Votations fédérales du 17 juin
Les réseaux de soins essuient un cuisant échec
Tous les cantons ont dit «non» au projet du Parlement. Le rejet a été cinglant en Suisse romande.
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Les réseaux n’étaient pas contestés en tant que tels. Mais dans le domaine très sensible de l’assurance maladie, la complexité et surtout l’ambiguïté du projet ont été fatales. Le fait que le socialiste Alain Berset ne s’y soit rallié qu’une fois devenu ministre de la santé a ajouté la confusion.
Les milieux référendaires, PS et médecins en tête, ensuite rejoints par l’UDC et le PBD, n’ont eu aucun mal à torpiller le projet. La crainte de ne plus pouvoir choisir librement son médecin a été décisive. Pas question non plus pour les opposants de la première heure de faire trop payer les assurés réfractaires, de donner carte blanche aux assureurs ou de prendre le risque que des soins ne soient plus fournis.
Niet romand
Ces arguments ont largement convaincu la population. Plus de 1,48 million de votants ont glissé un «non» dans l’urne, près de 467’000 un «oui». Le refus le plus fort est venu de Suisse romande, où l’offre en réseaux est moindre.
Les Vaudois, suivant leur ministre de la santé Pierre-Yves Maillard, sont les champions du «non» (91,2%) suivis par les Tessinois (87,5%), les Genevois (86,6%), les Valaisans (84,1%) et les Jurassiens (83,7%) et les Neuchâtelois (81,2%). Le rejet est également massif à Fribourg (79,7%). Berne (71,4%) s’est aussi opposé au projet.
La Suisse orientale, où les réseaux sont mieux implantés, a été la moins réticente. Le canton le plus indulgent a été St-Gall avec un rejet atteignant tout de même 65,7%. Il est suivi par Thurgovie (65,9%) et Appenzell Rhodes-extérieures (67,7%).
Facture pour les assurés
Les réseaux de soins doivent permettre de suivre un patient tout au long du traitement. En y recourant, l’assuré accepte de ne recevoir de soins que dans un cercle fermé.
Selon le projet rejeté, celui qui rejoint une telle offre aurait continuer de payer de sa poche 10% des frais une fois la franchise dépassée. Le maximal annuel aurait diminué de 700 à 500 francs. Pour les autres assurés, la quote-part aurait été relevée à 15% avec un maximum à 1000 francs par an.
Plusieurs points non liés aux réseaux ont également passé à la trappe: possibilité d’allonger jusqu’à trois ans la durée des contrats d’assurance, affinement de la compensation des risques avec le critère de morbidité et suppression de toute participation des assurées pour les prestations fournies à partir de la 13e semaine de grossesse jusqu’à huit semaines après l’accouchement. (ats/Newsnet)
Créé: 17.06.2012, 15h57
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