Football
Servette: une requête de mise en faillite sera déposée mercredi
Par Arnaud Cerutti. Mis à jour le 14.02.2012 28 Commentaires
«Tous unis dans la légende», disait le slogan. Pas sûr que celui-ci soit toujours d’actualité dans l’univers du Servette FC. Il ne se passe en effet plus une journée ni même une heure sans que la vie du club genevois ne se voie alimentée par des rebondissements riches et variés.
Hier après-midi, nous révélions tout d’abord sur notre site Internet tdg.ch que la société Cleantonic – dirigée par Stéphane Guex – actionnerait une requête de mise en faillite sans poursuite préalable ce mardi matin à l’encontre du SFC. «La situation ne cesse de dégénérer», nous disait alors son représentant, Me Cédric Berger. «Il y a dix jours, souligne l’avocat, lorsque nous avions annoncé que nous déposerions une requête de mise en faillite, le club avait payé une partie de la dette (ndlr: 30 000 francs sur les 90 000 dus). Nous avions ensuite demandé l’établissement d’un échéancier de paiement. On a attendu, attendu, attendu, mais nous n’avons plus eu la moindre nouvelle du Servette FC et de ses dirigeants.»
Revirement grenat
Puis la situation a finalement changé hier en début de soirée, après que le club grenat, représenté par son administrateur Cédric Tonoli, a finalement proposé ledit échéancier. Le fait que la Tribune de Genève ait révélé l’affaire a-t-il poussé le bras droit de Majid Pishyar à agir ainsi?
Toujours est-il que ce «geste» quasi inespéré donne un nouveau petit sursis aux dirigeants servettiens. «Nous laissons effectivement une chance au SFC», reprenait à 21 heures Me Berger. Il sortait alors d’une séance avec de nombreux créanciers qui ont finalement décidé de se joindre au mouvement initié par la société Cleantonic. L’avocat précisait toutefois que «sans autres nouvelles, nous déposerons mercredi la fameuse requête de mise en faillite».
Réponse vendredi midi?
Déjà brandie au mois de février, la menace va désormais plus loin. «Les fournisseurs que je représente et qui regroupent tous ensemble un peu moins d’un million de francs de créances exigent de recevoir une partie de leur argent d’ici à vendredi midi, ajoute Me Cédric Berger. Sinon, il est évident que le match contre Grasshopper, agendé ce dimanche 19 février, ne pourra pas être organisé!»
Il faut dire que tous les créanciers ont le couteau entre les dents et veulent aller au bout des choses. «Leur nom est souillé et le club lui-même est souillé», s’insurge l’avocat, qui précise toutefois que les personnes qu’il représente veulent à tout prix éviter une issue regrettable.
Au tribunal au printemps?
Reste que le message est on ne peut plus clair ce matin: «On n’hésitera pas à poursuivre les organes de droit et de fait qui sont responsables de cette débâcle, ainsi que l’organe de révision qui a peut-être tardé à déposer le bilan», ajoute encore le représentant de Cleantonic.
Cela signifie ni plus ni moins que Majid Pishyar et Cédric Tonoli pourraient être appelés à se présenter devant le tribunal au début du printemps pour se déterminer sur cette requête de mise en faillite, si celle-ci devait être actionnée demain.
Le temps presse plus que jamais pour l’homme d’affaires iranien, qui voit le spectre de la faillite se faire pesant . «En plus de salir le nom du club, les dirigeants servettiens mettent en péril l’avenir du stade, affirme Stéphane Guex. Un équipement qui, je le rappelle, a été construit avec l’argent du contribuable!» (TDG)
Créé: 13.02.2012, 17h08
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:
28 Commentaires
Bordel, c'est quand même INCROYABLE de vivre de nouveau ce merdier !
Ok le Pishyar, on saura vraiment pas ce qui veut ?
D'accord il a investi tout seul depuis 2 1/2 ans, mais il n'y a rien qui se manifeste des pers de chez nous. Pour moi qui est et qui suis servettien depuis + de 45 ans, le foot d'élite est mort à GE. Il n'y a que la Politique et le Gd Théatre, le foot est juste un loisir, Triste!
Répondre
Quel gâchis ! Il est temps de prendre vos responsabilités M. PISHYAR et de cesser le massacre !!! Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 



