Changement climatique
«L’humanité est capable de se sauver elle-même»
Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 06.07.2012 8 Commentaires
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Depuis le 1er juillet, le Zurichois dirige l'Institut fédéral pour la forêt, la neige et le paysage WSL. Il est aussi professeur des deux écoles polytechniques fédérales.
Compte tenu du changement climatique, l’humanité va-t-elle au devant d’une catastrophe?
Konrad Steffen: Catastrophe, c’est trop dire. Cela voudrait dire un changement extrêmement rapide.
Mais nous observons aujourd’hui des variations climatiques extrêmes. Dans le chaud comme le froid. Ces extrêmes peuvent en soi engendrer des catastrophes.
C’est d’ailleurs un sujet de recherche actuel: Est-il possible de prédire ces extrêmes? Ou allons-nous constamment être pris par surprise par ces événements?
Actuellement, nous réchauffons les océans. Ils emmagasinent la chaleur de l’atmosphère. Un processus très lent. Mais il affecte la glace et les calottes glaciaires.
Au Groenland, les glaciers bougent beaucoup plus rapidement vers l’océan. Si cela continue, nous pourrions être surpris. Les pertes de glace seront bien plus importantes que celles actuellement observées. Au Groenland comme en Antarctique.
En tant que chercheur, où se situe votre principale inquiétude pour la planète et l’humanité?
Nous savons que la tendance est au réchauffement du climat. Nous savons qu’il n’est pas provoqué par la variabilité naturelle. Avec nos modèles en effet, en incluant tous les gaz à effet de serre actuellement dans l’atmosphère, nous pouvons répliquer l’état actuel du climat et ce réchauffement.
Ce qui est inquiétant pour moi, c’est le temps qu’il faut pour s’adapter. Nous dépendons de certains types de ressources énergétiques. L’industrie repose sur des fondements qu’il n’est pas possible de changer en cinq ou dix ans.
L’adaptation prend beaucoup de temps. D’autant qu’il est difficile de faire comprendre que même si on cesse toute émission de CO2, le réchauffement, la fonte des glaciers, l’élévation des océans se poursuivront encore longtemps.
L’humanité sera-t-elle en mesure de se sauver elle-même?
Oui, je crois. Même si nous continuons à émettre davantage de gaz à effet de serre, ce n’est pas la fin du monde. Mais cela rendra des régions plus difficiles à vivre.
Avec deux ou trois degrés de hausse des températures d’ici la fin du siècle, certaines vont s’assécher. L’eau, essentielle à la vie, sera difficile à se procurer. Les gens migreront.
Nous verrons des problèmes liés à l’eau et des bouleversements dans la distribution de la production alimentaire. Pour moi, les problèmes qui en découleront sont aussi inquiétants que la hausse des températures en elle-même.
Face au changement climatique, en fait-on assez?
Pour être honnête, l’humanité réagit très lentement. Je le vois partout. Les gens sont conscients des problèmes. Ils ont plus de voitures plus propres, de maisons mieux isolées. Pourtant, nous augmentons chaque année nos émissions de CO2. En clair, globalement, l’humanité ne répond pas au défi.
Dans le passé, les pays industrialisés ont utilisé des quantités énormes d’énergie. C’est un problème. Car les pays émergeants et en développement enregistrent de fortes croissances. Ils deviennent les principaux émetteurs de CO2.
Mais comment leur dire qu’ils ne doivent pas le faire alors que nous l’avons fait ces cinquante dernières années? Comment les convaincre de se tourner vers des technologies plus propres? C’est un défi énorme. (Newsnet)
Créé: 06.07.2012, 07h37
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8 Commentaires
Le CO2 est un faux coupable pour un faux problème, l'arbre qui cache la forêt, pendant que tranquillement personne ne se soucie que l'on soit en train de la couper, 30% de la forêt de Bornéo partie en fummée pour produire de l'huile de palme, greenpeace, WWF, pas un à levé le petit doigt, obnubilé à lutter contre l'industrie et par extension le capitalisme, en utilisant un bouc-émissaire, le CO2. Répondre
Pour conclure: Premièrement l'affirmation que le CO2 est un polluant est le résultat d'un conscensus arbitraire de l'ONU, en s'appuyant sur les affirmations du GIEC. Le CO2 est un gaz aussi essentiel à la vie que l'oxygène, son influence néfaste sur le monde animal c'est au dessus 15000 ppm, sur le monde végétal c'est au dessous de 170 ppm. Nous avons franchi le "faux" seuil de 400 ppm et alors. Répondre





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