Salman, un cheikh dans la course à la FIFA

FootballDésireux de succéder à Sepp Blatter, le Bahreïnien a les faveurs de la cote.

Salman Bin Ibrahim Al-Khalifa, président de la Confédération asiatique depuis 2013, estime être l’homme de la situation pour redorer le blason de la FIFA.

Salman Bin Ibrahim Al-Khalifa, président de la Confédération asiatique depuis 2013, estime être l’homme de la situation pour redorer le blason de la FIFA. Image: AFP

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Il avance le torse bombé, son ambition clairement affirmée et ses certitudes en bandoulière. Oui, le cheikh Salman – de son vrai nom Salman Bin Ibrahim Al-Khalifa – veut devenir le prochain président de la FIFA. Oui, il se décrit lui-même comme le grand favori à la succession de Sepp Blatter. Et tout le monde, ou presque, le désigne ainsi. Mais, alors que l’élection se tiendra le 26 février et que le candidat européen Gianni Infantino se positionne de plus en plus sérieusement comme un solide rival, on peut se demander si toute la confiance qu’affiche le Bahreïnien (50 ans) est suffisamment solide et concrète pour le porter sur le trône. S’il croit vraiment pouvoir «convertir l’essai».

Une question qui risque de se poser avec d’autant plus d’assiduité durant les vingt-deux prochains jours que quantité d’eau peut couler sous les ponts d’ici à ce que le nom du nouveau patron du foot mondial sorte du chapeau. Bien sûr, d’après les calculs des uns et des autres et pour avoir vraisemblablement le soutien des confédérations africaine et asiatique, Salman – membre de la famille royale de Bahreïn – a le vent dans le dos et une longueur d’avance sur ses adversaires. Rien n’indique cependant qu’au moment du sprint final, tout se goupillera comme il l’espère. Histoire de manœuvre(s)…

Car en coulisse, la fronde s’organise. Preuve en est que plusieurs de ses détracteurs cherchent à redessiner sa cuisine en exhibant au grand jour quelques-unes de ses potentielles casseroles. Le cheikh Salman balaie toutes les accusations dont il est l’objet. Et ses défenseurs aussi, qui louent le personnage.

Il est vrai que ses différentes actions dans les hautes sphères sont saluées loin à la ronde. Président de la Fédération de football de Bahreïn depuis 2002, puis grand patron de la Confédération asiatique (AFC) depuis 2013 (ce qui lui a permis de siéger à la FIFA), Salman Bin Ibrahim Al-Khalifa a en effet su nettoyer une institution mise en danger par son prédécesseur, Mohammed bin Hammam, banni à vie de toute activité dans le football pour corruption.

Le Bahreïnien, qui évolua en club dans son pays durant les années 80, fait d’ailleurs de son travail à la tête de l’AFC un argument électoral. Car il est le seul des cinq candidats en lice pour prendre le relais de Sepp Blatter à avoir déjà dirigé une confédération. Le seul, à ses yeux, à avoir les épaules pour régner sur la FIFA. «J’ai du crédit et de l’expérience, je suis dans le football depuis une vingtaine d’années et j’ai été élu à la tête de l’AFC, une institution que j’ai remise à neuf», se gaussait-il récemment dans L’Equipe.

Comme il l’a fait sur son continent, le cheikh dit vouloir redorer le blason de la Fédération internationale après la tempête de l’année écoulée. Avec l’idée de la diviser en deux entités; l’une essentiellement consacrée au jeu et aux compétitions, l’autre focalisée sur le business (droits télé, marketing, etc.). «Car c’est uniquement en séparant strictement l’origine des fonds et en supervisant chaque dépense que nous pourrons garantir la renaissance d’une nouvelle FIFA», déclare-t-il.

Mauvaise pioche toutefois: lui qui comptait sur Richard Scudamore (grand manitou de la Premier League anglaise) et sur Alex Ferguson pour collaborer en cas d’élection a vu, hier, l’ancien manager historique de Manchester United afficher son soutien à… Gianni Infantino. Une belle embûche sur la route qui mène vers Zurich. Aura-t-elle des conséquences le 26 février? (TDG)

Créé: 09.02.2016, 17h19

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