France
Près de 900 femmes ont enlevé les implants mammaires défectueux
Articles en relation
- Le ministère de la Santé français alerté dès 1996
- Les victimes soulagées par l'inculpation du patron de PIP
- Le créateur des prothèses PIP présenté à la juge
- Les cliniques de luxe utilisaient aussi des prothèses PIP
- Les implants mammaires «low cost» font un tabac en Turquie
- Une clinique de Montreux a implanté des prothèses PIP
- Dénonciation pénale à Genève contre la société PIP
Mots-clés
En décembre, le gouvernement avait recommandé aux 30’000 femmes porteuses d’implants Poly Implant Prothèse (PIP) en France de se les faire retirer à titre préventif, mais sans caractère d’urgence.
En effet, 877 explantations volontaires ont été déclarées à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) au 31 janvier, soit 205 de plus que fin 2011.
«Je crois que les messages que nous avions passés, qu’il n’y avait pas d’urgence, qu’il fallait être résolu à demander l’explantation, sont bien passés», a déclaré lundi le directeur général de la santé Jean-Yves Grall.
«Il faut simplement noter qu’un certain nombre de femmes (...) n’ont pas souhaité se faire explanter», a-t-il ajouté à l’issue de la troisième réunion du comité de suivi des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP.
La moitié des femmes ayant été opérées à la suite d’un cancer du sein ont déjà été explantées, a-t-il précisé. Jean-Yves Grall espère que dans les mois qui viennent, l’ensemble des explantations voulues auront eu lieu.
Jean-Yves Grall a salué les efforts fournis par les professionnels de la santé dans la prise en charge des porteuses d’implants PIP, notant qu’il n’y avait eu quasiment aucune remontée de récriminations vis-a-vis du corps médical en termes d’honoraires ou encore de refus de prise en charge.
55% de ruptures précoces
Dominique Maraninchi, directeur général de l’Afssaps, a pour sa part dressé l’état des lieux des ruptures de prothèses PIP à ce jour. D’après un dernier bilan au 31 janvier, 1379 ruptures ont été déclarées, soit 236 de plus que fin décembre. Quelque 875 cas de réactions inflammatoires, dont 73% sans rupture de prothèse associée, ont par ailleurs été recensées.
Le suivi des porteuses de prothèses PIP a également montré 55% de ruptures «extraordinairement précoces», dans les 5 ans suivant la pose de l’implant.
«Cela nous conforte malheureusement dans la recommandation qui est faite d’explantation systématique», a déclaré Dominique Maraninchi. Il a revanche tenu à souligner qu’aucun lien n’avait été établi entre les prothèses PIP et les cas de cancer signalés parmi les porteuses des ces implants mammaires (1 cas de lymphome anaplasique et 20 cas de cancers du sein).
Une étude épidémiologique sera lancée le mois prochain sur un échantillon de 1400 femmes ayant subi une rupture de prothèse PIP. Cet échantillon de femmes sera suivi afin d’analyser les risques potentiels de santé liés aux ruptures de ces prothèses. Il sera comparé à des échantillons de femmes ayant subi une rupture de prothèse mammaire non PIP, et ayant été volontairement explantées. (afp/Newsnet)
Créé: 06.02.2012, 21h57
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:


Veuilliez attendre s'il vous plaît