Assurance maladie
Alain Berset va présenter un contre-projet à la caisse unique
Mis à jour le 10.10.2012 13 Commentaires
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Santésuisse:
Santésuisse se dit favorable «à toute amélioration du système de santé» en général et n'est pas opposé en principe au contre-rpjet du Conseil fédéral. La faîtière des assureurs-maladie critique cependant le principe d'une séparation entre l'assurance de base et les complémentaires.
«Cette mesure contribuerait avant tout à renchérir tout le système» en créant une double administration, écrit Christoph Meier, direction de santésuisse, dans un éditorial du magazine «infosantésuisse» datant du 4 septembre 2012. Les assurés se retrouveraient, eux, face à deux assurances, «pris entre marteau et enclume».
Il juge également «contestable» la création d'un pool de hauts risques. Les assureurs ont déjà créé un organe comparable, explique- t-il. De plus, ce pool de haut risque ne réduirait pas la chasse aux bons risques, mais plutôt l'impact des mesures de suivi. Et de citer l'exemple de l'Allemagne, qui, après avoir introduit ce système en 2000, y a renoncé en 2009.
Santésuisse se dit par contre favorable à la compensation des risques. Son conseil d'administration avait d'ailleurs annoncé le 29 août dernier vouloir soutenir toute initiative politique allant dans ce sens.
L'autre initiative qui n'a pas abouti
L'idée de séparer l'assurance maladie de base et les complémentaires n'est pas nouvelle. Elle était même portée par une initiative populaire, qui se voulait une alternative à la caisse unique. Ce texte n'a toutefois pas abouti.
L'initiative populaire «Pour la transparence de l'assurance maladie» avait été lancée par les médecins. Mais elle n'a récolté que 61'000 signatures, loin des 100'000 exigées.
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Alain Berset veut combattre l'initiative pour une caisse maladie unique avec une série de mesures visant à limiter la concurrence. Le contre-projet indirect portera sur une réassurance pour les hauts risques, une séparation entre les assurances de base et complémentaires et une compensation des risques plus affinée.
Le Conseil fédéral a décidé mercredi de rejeter l'initiative. Il a chargé le ministre de la santé d'élaborer des propositions qui devront encore être mises en consultation avant que le Parlement ne se prononce.
«Le modèle actuel repose sur une concurrence régulée, ne connaît pas de contingent de prestations et n'a pas de dettes», a relevé Alain Berset en conférence de presse. Mais il pêche surtout par la sélection des risques qui mine la confiance des assurés dans le système. «Dans certaines régions, les primes pour adulte peuvent varier du simple au double», a-t-il rappelé.
Trois mesures
Le contre-projet sera décliné en trois points. Le Département fédéral de l'intérieur (DFI) souhaite créer une réassurance pour les très hauts coûts sous la forme juridique d'une fondation. Cette réassurance sera obligatoire et uniforme pour tous les assureurs. Elle se chargera, à partir d'un certain seuil, des coûts élevés d'un assuré.
Un montant fixe prélevé sur les primes financerait la réassurance. Vu les différences de coûts entre régions, ce montant varierait d'un canton à l'autre.
Interrogé sur le seuil à partir duquel le fonds de réassurance prendra le relais de l'assurance de base, Alain Berset a indiqué que ses service planchaient sur une fourchette allant de 5000 à 20'000 francs. «4% des assurés génèrent des coûts annuels de plus de 15'000 francs, ce qui représente 52% des coûts de la santé, 1% dépasse les 35'000 francs et constitue 21% des coûts globaux», a-t-il rappelé.
Le chef du DFI a souligné que cette réforme, tout comme l'initiative pour une caisse unique, ne visait pas à endiguer la hausse des coûts de la santé. D'autres pistes sont à l'étude après le «non» aux réseaux de soins et la fin du moratoire sur les cabinets.
«Pour l'assuré, la seule conséquence visible sera de ne plus se voir offrir d'aussi grosses différences de primes dans sa région», a dit le conseiller fédéral. Il n'a pas à craindre d'être transféré dans une autre caisse, un éventuel dépassement de ses coûts étant entièrement géré par son assureur.
Séparer les activités
Deuxième mesure: les assurances de base et complémentaires devront à l'avenir être offertes par des entités juridiques distinctes qui ne pourront pas échanger d'informations entre elles ou procéder à des financements croisés. Il a rappelé qu'actuellement 46 assureurs sur 64 ne pratiquent que l'assurance de base.
L'idée de séparer l'assurance maladie de base et les complémentaires n'est pas nouvelle. Elle était même portée par une initiative populaire des médecins, qui se voulait une alternative à la caisse unique. Ce texte n'a toutefois pas abouti.
La troisième mesure envisagée réside dans le renforcement de la compensation des risques. Le gouvernement veut ajouter un nouveau critère: les coûts des médicaments.
Concurrence sur la qualité
Pour le socialiste, ces trois mesures inciteront les caisses à se réorienter sur la qualité de leurs prestations plutôt que de privilégier la chasse au «bon risque». La nécessité de constituer réserves sera aussi moins importante.
L'initiative populaire «pour une caisse maladie publique» prévoit la création d'une institution nationale d'assurance maladie unique avec des agences cantonales qui établiront les primes et les encaisseront.
La gauche, les syndicats, des associations de défense des patients et de consommateurs l'ont lancée pour mettre fin à ce qu'ils estiment une fausse concurrence entre les 80 caisses privées actuelles.
(ats/Newsnet)
Créé: 10.10.2012, 17h23
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La rédaction
13 Commentaires
Non. Désolé. Ce sera Caisse Unique et rien d'autre... c'est fini l'enfumage de moutons tondus. Répondre
Berset continue de nous bercer en voulant à tout prix casser l’initiative citoyenne. Ce technocrate, droit dans ses bottes, fait diversion en faveur des caisses privées. Ne nous laissons pas prendre dans ce sac d’embrouille. Quand va-t-il être membre de conseils d’administrations comme Leuenberger c/o Implenia ? Que faudra-t-il faire pour que ce triste personnage soit empêché de nuire ? Répondre





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