Champions de minivolley, ils sont déjà à la hauteur!

Volleyball Le tour final du championnat de Suisse M13 a lieu ce week-end à Genève. A découvrir.

Le minivolley suisse sera en fête ce week-end à Genève.

Le minivolley suisse sera en fête ce week-end à Genève. Image: Simon Abächerli

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Il est encore mini mais, à ce niveau, il fait déjà le maximum. Détourné, le fameux slogan est taillé pour faire l’éloge du minivolley, ce sport en format poche qui invite les jeunes pratiquants à monter au filet. «En quatre contre quatre, sous sa forme la plus aboutie, c’est la porte d’entrée du volleyball», note Jean-Jacques von Däniken, le coordinateur de l’Académie de volley de Genève. De nombreux joueurs de LNA y ont fait leurs gammes et leurs armes. Leurs successeurs seront en jeu ce week-end à Genève à l’occasion des championnats de Suisse des moins de 13 ans.

Comme il y a une dizaine d’années, c’est le dynamique Genève Volley – cette fois en partenariat avec SSO et Vernier – qui assume l’organisation de cette manifestation. Et ce n’est pas une mince affaire! Les chiffres disent son ampleur: 40 équipes engagées, environ 300 minivolleyeurs en action, 96 matches au programme sur les 10 terrains tracés dans la salle Henri-Dunant et l’Ecole des Franchises. L’organigramme de la compétition ressemble à un plan de bataille. Ce sport sans contact privilégie pourtant la concorde et l’esprit d’équipe!

Avec le tchoukball, le minivolley est en effet l’un des rares sports collectifs à ne pas engager ses joueurs dans l’affrontement physique. C’est bien pour cela qu’il a surtout la cote auprès des jeunes filles! «Celles-ci composent 70% des effectifs», confirme Jean-Jacques von Däniken. Voilà pourquoi le tournoi final M13 regroupera 24 équipes féminines (dont Genève Volley, Ferney et SSO), contre seulement 14 formations garçons (avec SSO, Chênois et Ferney).

Si le filet (abaissé) canalise les ardeurs, il ne rend par pour autant le jeu lénifiant et simpliste, bien au contraire. «Le minivolley est un sport techniquement très exigeant, qui demande beaucoup de coordination et de patience dans son apprentissage. Pour le débutant, l’erreur est un passage obligé. Généralement, c’est l’équipe qui en commet le moins qui gagne», poursuit le spécialiste.

A Genève, le public aura droit au haut du filet. Fini le pousse-ballon et les échanges minimalistes des premières années. Les matches promettent d’être disputés. «A ce niveau, les meilleurs se retrouvent même un peu à l’étroit sur des terrains qui peuvent paraître trop petits! Ils sont alors mûrs pour passer au volley des grands», conclut Jean-Jacques von Däniken.

Lieux Tournoi féminin à Henri-Dunant. Tournoi masculin aux Franchises. Horaire Samedi, 11 h à 18 h: tour préliminaire. Dimanche, 9 h à 12 h 30: tour intermédiaire. 13 h 40: matches de classement. 16 h: finales.

(TDG)

Créé: 20.04.2017, 21h08

Abramov se souvient

Ce vendredi soir, à Näfels, les ex-Chênois Sébastien Steigmeier et Jérôme Fellay espèrent faire un pas de plus vers leur deuxième titre national avec Amriswil. Quinze ans plus tôt, le minivolley a été pour eux une école de persévérance et un tremplin vers la LNA.

Comme ses anciens coéquipiers, Stepan Abramov (29 ans) a lui aussi usé ses premières genouillères dans cette antichambre juvénile du volleyball. «J’avais 7 ou 8 ans, se rappelle-t-il. J’ai commencé en mini E mixte à Genève Volley sous la conduite de Jean-Jacques von Däniken. Puis j’ai passé à Sous-Moulin où mon premier entraîneur se nommait Guillermo Martinez, un crack argentin qui a joué aux Jeux olympiques. J’étais émerveillé et supermotivé!»

Devenu capitaine de Chênois, le central se souvient avec nostalgie de ces années d’initiation et de formation. «Le minivolley est un sport complexe. Il en faut des heures d’entraînement, de sensibilisation, pour apprendre à toucher, à contrôler le ballon. Là, on ne l’attrape pas ou ne le shoote pas! C’est une affaire de sensibilité. Il faut aussi très vite développer le sens de l’analyse pour appréhender au mieux la stratégie du jeu collectif.»

De tâtonnements en progrès, de franche camaraderie en titres nationaux, Stepan Abramov a grandi en escaladant tous les échelons. «L’absence de contact n’est pas un frein au plaisir de jouer. En minivolley, on se dépense aussi comme des fous», affirme-t-il. Accro, il n’a jamais songé à changer de sport.

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