La Une | Samedi 26 mai 2012 | Dernière mise à jour 16:58
L’UDC DANS L’OPPOSITION

«Nous resterons dans le château fort pour le défendre»

Par Xavier Alonso, Berne. Mis à jour le 27.01.2012 5 Commentaires

A la veille de l'Assemblée des délégués de l'UDC, Oskar Freysinger et Guy Parmelin estiment la position actuelle du parti assez confortable. Membre du gouvernement mais totalement légitime à faire de l’opposition.

Oskar Freysinger et Guy Parmelin veulent peser sur les orientations au Conseil fédéral.

Oskar Freysinger et Guy Parmelin veulent peser sur les orientations au Conseil fédéral.
Image: Keystone

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Les socialistes aussi

Le Parti socialiste aussi a envisagé par le passé de quitter le Conseil fédéral. Et l’objet de la fâcherie était aussi une élection au Conseil fédéral.
En octobre 1983, le PS doit trouver un successeur à Willy Ritschard. Il propose Lilian Uchtenhagen. La Zurichoise est un ténor du parlement depuis qu’elle y est entrée parmi les pionnières de 1971. Ses compétences en matière économique et financière sont reconnues par tous.
Surprise générale, la droite lui préfère Otto Stich. Elu au premier tour, par 124 voix contre 96. Le Soleurois accepte l’élection. Et le tollé à gauche est à peine moins retentissant que lors de l’éviction de Christoph Blocher en 2007.
Un Congrès extraordinaire est alors convoqué par le PS pour décider s’il doit quitter le Conseil fédéral où siège aussi Pierre Aubert. Le 12 février 1984, après douze heures de débat, le congrès décide néanmoins de rester au gouvernement (par 773 voix contre 511).
Ironie de l’histoire, durant ses douze années passées au Conseil fédéral, Otto Stich se révélera beaucoup moins conciliant que l’avait prévu la droite. Il fut même le cauchemar du camp bourgeois!

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C’est demain samedi à Berg, dans le canton de Thurgovie, que l’Assemblée des délégués de l’Union démocratique du centre (UDC) doit trancher. Le premier parti de Suisse va-t-il veut-il rester au Conseil fédéral ou claquer la porte?

La question prégnante après le fiasco UDC du renouvellement du Conseil fédéral le 14 décembre dernier ne semble pourtant plus d’actualité. Bien qu’Ueli Maurer a déjà dit qu’il respecterait la décision du parti et démissionnerait le cas échéant.

«La position du groupe parlementaire UDC aux Chambres fédérales est quasi-unanime. Nous devons rester dans le gouvernement», réaffirme Guy Parmelin, le tout nouveau vice-président de la «fraction» UDC.

En effet, les élus fédéraux UDC ont déjà émis un préavis pour rester au Conseil fédéral lors d’une séance fin décembre. «Sans doute, certains militants exprimeront un avis contraire lors de l’Assemblée des délégués. Mais l’opinion majoritairement exprimée par la base nous dit: ne faites surtout pas cette erreur», résume Guy Parmelin. «Vu le caractère de notre base, le plus indiqué est de ne pas renoncer à la moindre parcelle de pouvoir», quittance Oskar Freysinger.

Le conseiller national valaisan était pourtant l’un des tenants d’une politique jusqu’au-boutiste. «Nous ne sommes pas un parti révolutionnaire qui veut tout changer. Au contraire, nous sommes un parti institutionnel, le dernier garant de la souveraineté suisse mis à mal par les autres. C’est comme si on se plaçait à l’extérieur du château pour défendre la place forte», image Oskar Freysinger.

L’UDC dans l’opposition, pour marquer son mécontentement de n’avoir pas obtenu gain de cause dans sa quête d’un deuxième siège UDC au gouvernement, marquerait de fait le passage à un gouvernement de coalition centre droit – gauche. «L’alternance est un système qui existe dans de nombreux pays qui nous entourent et force est de constater qu’ils fonctionnent moins bien que nous», nuance Oskar Freysinger.

De fait, les élus UDC ont déjà rôdé leur discours et intégré la nouvelle donne. «Rester au Conseil fédéral, même avec un seul représentant alors que nous aurions droit à deux, nous donne certains avantages», analyse Guy Parmelin.

«Nous disposons d’informations essentielles sur les dossiers en préparation. Nous pouvons essayer de peser sur les orientations au Conseil fédéral. Mais si les compromis élaborés sont par trop éloignés de notre ligne politique, nous avons une légitimité entière pour attaquer les décisions du Conseil fédéral. Le Parlement a décidé de nous marginaliser: nous sommes ainsi nettement moins liés politiquement et pourrons garder notre ligne dure», avance Guy Parmelin. (Newsnet)

Créé: 27.01.2012, 12h23

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5 Commentaires

Al Bardier

27.01.2012, 14:09 Heures
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Quand ce matin sur la radio romande on entend Burkalter sous entendre un accord prochain de la Suisse pour accueillir Dieux sait combien de demandeurs Tunisiens. Ben voyon. Si les Tunisiens ont fait une révolution et qu'ils l'on gagnée que viennent ils faire ici ? Burkalter serait il déguisé en Micheline ?
Il serait approprié de veiller au bien être de son propre Peuple avant de donner la charité.
Répondre


Corélande niputenisoumise

27.01.2012, 16:21 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation

Et comme on dit, l'union fait la force! Tous derrière Christoph Blocher! Il a trop manqué au pays ces 4 dernières années, il faut rattraper le temps perdu, avant que l'on nous mette, nous, à la porte de notre pays.LLes parlementaires magouilleurs ne cherchent que leurs intérêts personnels, avant celui du pays et des citoyens respectueux de notre démocratie et de nos valeurs.(maurier-pasquier à l'U Répondre



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