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Environnement

Des sommités veulent sauver l'humain et la planète

Par Pierre-François Besson . Mis à jour le 22.02.2012 10 Commentaires

A quatre mois du Sommet Rio+20, une vingtaine d’éminents spécialistes de l’environnement tirent la sonnette d’alarme. Selon eux, il faut agir maintenant pour envisager un monde durable.

«Une économie verte sera source de futurs emplois et d’innovation», assurent les lauréats du Prix Blue Planet.

«Une économie verte sera source de futurs emplois et d’innovation», assurent les lauréats du Prix Blue Planet.
Image: Keystone

Ils sont une petite vingtaine de lauréats du Prix Blue Planet. Une des récompenses internationales les plus prestigieuses en matière d’environnement, attribuée depuis 1992 par la fondation japonaise Asahi Glass.

A Nairobi, où sont réunis Doris Leuthard et de nombreux ministres, Gro Harlem Brundtland, James Hansen, James Lovelock, Nicolas Stern et d'autres présentent un document de 26 pages intitulé «Défis de l’environnement et du développement: l’impératif d’agir».

Agir maintenant et changer de route, réclament-ils, sans quoi «un échec plongera les générations actuelle et futures dans la pauvreté.»

Ce document inventorie toute une série d’exhortations aux gouvernements face aux problèmes écologiques et sociaux, démographiques et technologiques. Ses auteurs constatent que le changement climatique et la perte de la biodiversité minent le développement durable.

Mais ils refusent aussi la dichotomie entre progrès économique et protection de l’environnement. «Une économie verte sera source de futurs emplois et d’innovation», assurent-ils.

Changer le PIB

Les auteurs demandent par exemple de remplacer le PIB comme mesure de la richesse par des paramètres portant sur le capital naturel, construit, humain et social, et la façon dont ils interagissent.

Doper l’autonomisation des femmes, améliorer l’éducation et rendre les moyens de contraception accessibles à tous doit, selon eux, permettre de gérer la pression démographique.

Les auteurs s’en prennent aussi aux schémas actuels de surconsommation dans les pays riches. Ils proposent de tirer un trait sur les subventions en faveur de secteurs comme l’énergie, les transports ou l’agriculture, qui engendrent des coûts sociaux et naturels jamais internalisés.

«Il est nécessaire de donner une valeur aux services rendus par la biodiversité et les écosystèmes et de créer des marchés qui puissent établir la valeur de ces services, comme base d’une économie verte», propose le texte.

Connaitre et décider

Brundtland, Watson et les autres lancent d’autres pistes. Ils demandent aux gouvernements de modifier les processus décisionnels afin d’intégrer les groupes humains et sociaux marginalisés. Ils réclament des gestions décentralisées et des politiques économiques, sociales et environnementales intégrées plutôt qu’opposées.

Développer les programmes de formation permettant aux preneurs de décisions de réfléchir en termes de durabilité à tous les niveaux est pour eux une nécessité. Comme, plus généralement, l’investissement dans la connaissance, donc dans la formation et la recherche.

Ce texte paraît exactement quatre mois avant la conférence onusienne sur le développement durable de Rio, où les dirigeants de la planète tireront le bilan des vingt ans qui ont suivi le Sommet de le Terre de 1992.

Rio+20 sera aussi l’occasion de plancher sur les prochains chantiers en matière d’économie verte et de gouvernance du développement durable. C’est dans cette dynamique qu’a lieu cette semaine à Nairobi la réunion du conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement. (Newsnet)

Créé: 22.02.2012, 08h33

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10 Commentaires

Tom Bill

22.02.2012, 09:26 Heures
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Toujours du blablabla, heureusement que la nature n'en fait qu'à sa tête, sans que l'humain ne puisse y faire quoi que ce soit ! C'est comme la chanson "rien que des mots, des mots" ! Répondre


Henri Duant

22.02.2012, 09:50 Heures
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Rio. Et comme d'hab, à la fin de la semaine, on nous dira: "des avancées spéctaculaires, mais pas d'accord".. Répondre