DECOUVERTE
La maltraitance dans l’enfance laisse des traces génétiques
Mis à jour le 12.01.2012 7 Commentaires
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Un traumatisme psychologique dans l’enfance peut laisser une cicatrice génétique chez l’adulte. C’est ce qu’ont découvert une équipe de chercheurs genevois en examinant l’ADN d’adultes souffrants de troubles psychiatriques.
Le groupe de recherche du professeur Alain Malafosse, du Département de psychiatrie de l’UNIGE, en collaboration avec le Département de génétique et de développement, a ainsi démontré que l’association entre maltraitance infantile et certaines pathologies adultes résultait d’une modification des mécanismes de régulation des gènes. Leurs travaux sont publiés dans la revue Transnational Psychiatrie.
Ont participé à l’étude 101 sujets adultes souffrant d’un trouble de la personnalité borderline, caractérisé notamment par une instabilité dans les relations interpersonnelles, les émotions et l’impulsivité. En examinant leur ADN, issu d’une simple prise de sang, les chercheurs ont observé des modifications épi génétiques, c’est-à-dire dans les mécanismes de régulation des gènes, chez les participants ayant été maltraités durant leur enfance (abus physique, sexuel et émotionnel, carences affectives…).
Ces modifications épi génétiques se situent dans le processus de gestion du stress. «C’est la première fois que l’on voit un lien aussi clair entre un facteur environnemental et une modification épi génétique», souligne Ariane Giacobi no, du Département de génétique et de développement. Lien d’autant plus fort que plus la maltraitance a été sévère durant l’enfance, plus la modification est importante.
Créé: 12.01.2012, 15h55
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7 Commentaires
Cela fait combien de décennies que Alice Miller dénonce les conséquences de la maltraitance? Il serai temps qu'elle soit enfin entendue! Cela nous permettrait de mettre un terme au massacre des plus innocents: nos enfants. Répondre
maman d'une fille a tendance borderline, sans les crises, mais ayant les critères, selon le Dr Tortossa, je suis exaspérée par les informations que donnent les psy ou autres et leur incompétence concernant les personnalités
borderline. même si un enfant peut avoir subi une enfance difficile à cause d'un divore, d'autres avoir été maltraités, je conteste formellement ce à quoi ils font allusion
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