Développement durable
La Suisse s’engagera à Rio pour l’économie verte
Mis à jour le 29.05.2012 2 Commentaires
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Le projet suisse rencontre des résistances
Parmi les propositions qu’elle compte présenter à Rio, la Suisse veut remplacer la Commission du développement durable, une institution perçue comme bloquée, par le «Conseil du développement durable». Mais ce projet est déjà contesté par d’autres pays, notamment le Mexique.
Ce dernier, avec d’autres Etats, craint qu’un tel Conseil du développement durable entre en concurrence avec l’ECOSOC (le Conseil économique et social des Nations Unies, a indiqué Franz Perrez.
Le Mexique prendra l’année prochaine de l’ECOSOC et n’a pas intérêt à ce que ce dernier perde de son influence.
Des pays en voie de développement ont proposé une alternative: un «Forum politique de haut niveau», qui engloberait beaucoup d’éléments de la proposition suisse. Plus qu’au nom de cette nouvelle institution - qui pourrait être modifiée au gré des négociations - la Suisse tient à la fonction de cet organe. (SDA-ATS\/ge/cc)
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Une proposition suisse pour réformer les organes onusiens de l’environnement sera également discutée au Brésil.
Les modèles de production doivent respecter les limites de notre planète et la Suisse conçoit l’économie verte comme un instrument permettant d’atteindre le développement durable, estime l’Office fédéral pour l’environnement (OFEV), qui chapeaute la délégation.
La Suisse compte proposer une feuille de route pour une économie verte, a expliqué mardi aux médias Franz Perrez, chef de la délégation suisse et directeur de la section internationale de l’OFEV.
Il s’agit plutôt de proposer une «boîte à outils», où chaque pays pourra puiser à sa convenance, que d’imposer une contrainte. La stratégie pour le développement durable, où figure en bonne place l’économie verte, sera ainsi adaptée à l’économie d’un pays.
Il s’agit de «se mettre d’accord sur des principes généraux», selon M. Perrez. Les mesures concrètes, comme par exemple la suppression progressive des subventions pour les énergies fossiles, pourront être définies par la suite.
Protectionnisme vert
Car l’idée même d’économie verte n’est pas acquise pour tous. Certains pays sont opposés au concept, l’assimilant à un protectionnisme vert qui pourrait brider leur développement. L’Inde et l’Argentine, par exemple, sont réticents, selon M. Perrez.
D’autres voient d’un très mauvais oeil l’importance donnée aux énergies renouvelables, notamment les pays dont l’économie repose principalement sur les ressources fossiles, comme le Vénézuela ou l’Arabie Saoudite.
Ces tensions sont déjà visibles dans les comités préparatoires. Les négociations des deux premiers rounds de négociations ont été difficiles, selon M. Perez, qui évoque un «manque de vision et de direction». Une troisième rencontre, qui n’était pas prévue à l’origine, a lieu cette semaine à New York.
Ces réunions préparatoires ont déjà mis en forme un projet de déclaration finale, qui fait actuellement 160 pages. Un accord provisoire a été atteint pour 20 paragraphes, le sort de 420 paragraphes reste incertain.
Comme l’avoue Franz Perrez, tout reste ouvert: Rio+20 pourrait être un échec ou au contraire déboucher sur des progrès, notamment à propos des réformes institutionnelles dans le domaine de l’environnement.
Réformer les institutions
La Commission du développement durable (CDD) de l’ONU a échoué dans son rôle d’institution, estime le chef de la délégation suisse.
Berne propose un «Conseil du développement durable» chargé de la remplacer. Cet organe serait directement subordonné à l’Assemblée générale de l’ONU et représenterait un «lieu pour le dialogue et l’examen des progrès», a indiqué Martin Krebs, du Département fédéral des Affaires étrangères.
L’ébauche suisse, soutenue par des petits États comme le Liechtenstein ou Monaco, propose que la stratégie en matière de développement durable des Etats membres de l’ONU soient passées en revue par les autres pays, à l’image de l’examen universel du Conseil des droits de l’homme.
Apprendre de ses erreurs
Mais pas question d’infliger une peine aux pays fautifs. «Il s’agit plutôt d’apprendre chacun de ses erreurs» relève Franz Perrez. «Ce n’est pas un examen au sens où l’on donne une note et c’est fini: il faut discuter de ce que l’on pourrait améliorer», précise-t-il.
Enfin, le projet suisse implique une meilleure intégration de la société civile dans l’institution. Jusqu’à présent, seuls les diplomates de l’ONU se saisissaient des thèmes du développement durable. «Il manque à la CDD l’expertise pour approfondir les thèmes», relève Franz Perrez.
La Conférence Rio+20 vise à réitérer les engagements pris il y a 20 ans à Rio en faveur du développement durable. Plus de 50’000 personnes y participeront, dont plus de 100 chefs d’Etat. (ats/Newsnet)
Créé: 29.05.2012, 19h32
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2 Commentaires
Et le peuple à qui on tond la laine sur le dos, est-il d'accord avec la direction prise par le conseil fédéral? On ne nous à rien demandé sur le sujet, alors qu'il sagit de notre pognon et comme tout citoyen Suisse, j'aiemerais savoir si cette escroquerie du fond vert sert les citoyens des autres peuples et non pas leurs dirigeants, souvent des dictateurs. Répondre
Une économie verte qui ressemble de plus en plus à une dictature des khmers-verts, qui comme tout le monde le sait, rêvent de mettre la démocratie en veille sous le fallacieux prétexte de sauver la planète. L'enfer aussi est pavé de bonnes intentions.Et dire que tout ça ne repose sur rien, rien de rien, seulement sur des mensonges.Ouvrez les yeux! Informez-vous! vos libertés sont en péril! Répondre





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