Système de santé
Pierre-Yves Maillard remet en cause les réseaux de soins
Mis à jour le 16.05.2012 12 Commentaires
Articles en relation
- Pierre-Yves Maillard présidera le conseil d'Etat
- La réforme ne changera-t-elle rien au libre choix du médecin?
- Jacques de Haller critique le projet de réseau de soins
- Les réseaux de soins de plus en plus critiqués
Partager & Commenter
Le futur président du conseil d'Etat vaudois et ex-candidat au Conseil fédéral Pierre-Yves Maillard tire à boulets rouges contre la révision de la loi sur l'assurance maladie, soumise à votation le 17 juin prochain. Pour le ministre socialiste de la santé, le projet est "mauvais" et pénalise les malades chroniques.
"La loi ne donne aucune garantie que les patients souffrant de maladies chroniques, c'est-à-dire ceux qui coûtent cher, iront dans les réseaux", déclare Pierre-Yves Maillard dans un entretien publié mercredi par Le Temps. A ses yeux, tout porte au contraire à croire que ces assurés ne rejoindront pas les futurs réseaux.
Ils seront pénalisés pour cela et devront participer encore davantage à leurs frais de guérison, relève l'ancien président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé publique.
Pour le socialiste, les réseaux existants ne s'adressent pas aux diabétiques, aux sidéens, aux patients atteints de sclérose en plaque ou aux malades souffrant d'insuffisance cardiaque chronique.
La sélection des risques fait partie du modèle des assureurs, comme l'a reconnu l'un d'entre eux et la nouvelle loi ne changera rien. Et le conseiller d'Etat vaudois d'ajouter: "Je ne crois pas aux contes de fées que nous servent les partisans de la loi".
"Le peuple s'en fiche que le parlement ait travaillé dix ans pour accoucher de ce compromis. Il doit juger si la loi est bonne ou mauvaise. Moi, je ne peux pas m'y rallier".
La pénalité financière infligée aux assurés malades qui n'auront pas rejoint un réseau, sous la forme d'une participation accrue aux frais de 300 francs par personne par année "devrait inciter tout élu de gauche à voter non". Pour Pierre-Yves Maillard, cette pénalité est "mesquine, antisociale et injuste". (ap/Newsnet)
Créé: 16.05.2012, 12h14
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
12 Commentaires
En 1995, afin de convaincre sa population hésitante à voter pour la LAMal, le Conseil fédéral avait présenté un argument décisif à savoir une baisse généralisée des primes au motif que les nombreuses personnes en bonne santé sans assurance participeraient à son financement. Chaque citoyen est en mesure de constater que les primes n'ont fait qu'augmenter. La LAMal n'a jamais tenu ses objectifs. Répondre
Après l'énorme escroquerie de la LAMAL grâce à Mme Dreifuss, voici une nouvelle tentative de tromper la population. A quand une nouvelle votation sur l'assurance unique ? Ah que la stabilisation des primes avancée par Couchepin avant cette votation est loin. Quand est-ce que les assurés "vache à lait" se réveilleront-ils ? Répondre





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

























