Environnement
La grande peur du WWF pour ses camps nature
Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 29.03.2012 2 Commentaires
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- Loi fédérale sur les guides de montagne et les organisateurs d’autres activités à risque
- L'ordonnance mise en consultation
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Des moniteurs trop «amateurs», des zones à risques trop étendues: l’ordonnance sur les guides de montagne et les organisateurs d’autres activités à risque crispe le WWF.
Avec ses exigences plus strictes, ce texte en consultation jusqu’à samedi pourrait obliger l’ONG à renvoyer à la maison ses cinq cent moniteurs. Et à fermer la centaine de camps organisés chaque année.
Pour le WWF, l’ordonnance n’est pas claire. Elle reste floue sur la notion d’«activité professionnelle». Un qualificatif qui obligera les accompagnants à obtenir une autorisation. Et donc à se former comme guide de montagne, professeur de sports de neige ou accompagnateur de randonnée.
Zones à risque
La survie même des camps nature est en cause d’autant que, pour le WWF, 80% d’entre eux ont lieu dans les zones à risque, au sens de la loi sur l’agriculture. Or, autre bémol, l’ordonnance inclut dans sa réglementation la marche pratiquée dans les zones à risque.
«La marche n’est pas un sport à risque en tant que tel. Tout dépend où elle est pratiquée. Mais dans l’ordonnance, seul le Plateau est exclu des zones à risque», déplore Paula Borer, responsable du dossier au WWF.
Oui mais…
«Le prix de nos camps avoisine les 400 à 500 francs, indique-t-elle aussi. Cela permet de couvrir les coûts. Mais nous ne faisons pas de profit.» En clair, l’ONG ne veut pas entrer dans la rubrique «professionnel» et n’a pas les moyens de certifier tous ses moniteurs.
Après des drames comme l’accident de canyoning du Saxetbach, cette ordonnance d’application d’une loi qui entrera en vigueur en 2013 règlemente plus sévèrement les activités en plein air. Le rafting ou le saut à l’élastique par exemple. Ce que le WWF salue.
«Protéger des accidents est une bonne chose, estime Paula Borer. Mais il ne faut pas sanctionner les organisations qui sensibilisent à la nature. La nature est un lieu d’apprentissage et doit rester ouverte à tous.» (Newsnet)
Créé: 29.03.2012, 15h27
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2 Commentaires
Quand le WWF lutte contre des projets d'intérêt public, comme la plage des eaux-vives, rien ne semble trop cher ou trop circonvolut... Mais quand il s'agit de s’adapter pour protéger l'humain, il renâcle.Pourquoi le WWF serait une organisation différente de n'importe quelle autre organisation qui s'occupent de jeune? Il y a des normes il faut les respecter, non? On mène par l'exemple non? Répondre
Placer la randonnée en été dans un sport à risque, au même titre que le canyoning, je rêve? Plus aucun naturaliste ne pourra sortir avec des groupes... Le grand perdant? Le public! Sous couvert de sécurité, les guides de montagnes ne cherchent qu'à protéger leur marché... Répondre





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