ici à gauche en discussion avec Christoph Blocher), préside cette année le Conseil national. Il se dit «surpris» que le Ministère public de Zurich ne lui ait pas demandé d'autorisation avant de perquisitionner chez son camarade de parti. (Image: Keystone )

Le conseiller national Christoph Mörgli (à l'image), informé par des témoins des propos désobligeants qu'il prête au procureur général Martin Bürgisser, a réagi vivement par lettre. Pour lui, preuve est faite que les perquisitions menées chez Christoph Blocher sont «politiquement motivées». (Image: Keystone )

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Depuis la table d'à côté, vendredi dernier au Horse Pub de Bülach (ZH), des témoins n'ont pas perdu une bribe des propos tenus derrière une bière par Martin Bürgisser (PRD). Normal, il s'agit d'un des deux procureurs généraux de Zurich et il s'exprime sur l'affaire qui est dans tous les esprits: les perquisitions menées le mardi précédent chez Christoph Blocher et la question épineuse de son immunité parlementaire.

L'un des témoins aurait fait aussitôt un rapport circonstancié de la scène à Christoph Mörgeli (UDC, ZH). Ni une ni deux, l'élu UDC zurichois a diffusé partout une lettre recommandée adressée au procureur Bürgisser. Il y dénonce une violation du secret de fonction pour avoir dit à ses amis sportifs - et aux autres clients du pub - que la levée de l'immunité parlementaire de Christoph Blocher allait être demandée avant mercredi.

Motivations politiques

Christoph Mörgeli reproche à Martin Bürgisser d'avoir tenu par ailleurs des propos désobligeants à son encontre ainsi que sur Christoph Blocher et l'UDC. Cela prouve, selon lui, que les perquisitions de la semaine dernière au domicile et au siège d'une des sociétés du vice-président de l'UDC cachent des motivations politiques.

Selon le témoin cité par Christoph Mörgeli, le procureur bavard aurait affirmé que si l'ex-conseiller fédéral devait tomber dans cette affaire, ce serait la ruine de l'UDC et que, du coup, c'en serait fini aussi, «enfin», pour Christoph Mörgeli.

L'intéressé dément

Dans une réponse publiée lundi sur le site du Ministère public zurichois, le procureur général rejette ces accusations. Il admet avoir parlé de l'affaire avec des amis dans un bar, mais il dément avoir livré des informations qui n'auraient pas encore été données aux médias. Tel est le cas notamment de la demande de levée d'immunité parlementaire qui doit être déposée cette semaine.

Martin Bürgisser ajoute qu'il n'a pas tenu de propos diffamatoires. Il réfute l'accusation selon laquelle l'enquête reposerait sur des motivations politiques. Il ne faisait que donner «son avis de citoyen».

Le procureur général rappelle qu'il n'est pas en charge de l'enquête. Il concède toutefois qu'il a «manqué de la sensibilité nécessaire» en abordant l'affaire dans un bar.

Immunité ou pas?

Cette affaire intervient alors que l'UDC thurgovien Hanjörg Walter, qui préside cette année le Conseil national, a dénoncé dans les colonnes de l'hebdomadaire dominical Sonntag le fait que le Ministère public zurichois ne lui a adressé aucune demande avant de conduire, mardi dernier, des perquisitions chez Christoph Blocher.

Le Thurgovien rappelle que l'article 18 de la loi sur le Parlement exige une autorisation de président du Conseil national. Les Services du Parlement sont toutefois plus nuancés. Selon eux, une autorisation n'était pas nécessaire dans la mesure où le Ministère public avait ouvert une enquête pénale contre Christoph Blocher avant de perquisitionner.

Selon le porte-parole des Services du Parlement, cité par le Tages-Anzeiger, l'appréciation du Ministère public est en fait déterminante. La question qui se pose en l'occurrence est de savoir si Christoph Blocher peut faire valoir l'immunité parlementaire dont il bénéficie depuis le 3 décembre avec son élection au Conseil national, alors que les faits qui lui sont reprochés en lien avec l'affaire Hildebrand remontent à une période où il n'en bénéficiait pas encore. (Newsnet)

Créé: 26.03.2012, 14h37

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1 Commentaire

stev ovic

26.03.2012, 16:29 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Faute de véritable argument pour se défendre l'udc essaie de chercher un vise de procédure pour s'en sortir... Triste, pour le partis qui prône que la qualité suisse serai irréprochable. Il est l'heure de faire son autocritique et arrêter un moment de critiquer gratuitement et dénigré tout ce qui ne vient pas d'eux. Ils sont eux-même la preuve que leurs arguments sont de la fantaisie... Répondre



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