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Une substance semblable au cannabis troue la mémoire
Mis à jour le 26.03.2012 15 Commentaires
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Une substance produite par le cerveau lui-même, semblable au cannabis, semble jouer un rôle important dans les pertes de mémoire, selon des neurophysiologistes de l'Université de Berne qui ont rapporté leur découverte dans la revue Nature Neuroscience.
La perte d'une information - un mot que l'on ne retrouve plus - est un phénomène bien connu. Mais que se passe-t-il dans le cerveau ? Selon Thomas Nevian et Rogier Min, de l'Institut de physiologie de l'Université de Berne, les cellules cérébrales dites "astrocytes" qui semblaient jusqu'ici n'avoir qu'un rôle passif au service des cellules nerveuses, jouent apparemment un rôle décisif lors de l'oubli. Les astrocytes interviennent par une substance semblable au cannabis, produite par le corps lui-même, dans la chimie du cerveau.
La tâche du cerveau est de traiter les informations fournies par les sens et de les utiliser, en fin de compte, pour commander des muscles. Le traitement a lieu dans les cellules nerveuses reliées entre elles par des contacts électrochimiques, les synapses.
Or, il peut arriver qu'une cellule active une synapse vers une autre cellule qui a, elle, déjà généré un signal. L'activation arrive ainsi trop tard et ne contribue pas à la mise en activité de la cellule visée. Si - selon Thomas Nevian - ce phénomène se reproduit souvent, alors des processus biochmiques s'enclenchent qui font que la cellule réceptrice envoie à la cellule émettrice des messages lui ordonnant de produire moins de signaux - ce qui revient à affaiblir la liaison entre les deux cellules.
Réduction de la douleur
Le signal de retour vers la cellules émettrice est transmis par le biais des astrocytes, selon Rogier Min et Thomas Nevian. La seconde cellule utilise une substance semblable au cannabis; cette substance est alors détectée par les astrocytes, lesquelles ordonnent ensuite à la première cellule de "se taire". La liaison est ainsi affaiblie entre les deux cellules.
Il se peut que les astrocytes jouent un rôle dans les mécanismes de perte d'informations, selon Nevian. Cette découverte offre notamment des perspectives pour les personnes souffrant de douleurs chroniques. Il est connu que les synapses qui transmettent les signaux de douleur sont trop actives.
Nevian escompte dès lors qu'une activation ciblée des astrocytes entourant les synapses en question permette d'affaiblir leurs signaux et réduise les douleurs. Comme les astrocytes réagissent à des substances cannabinoïdes, cela pourrait expliquer pourquoi, dans certains cas, le cannabis est un antalgique efficace. Mais les cannabinoïdes ont aussi un effet négatif, selon Thomas Nevian: ils peuvent faire oublier ce qu'on ne voulait, justement, pas oublier. (ap/Newsnet)
Créé: 26.03.2012, 16h57
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La rédaction
15 Commentaires
Il faudrait interdire le fait de réfléchir, car le corps produit une substance stupéfiante, donc il faudrait prévoir des amandes d'ordre et des peines de prison pour ceux qui réfléchissent! Ce sont des toxicomanes! Répondre
Le corps humain est pourvu de récepteurs aux cannabinoïdes. Des hommes des cavernes à Napoléon, les humains se sont servi du chanvre pour attacher leurs chèvres ou pour gréer leurs navires. Je ne pense pas que nos ancêtres aient laissé aux hippies le soin de découvrir l'effet psychoactif de cette plante. L'église du moyen âge a beaucoup pourchassé les sorcières qui soignaient avec des plantes. Répondre





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