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Turquie

Soulagement après la libération de Christian Varone

Mis à jour le 31.07.2012 13 Commentaires

L'annonce de la libération du commandant de la police cantonale valaisanne, arrêté en Turquie vendredi, est accueillie avec soulagement. Diverses formalités doivent encore être remplies avant qu'il ne regagne la Suisse, en principe mercredi.

Image: Keystone

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La femme du commandant de la police et son frère Patrick Varone ont assisté mardi à l'audience qui a débouché sur la libération de Christian Varone. «C'est un soulagement», a confié Patrick Varone mardi à l'issue de l'audience.

Mais avant de pouvoir «lui demander comment il va, quelles étaient ses conditions de détention et comment il l'a supportée», diverses formalités sont encore à remplir, a précisé Patrick Varone. Depuis son arrivée en Turquie lundi, il n'a vu son frère que mardi en début d'audience et n'a pu que lui dire bonjour. «Il avait l'air fatigué», a-t-il dit.

La libération formelle devait intervenir en soirée, selon la présidente du gouvernement valaisan et cheffe du département de la sécurité Esther Waeber-Kalbermatten. Elle a été informée de la libération de son commandant de police par l'ambassadeur de Suisse en Turquie, a-t-elle précisé.

Libéré mais inculpé

Les charges ne sont pas pour autant levées puisque Christian Varone est inculpé de tentative de vol de biens culturels turcs. «Mais il pourra regagner la Suisse», a dit Esther Waeber-Kalbermatten se référant à son entretien avec l'ambassadeur.

Il rentrera mercredi, a indiqué de son côté Kadir Ugur, président du conseil d'administration de l'agence de voyages Bentour, spécialiste des séjours en Turquie. Christian Varone avait réservé ses vacances auprès de ce voyagiste.

La suite du volet juridique turc reste pour le moment inconnu, a précisé Esther Waeber-Kalbermatten. Mais le poste de Christian Varone n'est pas remis en question par cette affaire, a-t-elle précisé. «Il s'agit avant tout d'une affaire privée à ne pas mélanger avec sa fonction publique», précise-t-elle.

La présidente du gouvernement qualifie l'histoire d»incroyable». «Prendre un caillou en bordure d'un chemin est ici considéré comme normal. Il faut donc conserver une certaine proportionnalité», estime Esther Waeber-Kalbermatten.

Impression de rigidité

En Turquie l'appréciation est différente, Patrick Varone en témoigne. Lors de l'audience il a eu une impression d'extrême rigidité. «Il faut conserver une certaine tenue, évite de croiser les jambes», les magistrats semblent très pointilleux sur certains points, confie-t-il.

Et la langue constitue un obstacle de taille. Lundi soir, il a rencontré l'avocate commise d'office avec la femme de son frère. «Elle ne parlait que très peu d'anglais, quelques mots d'allemand et pas un mot de français», dit-il.

Par chance, ils ont pu trouver mardi une collègue de l'avocate qui parlait français. Ensuite, tout a été un peu plus simple, mais il n'a malgré tout pas été possible de connaître les conditions d'internement ou d'avoir des détails sur l'état de santé de Christian Varone, explique son frère.

Un caillou en bord de chemin

L'incident a débuté la semaine dernière. Christian Varone et sa famille étaient en vacances à Antalya. Lors d'une sortie, un membre de la famille a ramassé un caillou sur un chemin public en bordure d'un site archéologique. Vendredi, alors que la famille s'apprêtait à regagner la Suisse, le caillou a été retrouvé lors d'une fouille des bagages et Christian Varone a été arrêté.

Selon une correspondante de l'agence de presse turque Dogan, qui cite un musée d'Antalya, il serait considéré comme une «pierre d'une certaine valeur».

Un Gruérien a connu pareille mésaventure en 2005. Il avait emporté dans ses bagages un caillou que les autorités turques ont considéré comme vestige archéologique. Il avait été libéré après trois jours de détention et malgré une condamnation à 10 ans de prison, après avoir payé une caution dont le montant n'a pas été révélé. (ats/Newsnet)

Créé: 31.07.2012, 16h36

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13 Commentaires

Empro Girod

31.07.2012, 17:48 Heures
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Pourtant Valais ne manque pas de jolis petits cailloux, mais ceux de Turquie sont plus typiques, le bon gout du gapion n'a pas plut aux gabelous. C'est comme pour les coquillages, si chacun en ramène un, c'est un désastre pour l'eco-système. Les collectes de "petits cailloux" sont aussi un désastre archéologique. Il y a des lacunes manifestes dans l'éducation des masses. Répondre


Michèle Herzog

31.07.2012, 18:00 Heures
Signaler un abus 6 Recommandation 0

Tout va bien qui finit bien. Cet incident est une expérience très enrichissante pour un Commandant de police, surtout quand cela se passe en Turquie. Répondre



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