Votations fédérales
La presse divisée sur le rejet des réseaux de soins
Mis à jour le 18.06.2012 5 Commentaires
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Au lendemain des votations fédérales, la presse romande est partagée sur le sujet de l'assurance-maladie: certains titres saluent le rejet du peuple, d'autres se demandent: «oui, mais après?» L'échec de l'initiative de l'ASIN est généralement apprécié, celui de l'épargne-logement ignoré.
«Les Suisses ont moins rejeté l'idée des réseaux de soins qu'une révision maladroite et confuse de la loi sur l'assurance-maladie», estime lundi le Quotidien jurassien (QJ). Le texte «contenait des zones d'ombre et des promesses invérifiables qui ont instillé le doute dans les esprits, et «les divisions au sein du corps médical ont achevé ce souffreteux projet», ajoute le journal.
Les Suisses «ont fait preuve de beaucoup de clairvoyance. Ils ont rejeté un projet qui n'avait de «managed care» que le nom mais qui cachait en réalité une réforme économique», assurent 24 Heures/La Tribune de Genève. «Le projet mis sous toit au Parlement n'était rien d'autre qu'une mainmise des caisses maladie sur le système de santé», ajoutent les quotidiens lémaniques.
«Gifle retentissante»
Pour Le Courrier, «la gifle était attendue, elle est encore plus retentissante que prévu». «C'est une approche purement économique et affairiste qui est balayée», le «managed care» visant «à rendre les patients encore plus captifs des caisses maladie», assène le journal.
La Liberté craint qu'»après une telle déflagration, (il soit) difficile d'espérer sauver quoi que ce soit de la modification de la Loi sur l'assurance-maladie» (LAMal) .
«En dynamitant les réseaux de soins intégrés, le peuple a confirmé hier sa profonde allergie aux réformes sanitaires», constate le quotidien fribourgeois. Avant de remarquer: «Il ne reste rien de la révision de la LAMal, mais les problèmes demeurent entiers».
Dossier complexe, mais...
Pour le Journal du Jura («JdJ»), le non aux réseaux de soins ne résout rien. «Certes, le dossier était complexe, on en a surtout retenu qu'on ne pourrait plus choisir librement son médecin», il y a aussi «l'inquiétude des régions périphériques, l'absence de réseaux reconnus dans plusieurs cantons ainsi que cette impression (...) que les assureurs renforceraient leur pouvoir», admet le «JdJ».
Mais «reste qu'on na pas avancé d'un iota dans la lutte contre la hausse des coûts de la santé. Et ce n'est pas près de s'arrêter», regrette le quotidien biennois.
L'Express/L'Impartial stigmatisent ces Suisses «qui ne sont pas vraiment satisfaits de leur assurance maladie», les primes ne cessant d'augmenter et les prestations de baisser, mais qui «refusent les unes après les autres les différentes réformes proposées».
Doutes sur la caisse unique
Les journaux doutent généralement que l'instauration d'une éventuelle caisse unique ne résolve le problème des coûts, car elle «ne soignera pas ce pourquoi les réseaux de soins ont été pensés», conclut par exemple le Quotidien jurassien.
Quand à l'initiative de l'ASIN, qui voulait faire voter le peuple en matière de traités internationaux, «le corps électoral ne s'est pas laissé abuser», se réjouit le Quotidien jurassien. «Dans une unanimité étonnante et réjouissante, le peuple a renvoyé ce plat politiquement empoisonné dans la cuisine des nationalistes helvétiques, qui font de moins en moins recette, grince le «QJ».
24 Heures/La Tribune de Genève utilisent également des termes culinaires, désignant des citoyens qui, «au lieu de se mettre à table, crachent dans la soupe. L'ASIN peine à avaler un tel bouillon», rigole l'éditorialiste.
La Liberté n'est pas tendre non plus: «pour sa première initiative populaire, l'ASIN a bu le calice jusqu'à la lie. Il y a tout d'abord ce rejet massif du peuple», attaque la journal. «Deuxième affront, les cantons refusent à l'unanimité le cadeau qui leur était destiné». Avant d'ironiser: «La seule réussite de l'ASIN dans cette affaire, c'est d'avoir rendu les 23 cantons unanimes. Contre elle.» (ats/Newsnet)
Créé: 18.06.2012, 07h54
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5 Commentaires
Deux facteurs de coûts sont établis le surnombre d'hôpitaux et de médecins, mais aucun politique n'a le courage de les diminuer, c'est leur clientèle, ils ont même abandonné la limitation des établissements de médecins, résultat plus de 1000 médecins de plus au premier quartal, soit 34'000 médecins à un coût de 500 à 1 k cela fait 34 milliards, chacun veut son hôpital de proximité, qu'ils paient Répondre
J'aimerais que l'on m'explique une facture de 95000 CHF pour le changement d'une pile !!!Quelle est la part de l'hôpital, du médecin et le coût de la pile ?Et les assurances paie rubis sur l'ongle ce genre de prestation. Répondre
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