Innovation
Les Ecoles polytechniques fédérales en quête de crédits publics
Les Écoles polytechniques fédérales (EPF) continuent d'attirer de plus en plus d'étudiants.
En 2011, elles ont aussi intensifié leur transfert de savoir et de technologie aux entreprises, mais des progrès sont nécessaires pour que le domaine des EPF reste un moteur de l'innovation.
La Suisse profite en effet des activités des deux écoles polytechniques fédérales et des quatre établissements de recherche.
Et le Glaronais de citer leur participation à 83 des 246 projets approuvés par la Commission pour la technologie et l'innovation pour lutter contre les effets du franc fort. Ou encore les projets de recherche énergétique pour faciliter la réorientation de l'approvisionnement après la décision de sortir du nucléaire.
L'intérêt est au rendez-vous: l'EPFL et l'EFP Zurich ont attiré l'an passé 25'629 étudiants, soit 6,3% de plus qu'en 2010. Mais le taux d'encadrement s'en est ressenti. Des moyens supplémentaires sont indispensables pour assurer la qualité de l'enseignement, «priorité absolue» du conseil.
Crédits en suspens
Fritz Schiesser a donc salué la volonté d'accroître pour la période 2013-2016 les crédits dévolus à la formation, la recherche et l'innovation. La commission compétente du Conseil des Etats a annoncé vendredi son intention d'augmenter de près de 300 millions l'enveloppe de 26 milliards proposée par le Conseil fédéral, mais la partie sera serrée en plénum car le vote est tombé de justesse.
En attendant, les EPF ont adapté les contenus des filières de bachelor. Un accent a été mis sur les travaux pratiques incluant des coopérations multidisciplinaires pour favoriser le sens de l'innovation. L'encouragement de cette dernière est aussi passé par des structures utilisées conjointement avec l'industrie, des brevets, des licences et 140 spin-off l'an passé.
Une priorité cruciale pour l'économie. La Suisse est considérée depuis trois ans comme le pays le plus innovateur du monde. Elle ne va pas le rester sans rien faire, a estimé Hans Hess, président de Swissmem, l'association de l'industrie des machines.
Selon lui, l'énorme savoir des Hautes écoles n'est ni suffisamment, ni assez rapidement transféré aux entreprises qui manquent toujours de spécialistes, ingénieurs en tête. La situation est bonne pour les grands groupes industriels, mais les entreprises de taille moyenne n'exploitent pas suffisamment les excellentes possibilités dont elles disposeraient.
Les PME ont encore plus de problèmes. Pour Hans Hess, elles devraient solliciter les hautes écoles spécialisées (HES). Or, celles-ci ne sont pas forcément armées pour résister à un afflux de demandes d'entreprises, a montré la crise du franc fort.
Meilleures conditions cadre
Il faut dès lors des moyens accrus et une progression constante des crédits pour une amélioration durable des conditions cadre, a appelé le président. Des revendications soutenues par scienceindustries, l'association de la pharmacie, de la chimie et des biotechnologies (ancienne Société suisse des industries chimiques).
Interrogé sur la fermeture du siège de Merck Serono à Genève, le vice-directeur Michael Plüss l'a regrettée, mais relevé que les sciences de la vie ne pouvaient plus se permettre des structures qui font double emploi et devaient améliorer leur productivité. Il s'est lui aussi dit inquiet de la détérioration des conditions cadre offertes aux sociétés, et a espéré que les autorités n'alourdiront pas la fiscalité, ni les charges sur les entreprises. (ats/Newsnet)
Créé: 27.04.2012, 14h15
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