Asile
Simonetta Sommaruga ne baisse pas les bras
Mis à jour le 24.06.2012 9 Commentaires
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La décision du Conseil national de supprimer l'aide sociale aux demandeurs d'asile est «inacceptable». La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, interrogée par «Le Matin Dimanche», a défendu sa position en matière d'asile. Il faut protéger ceux qui en ont besoin, raccourcir les procédures et lutter contre les abus. Mais il ne faut jamais oublier que l'«on parle d'être humains».
La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) est fâchée: supprimer l'aide sociale aux requérants est «une punition collective» qui va à l'encontre de notre tradition humanitaire. La lutte continue «ceux qui me connaissent savent que je ne baisse pas facilement les bras».
Supprimer l'aide sociale est une mesure contre-productive qui risque de rallonger encore les procédures. Les cantons sont en train d'en examiner de près les conséquences pour eux. Le Conseil des Etats aura la possibilité de s'en rendre compte lorsqu'il devra se prononcer. «Et moi, je continuerai à marteler le message pour éviter» que les sénateurs suivent le Conseil national.
Mais tout n'est pas à jeter dans les propositions émises par le Parlement, notamment raccourcir les procédures et renforcer la protection juridique des requérants. Mais il y a aussi « des mesures qui n'apportent rien, qui sont uniquement symboliques et minent notre crédibilité ».
Des centres fermés
La ministre socialiste n'a pas été soutenue par son parti lorsqu'elle a parlé des centres pour récalcitrants. Elle se dit opposée à des centres fermés, mais elle reconnaît que «des demandeurs d'asile posent des problèmes dans les centres d'hébergement. Ils sont très peu, mais il faut les mettre à l'écart» pour protéger la population, mais aussi les autres requérants et le personnel. Sommaruga évoque des cas de racisme et de harcèlement sexuel. «Il faut éloigner ces personnes et limiter leur liberté de déplacement».
Mais il n'est pas question de suivre l'UDC qui menace de lancer une initiative pour créer des camps d'internement. Le Conseil fédéral et le Conseil national ont clairement dit non à cette idée, rappelle la cheffe du DFJP, tout en reconnaissant qu'il y a un problème de« centres ».
Les centres d'enregistrement, les centres pour récalcitrants, les centres d'accueil qui sont ouverts en montagne ou sur un bateau. Les requérants arrivent, il faut bien les loger. «Mais c'est très difficile de trouver de nouveaux lieux. La population ne veut pas de ce voisinage, donc il faut héberger des requérants d'asile dans des endroits éloignés. (...) Pourtant ouvrir un centre temporaire à la montagne est la solution la plus chère (...) on nous dit que l'asile coûte cher à la Suisse et de l'autre côté, on est obligé de prendre des mesures coûteuses».
Coûts
En 2011, la Confédération a dépensé deux fois plus que les années précédentes pour les frais de sécurité dans les centres: 21 millions à la place de 10 millions de francs en 2010. «Et c'est sans tenir compte des frais des cantons».
Simonetta Sommaruga admet que «la criminalité est une réalité. Des délits ont été commis». Mais elle trouve injuste que l'on ne parle que des aspects négatifs, que l'on ne parle que des communes qui refusent d'accueillir des requérants, ou des requérants qui commettent des abus, ou qui refusent de partir.
«Il y a aussi des communes ouvertes, des requérants qui partent volontairement après une décision négative. Seule une petite minorité pose problème. On oublie tous ceux qui ont besoin de notre protection. Ceux qui obtiennent l'asile ou une admission provisoire représentent tout de même le tiers des requérants!»
Enfin la conseillère fédérale rappelle que la grande partie des réfugiés se trouvent dans les pays les plus pauvres du monde: 500.000 réfugiés sont arrivés en Tunisie l'an dernier. Au Kenya, un camp abrite 400.000 personnes.« Il ne faut jamais l'oublier». (ats/Newsnet)
Créé: 25.06.2012, 17h38
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La rédaction
9 Commentaires
L'argent dépensé pour les faux réfugiés qui nous pourrissent la vie ferait des miracles dans les vrais camp de réfugiés. Ce gaspillage est honteux, de plus on a l'impression que c'est juste fait pour se donner bonne conscience face aux réelles tragédies qui abondent. Un os a ronger pour que nos politiciens puissent faire de la politique politicienne ? Il faut faire plus et mieux Répondre
Elle n'a qu'à les payer elle même! Répondre
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