La caféine stresse aussi les moules

PollutionL’alcaloïde contenu dans le café n’est pas seulement un excitant pour l’homme. Elle accroit aussi le stress des moules. C’est le constat d’une recherche conduite au Nord-Ouest des Etats-Unis.

Les chercheurs ont évalué l'impact de la caféine sur la moule californienne.

Les chercheurs ont évalué l'impact de la caféine sur la moule californienne. Image: sp

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L’Oregon est connu pour abriter une nombreuse population de buveurs de café. Les cafés Starbucks y sont du reste nés. Souvent pluvieuse, la météo sur cette côte Nord-Ouest des Etats-Unis n’y est pas pour rien.

C’est là que trois chercheurs de l’Université de Portland ont mesuré des taux inhabituels de caféine dans l’océan.

En analysant quatorze sites, ils ont mis en évidence toute la vie du café dans les eaux de la région. Et, en certains endroits, des concentrations dépassant de presque vingt fois parfois les limites permises par la loi.

Leur constat est définitif. L’homme est responsable de la présence de caféine dans le Pacifique, acheminée par les systèmes d’égouts. Selon ces chercheurs, la densité de population joue moins que le type de traitements réservés aux eaux usées.

Plus rapides!

Les forts taux de caféines observés ici ou là résulteraient de pollutions localisées. Responsables: les fosses sceptiques mal gérées et les déversements directs dans l’océan d’eaux non-traitées.

Le plus piquant dans cette affaire est que la pollution agit sur la faune marine. Et les moules en particulier. «Elle les affecte de la même manière que l’homme», indique Elise Granek à CNC News.

«Nous avons observé chez les moules une montée en puissance [elles sont plus rapides], c’est ce que nous qualifions de réponse au stress», explique cette co-auteure de l’étude.

Poursuivre la recherche

La réponse présentée par les moules peut prétériter leur développement et leur capacité à se reproduire, avertit la biologiste.

Selon elle, «cela ne signifie pas que nous devions cesser de boire du café. Mais nous devons mieux comprendre l’impact des contaminants et leur façon d’interagir dans l’Océan avec d’autres polluants et facteurs de stress». (nxp)

Créé: 03.09.2012, 10h44

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