La Patrouille des Glaciers est suspendue aux caprices du ciel

Ski-alpinismeLa 17e édition doit voir s’élancer les trios les plus téméraires ce vendredi soir. Mais la météo, incertaine, fait planer le doute.

La montée sur Rosablanche, dans un cadre majestueux, est l’un des temps forts de la Patrouille des Glaciers.

La montée sur Rosablanche, dans un cadre majestueux, est l’un des temps forts de la Patrouille des Glaciers. Image: KEYSTONE

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Qu’ils soient pros ou populaires, qu’ils consacrent tout leur temps à leur sport ou qu’ils n’aient gravi «que» quelque 4000 m en guise de préparation, vient à eux ce week-end le goût du défi. Du même défi. De l’insensé, presque, puisqu’ils seront près de 5000 au total à avoir pris, entre mardi et ce vendredi soir, le départ de la Patrouille des Glaciers. Et lorsque l’on s’élance à l’assaut d’une telle épreuve, ce sont non seulement septante-trois ans d’histoire qui vous contemplent, mais également des heures d’efforts qui vous attendent.

Il faut dire que la «PdG» reste un mythe du ski-alpinisme, qui exige une bonne dose de culot mais aussi une certaine lucidité. Beaucoup de lucidité, même. Ces deux ingrédients s’avèrent essentiels pour pouvoir aller au bout du parcours menant de Zermatt à Verbier sous l’œil du majestueux Cervin et par-delà le col de Riedmatten et le couloir de la Rosablanche. Songez en effet – et on a connu menu plus digeste – que ce sont, pour les plus téméraires, 54 kilomètres et 4000 m de dénivellation positive qui sont proposés. Si tant est que, pour les participants censés s’élancer ce vendredi soir à 22 h, la météo ne vienne pas brouiller les… pistes.

Car ces prochaines heures, davantage que le matériel des patrouilles (réunies par membres de trois), c’est bien le ciel et ses caprices qui vont être scrutés. Alors qu’en début de semaine la première volée de patrouilleurs s’est trouvée devant des conditions clémentes, celles annoncées pour ce week-end s’annoncent plus qu’incertaines. S’achemine-t-on vers une annulation comme cela fut notamment le cas en 2012? La réponse ne tombera que ce vendredi aux alentours de 20 h, mais un souffle de pessimisme déferle dans le Valais. «Durant la nuit de vendredi à samedi, il y aura une prédominance de nuages, ce qui, aux altitudes concernées par la «PdG», peut poser des questions au niveau de la sécurité», a indiqué Frédéric Glassey, de MeteoNews, à nos confrères du Nouvelliste. Ou quand le brouillard et la mauvaise visibilité font trembler les organisateurs…

En attendant, chacun peaufine son matériel dans l’espoir de pouvoir malgré tout partir à l’assaut du mythe. Une épreuve qui passe autant pour un véritable exercice sportif que pour un instant d’humanité et d’amitié au cours duquel les liens se font encore plus forts que d’ordinaire. «La Patrouille des Glaciers, c’est le plaisir de partager les entraînements avec les coéquipiers, relevait récemment dans les colonnes de La Liberté Marius Robyr, ancien patron de l’épreuve, qui s’aligne cette année avec ses deux fils. Je ne pourrais par exemple pas la disputer avec des gens que je ne connais pas. Il faut que tout cela ait un sens et c’est ce qui fait la magie de la course.» Une magie qui, météo encourageante ou non, ne s’essouffle pas. (TDG)

Créé: 21.04.2016, 22h29

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Ce qu'il faut savoir

Parcours Deux parcours sont proposés. Le petit (Arolla-Verbier, 26 km) et le grand (Zermatt-Verbier, 54 km).

Matériel par patrouille Piolet de minimum 50 cm; corde de 8,7 mm de diamètre minimum et d’au moins 30 mètres; boussole; altimètre; peaux de phoque de réserve; lunettes de réserve; trousse de secours.

Matériel individuel de chaque patrouilleur Skis munis de carres métalliques; peaux de phoque; paire de bâtons de type alpin ou de fond; sac à dos avec deux points d’attache des skis (portage); appareils détecteurs de victimes d’avalanche (DVA); casque; pelle à neige; sonde à neige d’au minimum 240 cm; couverture de survie d’une surface minimale de 1,80 m2; lunettes de soleil filtrantes ou une visière adaptée au casque; masque de ski; baudrier; lampes frontales.

Dopage Un participant avait été contrôlé positif à l’EPO en 2008. Ce résultat avait bouleversé les organisateurs. «Il n’y a pas de prize money à la «PdG», je n’arrive pas à comprendre ce qui motive des gens à tricher», lance aujourd’hui Max Contesse, le patron de l’épreuve, dans Migros Magazine.
A.CE.






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