Démission Hildebrand
Kashya Hildebrand: «Je présente mes excuses sincères à la Suisse»
Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 12.01.2012 12 Commentaires
Lien vers l'interview télévisée
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«De savoir que sa réputation est détruite me brise le cœur», déclare l'épouse de Philipp Hildebrand, interrogée en marge de la Foire de Singapour, où elle expose les œuvres d'art de sa galerie. «Toute l'affaire a été travestie pour en faire un scandale d'insider».
Si tel avait été le cas, elle aurait agi complètement différemment, ajoute l'épouse du président démissionnaire de la Banque nationale suisse (BNS). «Quand quelqu'un réalise une opération d'initié, il ne s'adresse certainement pas à l'organe de contrôle, comme l'a fait mon mari le jour qui a suivi la transaction», ajoute cette ancienne trader, qui connaît bien le monde la finance.
Autres soucis
«Un initié aurait ouvert en compte à numéro et n'aurait pas agi trois semaines avant l’introduction d'un cours plancher de l'euro face au franc et dans un marché aussi volatile», ajoute Kashya Hildebrand dans une interview accordée à la Télévision Suisse Italienne (TSI).
Une personne informée de manière privilégiée, «n'aurait pas acheté des dollars mais des euros», se défend l'épouse de l'ex-président de la BNS. Selon les documents produits par son mari, Kashya Hildebrand a passé un ordre pour l'achat pour quelque 500'000 dollars le 15 août, alors que la BNS a imposé un cours plancher de 1,20 franc pour 1 euro le 9 septembre.
A ce moment là, son mari« avait Dieu sait d'autres soucis», alors que la Banque nationale était sous le feu de la critique en raison de ses pertes de 21 milliards de francs.
Son mari a toutefois signifié, le jour qui a suivi l'ordre d'achat passé par sa femme, qu'elle et leur conseiller en placement n'étaient plus autorisés à réaliser des opérations sur devises sans son consentement exprès ou sans qu'il en donne l'ordre personnellement. Cela ressort des courriels publiés depuis.
Une mauvaise évaluation
Pour l'épouse de Philipp Hildebrand,« il s'agit ni plus ni moins qu'une mauvaise évaluation». Elle n'aurait jamais donné cet ordre d'achat si elle avait mesuré les conséquences de son acte.
«Mon mari n'aurait pas dû me laisser faire dans cette situation délicate», reconnaît-elle. «Je présente mes excuses sincères à la Suisse, aux politiciens qui auraient eu mieux à faire et, bien évidemment, à mon mari». (Newsnet)
Créé: 12.01.2012, 09h57
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12 Commentaires
Mais biensûûûûr !!! On vous croit sur parole Madame la 'Trader' !!! Heureusement que vous n'y êtes pas restée dans la finance !!! Répondre
"Comme initiée, je m'y serait prise autrement..." Pour moi, cette phrase est un aveu que les délits d'initiés "cachés" sont monnaie courante chez ces élites... Répondre


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