Médias
Pas de parade contre la cherté des journaux étrangers
Mis à jour le 10.05.2012 4 Commentaires
Les prix des journaux et périodiques étrangers ne sont pas près de baisser. Interpellé par le conseiller aux Etats Didier Berberat (PS/NE) sur les écarts scandaleux avec les tarifs d’origine, le Conseil fédéral reconnaît le problème mais ne veut pas intervenir.
Alors que le cours de l’euro par rapport au franc avoisine les 1,20 franc, «Le Canard enchaîné» coûte 1,2 euro en France contre 2,60 francs en Suisse. «Die Süddeutsche Zeitung» est vendue 2 euros en Allemagne et 4,80 francs sur le territoire helvétique. Le taux est encore plus prohibitif pour «La Repubblica» proposée à 3 francs - le triple du prix en euro affiché en Italie.
Ces différences sont difficilement justifiables dans leur proportion actuelle, admet le gouvernement dans sa réponse publiée jeudi. Ne disposant «lui-même d’aucune possibilité d’intervenir», il renvoie la balle au surveillant des prix dont «il soutient expressément les efforts».
Peu de succès
Stefan Meierhans s’occupe du dossier depuis 2010. Ses discussions avec les éditeurs étrangers et le grossiste Valora n’ont toutefois eu que peu de succès jusqu’ici. Seules quelques publications ont vu leur tarif baisser.
M. Prix n’a de possibilité formelle d’intervenir et d’imposer son point de vue qu’envers les entreprises puissantes sur un marché et les cartels. Sans compter qu’un abus de prix est exclu lorsqu’une concurrence efficace existe. En l’espèce, le surveillant des prix dépend de la bonne volonté des éditeurs étrangers qui fixent les prix, ses décisions ne pouvant être imposées hors des frontières.
La commission de la concurrence pourrait aussi ouvrir une enquête en cas d’indices concrets de restrictions illicites à la concurrence. Mais son secrétariat s’est mis d’accord avec M. Meierhans pour laisser d’abord le dossier au surveillant des prix.
Le Conseil fédéral veut attendre de voir si le problème peut être résolu uniquement avec les moyens du droit de la concurrence. Il considère une loi spéciale sur la vente des périodiques, avec la possibilité de fixer une différence de prix maximale par rapport à l’étranger, telle que le prévoyait d’ailleurs la loi sur le prix du livre rejetée par le peuple en mars, comme ultima ratio à approfondir suivant l’évolution du dossier. (ats/Newsnet)
Créé: 10.05.2012, 11h38
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La rédaction
4 Commentaires
Bizarre je croyais que le vol et le racket étaient illégaux... Pas pour le Conseil Fédéral et vu le "pouvoir" nul de monsieur Prix, autant supprimer ce service.Heureusement que j'habite proche de la frontière pour mes achats de livres/journaux/viande/...etc Tant pis pour les commerçants suisses, il n'y a pas de raison de payer plus cher pour un produit importé. Répondre
Je me permets de rajouter que ça ne me dérange pas du tout de payer plein pot mon cardon genevois, mon gruyère AOC et la bouteille de rouge qui va avec. Répondre
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