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Carnet noir

Olivier Breisacher nous a quittés

Par La rubrique sportive. Mis à jour le 13.08.2012 4 Commentaires

C’est avec la plus profonde tristesse que la rubrique sport s’associe à la douleur de sa famille et de ses proches.

Olivier Breisacher

Olivier Breisacher
Image: Janine Jousson

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La douleur, immense, le sentiment d’injustice, oppressant, et ces quelques mots, forcément dérisoires, vides, terribles: Olivier Breisacher, 44 ans, nous a quittés. Victime d’un tragique accident alors qu’il était en vacances, notre collègue et ami nous manquera pour toujours, c’est peu de le dire. Il avait intégré la rédaction sportive de la Tribune de Genève il y a plus de douze ans déjà, apportant avec sa bonne humeur un professionnalisme de tous les instants, un sens journalistique acéré et des qualités humaines si respectables.

Olivier était un grand professionnel dans tous ses domaines d’activité. Des expériences à la radio, au journal Le Temps, ou des collaborations avec d’autres médias encore avaient forgé son esprit d’analyse, son sens de l’adaptation. Olivier, c’était pour notre rubrique l’assurance de pouvoir s’appuyer sur sa pertinence et sa crédibilité. Cela se vérifiait souvent, notamment dans sa couverture du tennis, avec des interviews exclusives – des vraies, en tête-à-tête comme on dit – décrochées auprès de stars comme Roger Federer ou Novak Djokovic, pour n’évoquer que les plus grands.

Roger Federer: comment parler d’Olivier sans évoquer le fol enthousiasme qui était le sien quand il nous parlait du champion suisse. Il avait des étoiles dans les yeux à l’idée d’écrire des articles sur le plus grand tennisman de tous les temps, il le faisait avec talent et c’est cette passion intacte, année après année, qui l’animait en permanence. On faisait parfois des paris, à la rédaction: jamais Olivier n’a misé sur une défaite de Federer. Il avait d’ailleurs annoncé, fièrement, dès le début de l’année, que le champion remporterait un nouveau tournoi du Grand Chelem et qu’il retrouverait, peut-être c’est vrai nuançait-il, sa place de numéro un mondial.

On n’oubliera pas son large sourire au lendemain du succès de Federer à Wimbledon cet été: c’est en s’enflammant avec les yeux d’un enfant avide, transporté par ces émotions pures, qu’il traversait la profession, tout en gardant le sens du recul, ce pas de côté qui permet, en plus, d’observer les choses avec lucidité. Olivier s’occupait aussi du hockey sur glace et plus particulièrement de Genève-Servette. Autre sport, même souci de pertinence. Chris McSorley, l’entraîneur, mais aussi joueurs et dirigeants savent toute la précision des informations qu’il confrontait avec eux, pour informer.

Olivier aimait tous les sports, le football ne manquait pas à l’appel. Il était en Pologne au mois de juin, pour couvrir l’Euro 2012. Là encore, son expérience des grandes manifestations offrait un regard éclairé sur le football, mais aussi sur ce qui entoure un tel évènement.

Mais Olivier, c’était aussi un regard sur le monde dans son ensemble, une ouverture d’esprit, des convictions personnelles, une passion pour le jeu d’échecs également, lui qui était membre du comité d’organisation du Festival de Bienne. Un tournoi qui pouvait accueillir les meilleurs grands maîtres mondiaux, une performance à laquelle il n’était bien sûr pas étranger.

C’est pour tout cela, pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, qu’Olivier laissera un grand vide parmi nous. Toute la rubrique sportive, terriblement affectée par ce départ si soudain, pense très fort à toi, Olivier.


Hommage à un journaliste de talent

La nouvelle de la disparition d’Olivier Breisacher, notre cher et très apprécié collègue de la rubrique sportive, a provoqué la consternation au sein de la rédaction. Olivier faisait partie des journalistes d’exception. Il avait un sens aigu de l’actualité, une connaissance parfaite de sa matière et, surtout, une passion dévorante pour son métier et pour le sport.

Rien de ce qui touche au hockey sur glace ou au tennis, ses deux sports de prédilection, ne lui échappait. Il connaissait tous les joueurs de la glace et des courts et tous le connaissaient, le respectaient. Olivier faisait véritablement partie du circuit dans ces disciplines phare. Il était toujours prêt à aller à l’autre bout de la Suisse pour couvrir un match du Genève-Servette.

Bienveillant avec ses amis sportifs, il savait aussi garder ses distances, pratiquant un journalisme rigoureux où seuls comptent les faits, la qualité de l’information et l’agilité de la plume pour raconter de façon passionnante ces histoires et destins hors du commun.

Olivier savait faire tout cela, mais pas seulement. Il appartient à ces journalistes qui s’intéressent au monde bien au-delà des sujets qu’il traite au quotidien. La politique internationale, et nationale, l’économie, l’histoire, autant de domaines dans lesquels Olivier avait une large maîtrise.

Avec son talent, il pouvait embrasser n’importe quelle thématique. Sans parler du jeu d’échecs, autre passion, dont il parlait en maître tout en s’impliquant pour l’organisation des tournois au niveau national.

Puis, il y a l’homme. Toujours souriant, Olivier était d’une grande loyauté, toujours cordial, toujours prêt à dépanner aussi. Il faisait front avec calme et une grande force de caractère face aux épreuves professionnelles comme aux difficultés de la vie. Olivier était un journaliste et un ami sur lequel on pouvait compter, toujours. Il va nous manquer, à la rédaction comme sur les circuits professionnels.

Au nom de l’ensemble de la rédaction de la Tribune de Genève, j’adresse toutes mes condoléances et mes messages de sympathie à la famille d’Olivier et à ses proches.

Pierre Ruetschi, rédacteur en chef (TDG)

Créé: 13.08.2012, 08h49

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4 Commentaires

Anne Lellouch

13.08.2012, 09:27 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Cher Olivier,je rendrai hommage dans un autre cadre à tes qualités humaines, les plus importantes bien sûr. Ici, je saluerai tes qualités journalistiques qui faisaient que, bien que n'étant guère passionnée de sports, je lisais toujours tes articles avec intérêt et avec grand plaisir. Là comme ailleurs, tu nous manqueras beaucoup. Répondre


Jean Rumain

13.08.2012, 11:29 Heures
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Perdre un proche est la pire chose qui puisse arriver. A ce moment-là, le sport, la victoire, la defaite, l'arbitrage, tout ça paraît tout à fait insignifiant. Répondre