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Berne

Filippo Lombardi dirigera en italien le Conseil des Etats

Interview: Christine Werlé. Mis à jour le 26.11.2012

Le Tessinois Filippo Lombardi accède au perchoir du Conseil des Etats à Berne. Et pour la première fois, les débats seront animés en italien.

Filippo Lombardi (PDC/TI).

Filippo Lombardi (PDC/TI).
Image: Keystone

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Portrait

Fils de l'ingénieur tessinois et lauréat 2008 du «SwissAward» Giovanni Lombardi, Filippo est né le 29 mai 1956 à Bellinzone. Il ne suit pas les traces de son père, mais entame une carrière en politique et dans le journalisme.

Bruxelles. Parallèlement à sa vice-présidence des Jeunes PDC du Tessin, il étudie le droit et l'économie politique à Fribourg. Dès 1981, il passe sept ans à Bruxelles au poste de secrétaire général des jeunes démocrates-chrétiens européens.

Journaliste. Les médias tessinois le happent ensuite: pendant dix ans, il dirige le quotidien catholique «Giornale del popolo». En 1996, il fonde la chaîne de télévision privée «Teleticino», pour laquelle il occupe toujours la fonction d'administrateur délégué.

Ambri-Piotta. Sa popularité au Tessin, Filippo Lombardi la doit aussi à son engagement pour le club de hockey Ambri-Piotta. En tant que président, il se bat avec des problèmes financier, la relève des joueurs ou la relégation en ligue B.

Zones d'ombres. En 2011, Filippo Lombardi réussit sans problème sa réélection au Conseil des Etats. L'image du Tessinois n'est toutefois pas sans ombres: en 1994, il a truqué les chiffres du tirage du «Giornale del popolo» et, à plusieurs reprises, il a été puni pour des infractions au code de la route.

Alcool et voiture. Après un accident de la circulation en 2005 sous influence de l'alcool, il a même risqué une peine de prison mais s'en est tiré avec une amende. Son retrait avait alors été évoqué. Le PDC a finalement renoncé à le réclamer lorsqu'il est apparu que Filippo Lombardi échappait à une peine privative de liberté.

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Filippo Lombardi a été élu lundi après-midi à la présidence du Conseil des Etats avec 39 voix et 6 bulletins blancs. Ardent défenseur des intérêts du Tessin, le conseiller aux Etats PDC tessinois de 56 ans ne fait que preuve de cohérence lorsqu'il dit qu'il animera les débats en italien.

la Tribune de Genève: Allez-vous mener les débats en italien?

Filippo Lombardi: Oui, j'ai l'intention de parler en italien tout au long de mon année présidentielle. Je l'ai déjà fait en tant que vice-président lorsque j'ai dû remplacer le président sortant Hans Altherr. J'ai constaté que cela marchait bien. S'il y a un passage difficile à comprendre, je le répéterai en français et en allemand. C'est aussi un signal d'identité pour la Suisse italienne et de richesse et de pluralité culturelle pour la Confédération toute entière.

Une première au Conseil des Etats?

Il n'y a eu dans l'histoire du Conseil des Etats que trois présidents tessinois. Mais je ne crois pas qu'ils aient parlé en italien.

Vous êtes l'un des rares Tessinois à vous être fait connaître au nord du Gothard. Votre recette?

J'ai eu le temps en 13 ans de carrière au Parlement! J'ai eu la chance de défendre des dossiers intéressants dans les domaines des transports, de la communication, des médias, de l'énergie et de l'environnement. J'ai aussi plus de facilité grâce à la connaissance de l'allemand et du français. Ainsi, je suis régulièrement invité à des émissions de télévision et de radio.

Quels sont les dossiers qui vous tiennent à coeur?

Sur le plan des infrastructures, la construction d'un deuxième tube au Gothard. Et sur le plan institutionnel, augmenter le nombre de conseillers fédéraux à 9 pour améliorer l'efficacité du gouvernement et en même temps assurer une représentation plus régulière des minorités italophone et rhéto-romanche.

Comment allez-vous continuer à défendre les intérêts du Tessin depuis le perchoir?

L'année présidentielle impose une certaine réserve. Un président n'intervient pas, en règle générale, dans les débats. Il faut pour cela quitter le perchoir. Je vais devoir utiliser d'autres moyens: à travers le travail dans les commissions, les contacts avec les conseillers fédéraux et l'administration, et aussi avec mes collègues aux Etats qui pourront tenir le langage que j'aurais tenu sur mon banc.

(Newsnet)

Créé: 26.11.2012, 16h38

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