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Les solutions envisageables pour sortir Servette de l’ornière
Par Daniel Visentini. Mis à jour le 04.09.2012 1 Commentaire
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Les mots sont peu de chose, la réalité est bien plus complexe et les solutions à l’emporte-pièce n’existent pas. Pourtant, avec un Servette qui agonise, cloué à la dernière place du championnat, il faut bien prendre des mesures. Plus ou moins radicales. Ou au moins des décisions de nature à ébranler sérieusement un contingent qui ne se comporte plus en équipe.
Quelles sont justement ces mesures? Elles sont plus ou moins logiques, mais il s’agit de ne pas se tromper.
1. Virer Joao Alves
Le football est ainsi fait que la première victime en période de crise sportive est souvent l’entraîneur. Cela provoque un choc psychologique, comme l’on dit, et sur le court terme au moins, une remobilisation du groupe est quasi certaine. En revanche, sur le moyen ou le long terme, l’efficacité de cette décision radicale est bien moins évidente.
Alors Servette actionnera-t-il le couperet, en dépit de tout ce qu’Alves a su apporter au club? «Je ne suis pas un fan de ce genre de mesures définitives, explique Hugh Quennec. Cela dit, il y a un problème et il faut réagir. Je dois avoir une discussion avec notamment M. Alves, afin de voir comment nous pouvons sortir de cette spirale négative.» La vraie question est peut-être ailleurs: virer Joao Alves suffirait-il à réveiller un groupe si éteint, des joueurs si transparents et loin de leur statut de professionnels? On en doute!
2. Sanctionner les joueurs
Les joueurs! Ils sont les premiers à devoir être irréprochables. On ne leur demande pas d’être d’accord ou pas avec leur entraîneur, on attend simplement qu’ils se comportent comme des professionnels et donnent tout ce qu’ils peuvent, qu’ils se révoltent contre le sort, qu’ils se battent sur le terrain. Or, on ne voit rien de tout cela.
On le sait, quand les résultats sont catastrophiques, l’ambiance s’en ressent. Certains en profitent-ils pour intriguer en coulisses? Il y a aussi ceux qui seront en fin de contrat en juin prochain et qui n’ont peut-être pas l’envie de prolonger, trop sûrs de pouvoir trouver un club gratuitement, sans somme de transfert, dès janvier. Bref, trop de détails polluent le vestiaire.
Un grand coup de pied dans la fourmilière est possible. Si le président Quennec décide d’épauler Alves et que tous les joueurs sont placés devant leurs responsabilités, quittes à être sévèrement recadrés pour certains, voire envoyés un moment en M21 histoire de retrouver des valeurs, alors un réveil est envisageable.
3. Union à tous les niveaux
Dans un contexte délicat, il faut faire corps. Et en tout cas éviter les petites phrases ambiguës. Dimanche à Thoune, il se murmure qu’Arpad Soos, le directeur sportif, aurait lancé une phrase sibylline après le match, dans le vestiaire. Il aurait dit que les joueurs pouvaient oublier le programme des deux semaines à venir, car il y aurait des changements. C’est ce que plusieurs sources nous ont rapporté. Cela veut dire beaucoup et peu de choses à la fois. Mais ce n’est pas de nature à rétablir un climat serein, parce que cela ouvre la porte à plusieurs interprétations. Servette devrait au contraire parler d’une même voix.
«Bon, d’abord je ne me suis pas adressé aux joueurs quand j’ai pu évoquer cela, explique Arpad Soos. Mais dans la situation actuelle, il faut peut-être changer les habitudes. Cela procède d’une remise en question qui nous concerne tous, afin que Servette se reprenne. C’est dans ce sens-là qu’il faut comprendre les choses.»
4. Un effort financier
Le président Hugh Quennec n’a pas ménagé ses efforts pour que Servette échappe à la faillite. Mais aujourd’hui, il doit en fournir d’autres pour que le club évite une relégation, qui représenterait la première relégation purement sportive du SFC!
Dispose-t-il des moyens pour cela? Peut-il dégager des solutions financières pour deux ou trois renforts, de vrais renforts, expérimentés? Les transferts nationaux prennent fin le 30 septembre…
Pour l’heure, il a géré de main de maître tout le plan de sauvetage. Mais en restant seul. Plusieurs personnes se sont manifestées pour faire partie du projet. Pour certains investisseurs potentiels, il n’a pas donné suite, d’autres attendent encore d’être contactés. Par exemple, quelqu’un comme Giuseppe Luongo (ex-bailleur de fonds du Stade Nyonnais) était prêt à investir dans le projet de Hugh Quennec. Luongo attend toujours un coup de fil… Servette a-t-il vraiment les moyens de se priver d’aides substantielles?
Au moment où les choses vont si mal, il faut se poser les bonnes questions. Toutes les questions. Virer l’entraîneur n’est peut-être pas une fatalité. D’autant plus que quand Alves a été rappelé, au printemps dernier, il a parallèlement retiré une poursuite qui approchait le million (pour lui et son fils). Bref, rien n’est simple dans le monde grenat. Mais pour que la bâtisse cesse de se lézarder, il faut effectivement une réaction forte.
Daniel Visentini (TDG)
Créé: 04.09.2012, 07h30
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La rédaction
1 Commentaire
Il ne faut pas virer l'entraîneur il faut secouer les joueurs et baisser le salaire de ceux qui ne veulent pas mouiller le maillot. Après ils réfléchiront. Ils sont payés pour fournir du travail pas pour être en vacances. Je soutiens de tout coeur Joao Alves. Répondre
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