Dessin animé
Bob l’éponge s’expose
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Nom d’une crevette! Le temps d’une exposition aussi Absorbante (c’est son titre) que joyeusement colorée, Bob l’éponge éclabousse de bonne humeur l’Espace ExpoSIG du pont de la Machine. Phénomène mondial, le personnage créé par l’ex-biologiste américain Stephen Hillenburg invite la foule à voir la vie en jaune via une ribambelle d’installations en 3D, ponctuées de dessins animés projetés sur une dizaine d’écrans. L’occasion de s’immerger dans l’univers drolatique de l’invertébré le plus cool de la planète.
Traduit en 35 langues
Apparu le 1er mai 1999 sur la chaîne Nickelodeon, Bob l’éponge a très vite acquis des allures d’icône. Diffusée dans plus de 170 pays, traduite en 35 langues à travers le monde, la série compte aujourd’hui plus de 29 millions de fans sur Facebook. Autant d’amis virtuels qui vibrent aux aventures farfelues de l’indécrottable optimiste résidant à Bikini Bottom, dans un ananas, au fond de la mer.
L’inénarrable éponge et ses potes – Gary l’escargot miauleur, Eugène Krabs le crabe, Patrick Etoile ou encore Sandy Ecureuil – ravissent même les stars. Le groupe de heavy metal Metallica a notamment commercialisé un tee-shirt représentant la version cartoon du groupe jouant avec Bob et Patrick. David Bowie a pour sa part été l’invité spécial d’un épisode qui a recensé près de 9 millions de téléspectateurs!
Totalement innocent
Le plus surpris par ce succès planétaire, c’est peut-être bien Stephen Hillenburg. Lorsqu’il conçoit la première mouture de Bob l’éponge, en 1984, l’homme étudie et enseigne la biologie marine. Fasciné par l’animation, il se fend d’un scénario intitulé The intertidal Zone, dans lequel il met en scène des formes de vie marine anthropomorphes. «J’avais envie d’inventer une série où le héros serait totalement innocent», explique le créateur américain, cité dans l’exposition du pont de la Machine, qui montre aussi quelques-uns de ses croquis originaux.
«Mes personnages ont souvent des réactions idiotes et des comportements parfois totalement ridicules», poursuit Hillenburg. La preuve: à l’Espace ExpoSIG, Bob l’éponge réinterprète notamment quelques tableaux célèbres, à sa manière. On le voit ainsi dans une version revisitée de l’Autoportrait à l’oreille bandée de Vincent Van Gogh. Avec ce commentaire: Bob a bien pensé à se trancher l’oreille, mais il n’en a pas!» Du pur Bob… «Absorbante, une exposition Bob l’éponge», Espace ExpoSIG, pont de la Machine, jusqu’au 11 avril. Entrée libre. (TDG)
Créé: 01.02.2012, 21h48
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