Sécurité de la Suisse
L'espionnage économique inquiète la Confédération
Par Arthur Grosjean. Mis à jour le 08.05.2012 9 Commentaires
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Il n'y a pas de danger grave et imminent qui menace la Suisse en 2012. C'est le sentiment qu'on retire à la lecture du rapport 2012 du Service du renseignement de la Confédération (SRC) qui est présenté ce matin à Berne par Ueli Maurer, ministre de la Défense.
Cela ne veut pas dire que la Suisse nage dans un océan de sécurité sous le regard bienveillant de la planète. Loin de là. Elle doit faire face à plusieurs menaces. Les principales? L'espionnage économique, la violence de l'extrême gauche, les activistes kurdes difficilement contrôlables et une migration accrue due au printemps arabe.
Opposants et grandes écoles
La Suisse continue, plus que jamais, a être un objet de convoitise pour les espions étrangers. «Sous l'impulsion de l'actuelle crise économique et de la dette, il peut arriver encore plus fréquemment que des intérêts d'autres pays diffèrent de ceux de la Suisse et que les activités d'espionnage soient donc menées sur territoire suisse par différents Etats», note le rapport.
«La Suisse a ainsi souvent été confrontée à des activités illégales d'autorités financières, fiscales et douanières étrangères». L'Allemagne, et son achat de CD volé, n'est pas citée mais elle est un des pays visés.
Le SRC lance aussi un avertissement aux entreprises et aux grandes écoles pour qu'elles protègent leur savoir. Là aussi, l'espionnage et les cyberattaques battent leur plein.
Mais il n'y a pas que la guerre économique. Certains Etats étrangers espionnent à qui mieux mieux leurs opposants installés en Suisse. D'autres surveillent particulièrement les organisations internationales.
Printemps arabe
Le printemps arabe n'a pas que des conséquences heureuses pour les populations qui se débarrassent de leur dictateur. L'instabilité est grande dans certains pays. Et la conséquence pour la Suisse, c'est un risque d'une migration plus massive. «La cause principale en est l'affaiblissement des services de sécurité, qui ne parviennent plus ou ne veulent plus combattre les émigrations illégales», écrit le SRC.
Extrêmistes de gauche et PKK
En Suisse, la tendance se confirme Ce n'est pas l'extrême droite qui inquiète mais l'extrême gauche. Elle commet beaucoup plus de violences. En chiffres pour 2011, cela donne: 113 incidents violents pour l'extrême gauche contre 18 à l'extrême droite.
Le SRC surveille les militants kurdes en Suisse comme le lait sur le feu. Pourquoi? Parce que la situation se tend en Turquie. En revanche, l'organisation des Tigres tamouls est moins active en Suisse depuis sa défaite au Sri Lanka.
Un rapport caviardé
Ce rapport du SRC nous laisse un peu sur notre faim. Beaucoup de constations générales et peu de faits concrets sur les menaces et les attaques contres la Suisse.
Ce n'est pas étonnant dans la mesure où le rapport public a été expurgé de toute information confidentielle. Compréhensible pour protéger la réputation de telle ou telle entreprise attaquée mais pas idéal pour se faire une idée précise de la réalité et de l'intensité de la menace. (Newsnet)
Créé: 08.05.2012, 10h15
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9 Commentaires
Nous avons de quoi nous inquiéter quand nos vies sont dépendantes de certains gérontocrates qui gouvernent en Suisse. Ce constat donne l'impression que certains de nos élus découvrent les réalités avec toujours un lustre au moins de retard. Répondre
Tout va bien en Suisse. L'extrême gauche casse de temps en temps, mais pas trop. On pourrait voir quelques espions, s'ils se font attraper. Tant qu'on interdit pas la burqua, il n'y a pas de problème et on risque d'avoir quelques réfugiés en plus. La neige fond tranquillement, l'herbe est grasse, les vaches sont contentes. Les avions volent bas et les hallebardes sont à l'arsenal ! On veille ... Répondre





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